mercredi 7 novembre - par Sylvain Rakotoarison

La fin de l’empereur Guillaume… Apollinaire

« Si la notoriété de Guillaume Apollinaire tient à ce qu’il est un des plus grands poètes du XXe siècle, son importance dans l’histoire culturelle vient aussi de ce qu’il est au carrefour de tous les mouvements artistiques d’avant-garde du début du XXe siècle. Sa triple situation de "bâtard, métèque et fauché" (J.-Ch. Gateau) explique en partie son parcours spirituel : recherche d’une identité individuelle et culturelle qui explique sa curiosité et sa boulimie intellectuelle, vie de bohème où il entre en contact avec les milieux d’avant-garde, pauvreté matérielle qui l’exclut du monde des "installés" et le contraint à beaucoup d’ouvrages alimentaires (…). Tout cela le prédispose à rejeter le lourd héritage de l’académisme, mais aussi à se démarquer des raffinements élitistes du symbolisme, à goûter avec le même plaisir les particularités culturelles (…) et les mots de la langue française (d’où la fréquente préciosité de sa langue) ; son goût de surprendre le conduit à accueillir toutes les nouveautés, d’où qu’elles viennent. » (Michel Fragonard, 1995).



Il y a un siècle, le 9 novembre 1918, dans les rues de Paris, on conspuait Guillaume. L’empereur Guillaume II. L’empereur allemand qui venait d’abdiquer. Deux jours avant l’arrêt des combats. L’Empire allemand était mort. Tout comme l’Empire austro-hongrois. À quelques heures d’intervalle, chez les vainqueurs, au septième arrondissement, un autre empereur mourait, Guillaume Apollinaire.

Il n’avait que 38 ans, et fut vaincu, comme des millions d’autres, par la grippe espagnole. Il fut officiellement "mort pour la France" parce qu’il avait été combattant sous la Première Guerre mondiale et qu’une grave blessure l’avait terriblement affaibli (blessé par un obus à la tempe le 17 mars 1916, il fut évacué à Paris et trépané le 10 mai 1916).

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La mention faite ne fut pas sans conséquence sur sa postérité puisque, au contraire de la loi habituelle, il n’a pas fallu attendre soixante-dix ans pour que ses œuvres tombassent dans le domaine public, mais… presque 95 ans, c’est-à-dire, jusqu’au 29 septembre 2013 (à l’époque, le délai était de cinquante ans et il fallait rajouter trente ans parce que "mort pour la France" plus des délais supplémentaires à cause de l’impact des deux guerres mondiales, plus de six ans pour la première et plus de huit ans pour la seconde).

Guillaume Apollinaire est un géant de la littérature française mais aussi un géant de la culture d’avant-garde en général, au-delà des disciplines et au-delà des frontières. Il est né polonais de l’Empire russe, à Rome le 26 août 1880, sous le nom de Guillaume de Kostrowitzky, et s’est installé à Paris en 1900. En 1901-1902, il tomba amoureux de la gouvernante anglaise lorsqu’il fut le précepteur des filles d’une veuve allemande, la vicomtesse de Millau. Sa mère est née au Grand-duché de Lituanie dans une ville qui est maintenant située en Biélorussie. Son père, inconnu, fut un officier italien. Le 20 janvier 1919, Paul Léautaud a rencontré la mère d’Apollinaire : « Elle raconte toute sa vie : russe, jamais mariée, nombreux voyages, toute l’Europe ou presque. Apollinaire m’apparaît soudain ayant hérité en imagination de ce vagabondage. » (Journal).

Apollinaire, synthèse à lui tout seul de l’Europe, a obtenu la nationalité française seulement le 9 mars 1916, après son engagement à Nîmes dans l’armée française (au 38e régiment d’artillerie) le 6 décembre 1914. Il fut promu par la suite lieutenant au 96e régiment d’infanterie (le 28 juillet 1918).

En août 1914, Guillaume Apollinaire s’était retrouvé seul à Paris, car tous ses amis avaient été mobilisés et pas lui, qui était étranger. Plus aucune activité culturelle car les éditeurs ont arrêté leurs publications à cause de la guerre. Il a voulu s’engager mais on le lui a refusé parce qu’étranger. Finalement, il a réussi à s’engager à la fin de 1914 après avoir rempli son dossier de demande de naturalisation le 1er septembre 1914. Apollinaire profita de l’arrivée d’un ami démobilisé à Nice pour l’y rejoindre le 3 septembre 1914. Il y rencontra une charmante demoiselle (voir plus loin).

Apollinaire fut son pseudonyme adopté en 1902 (il avait 22 ans) pour publier dans des revues ses poèmes, romans, contes, pièces et essais. C’état le prénom de son grand-père maternel et aussi l’un de ses multiples prénoms à la naissance (il en avait cinq). Apollon, dieu des arts, de la musique, de la beauté, de la poésie.

C’est intéressant de regarder les photos de lui. Guillaume Apollinaire paraît d’une étonnante modernité. Plus moderne que certains artistes contemporains pourtant déjà assez modernes.

Ainsi, lorsqu’on regarde des photos de famille de peintres des années 1910 comme Egon Schiele ou encore Paul Modersohn-Becker, on pourrait presque les prendre pour des photos des années 1950, 1960 et même en poussant bien, 1970, à une époque où la cravate était un attribut systématique pour les hommes, même dans des rencontres amicales (aujourd’hui, depuis l’été 2017, la cravate n’est même plus nécessaire dans l’hémicycle).

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Même Egon Schiele qui n’hésite pas (sur d’autres clichés) à faire des grimaces, des gestes loufoques ou des regards particuliers qui n’ont rien à voir avec les convenances de l’époque.

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Avec les photos représentant Guillaume Apollinaire, on pourrait presque les considérer comme de notre époque, des années 2010, cent années plus tard. Certes, il y a bien sûr l’aspect un peu vieilli des photos qui ne peut pas être confondu avec la technologie numérique d’aujourd’hui. De même, l’uniforme parce que combattant en pleine guerre, ce qui est une situation que ne connaissent heureusement plus la plupart des jeunes gens d’aujourd’hui en France, en absence de guerre et aussi, en absence de service militaire (les dernières classes qui ont fait leur service national atteignant maintenant les 40 ans, le service national a été supprimé par la loi du 28 octobre 1997). Mais la manière de poser, la manière de se comporter devant l’objectif, seul ou accompagné, reste très moderne.

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Comme Egon Schiele, Apollinaire a fait de la prison. Il a séjourné une semaine à la prison de la Santé en septembre 1911 parce qu’on l’accusait de complicité de vol de La Joconde (La Joconde fut dérobée au Louvre le 21 août 1911 et fut retrouvée à Florence le 10 décembre 1913 par un antiquaire italien). Comme pour Schiele, les jours passés en prison furent traumatisants. Apollinaire avait été accusé à cause d’une relation qui avait volé des statuettes égyptiennes au Louvre. Picasso aussi fut soupçonné pour la même raison.

Apollinaire est très connu comme poète, il l’est un peu moins comme auteur de romans pornographiques (comme "Les Onze Mille Verges" publié en 1907 : « Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même les onze mille verges me châtient si je mens ! »), qu’il a rédigés pour des raisons très alimentaires. Il est aussi critique d’art et à ce titre, il a encouragé tous les artistes d’avant-garde des années 1910, a fait l’éloge du Douanier Rousseau (en 1910 : « Cette année, personne ne rit, tous sont unanimes : ils admirent. »), il fut le mentor des surréalistes dont il a trouvé l’appellation en mars 1917. Il fut au centre de ce bouillonnement artistique des décennies 1900 et 1910.

Ce bouillonnement intellectuel était d’ailleurs généralisé : la littérature, la musique, la peinture, mais aussi les sciences, en particulier, la physique et la chimie, la relativité, la physique quantique, la radioactivité, ont eu leur premier développement essentiellement durant ces années.

Revenons à ses poèmes. Lorsqu’il rassembla ses poèmes écrits depuis 1898 pour en faire "Alcools", il hésita sur la ponctuation et décida finalement de la supprimer purement et simplement : aucun point, aucune virgule ! (Pour citer ses vers, je mettrai cependant une virgule ici pour les séparer sans passage à la ligne, que je préfère au trait oblique).

Guillaume Apollinaire a souvent écrit en fonction de son état affectif et de l’état de ses rencontres amoureuses. "L’Adieu" fut écrit en 1903 pour la gouvernante anglaise évoquée plus haut : « J’ai cueilli ce brin de bruyère, L’automne est morte souviens-t’en, Nous ne nous verrons plus sur terre, Odeur du temps brin de bruyère, Et souviens-toi que je t’attends ». "Le Pont Mirabeau" écrit en 1912 après la rupture avec Marie Laurencin : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine, Et nos amours, Faut-il qu’il m’en souvienne, La joie venait toujours après la peine, Vienne la nuit sonne l’heure, Les jours s’en vont je demeure, Les mains dans les mains restons face à face, Tandis que sous, Le pont de nos bras passe, Des éternels regards l’onde si lasse (…) ».



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Un autre exemple de poème, éloquent de déclaration d’amour (ce qui est l’acte fondateur toujours très émouvant d’une nouvelle histoire), Guillaume Apollinaire l’a écrit à Louise de Coligny-Châtillon (1881-1963) le 28 septembre 1914 à Nice : « Vous ayant dit ce matin que je vous aimais, ma voisine d’hier soir, j’éprouve maintenant moins de gêne à vous l’écrire. Je l’avais déjà senti dès ce déjeuner dans le vieux Nice où vos grands et beaux yeux de biche m’avaient tant troublé que je m’en étais allé aussi tôt que possible afin d’éviter le vertige qu’ils me donnaient. ». Avec un ami, Apollinaire avait été invité par hasard à déjeuner à la table de la jeune femme le 27 septembre 1914 et quelques heures plus tard, celle-ci se retrouva sa voisine dans une soirée où les convives étaient invités à fumer l’opium…

Selon André Rouveyre, cité par la préface de Michel Décaudin à "Lettres à Lou" publié en 1969, chez Gallimard, Lou, qui avait déjà été mariée et divorcée le 11 mars 1912, était « gracieuse et novice aventureuse, frivole et déchaînée, prodigue à la fois et avare de soi, imprudente et osée, et plutôt d’ailleurs pour la frime que pour l’enjeu ». Michel Décaudin a décrit cet amour fascination : « Cet éclat de passion libéra en Apollinaire des forces qui, pour s’être déjà manifestées, n’avaient jamais éclaté avec une telle violence. Il s’abandonna à cette fête de la chair avec un déchaînement et une volonté de puissance sur lesquels il y aura beaucoup à dire lorsqu’on voudra étudier sérieusement et autrement que d’après quelques idées admises son comportement amoureux. Face à Lou, il éprouve constamment le besoin d’affirmer la supériorité du mâle, et par là, sans doute, de s’affirmer à lui-même, de prendre une revanche inconsciente sur toutes celles qui l’ont fait souffrir. ».

Par la suite, il lui envoya de nombreuses lettres, notamment du front, mais dès le 26 mars 1915, la dulcinée, qui l’avait suivi à Nîmes en décembre 1914, préféra rompre au profit de leur amitié. Volontaire, Guillaume Apollinaire partit au front le 4 avril 1915, près de Mourmelon, en Champagne. Ses lettres nombreuses (plus de deux cents) étaient enflammées, même en été 1915 (espérant encore la reconquérir). Le 30 janvier 1915 : « Si je mourais là-bas, sur le front de l’armée, Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée, (…) Souvenir oublié vivant dans toute chose, Je rougirais le bout de tes jolis seins roses. ». Sa dernière lettre à la muse Lou fut écrite le18 janvier 1916.

Michel Décaudin (1919-2004), universitaire et spécialiste d’Apollinaire, précisa d’ailleurs les arrière-pensées du poète : « Rien n’est simple chez Apollinaire, et le poète ne s’efface jamais complètement derrière l’amant. Dès la deuxième lettre, il pense à faire un livre sur Lou et cette préoccupation affleure sous des formes diverses tout au long de cette correspondance, au point qu’on a parfois l’impression qu’il écrit pour lui autant que pour elle. ».

Les deux se sont revus une seule fois Place de l’Opéra à Paris : « Entrevue navrante pour tous les deux. Une sorte de fuite intime de part et d’autre. Lui était d’ailleurs très atteint, très émotif. Puis, se retrouver ainsi soudain auprès d’une femme qu’il avait si profondément aimée et qui l’avait déçu… Reproches, entretien assez pénible. Entretien écourté où ils se sont regardés avec tristesse, et avec l’impression qu’ils ne se reverraient plus. Ce qui devait être, en effet. » (selon André Rouveyre cité par Michel Décaudin).

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Guidé par son originalité, Apollinaire a inventé le mot "calligramme" lorsqu’il a publié le 15 avril 1918 "Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre" où il forme des dessins avec les mots de ses poèmes.

Il n’est cependant pas l’inventeur de ce type d’écrits qui a existé depuis très longtemps, et l’un des premiers calligrammes de "l’époque contemporaine" pourrait être la couverture du "Charivari" qui a publié le 27 février 1834 le verdict de son procès en forme de poire, accusé parce que le journal avait caricaturé le roi (Louis-Philippe) en forme de poire.

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Je termine ce texte un peu décousu sur le grand Apollinaire par un de ses poèmes issus de son œuvre "Alcools" publié en 1913, "Les Colchiques", en respectant, cette fois-ci, la non-ponctuation.

« Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne

Les enfants de l’école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières

Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne »

Guillaume Apollinaire, "Alcools"


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (06 novembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Guillaume Apolinaire.
René de Obaldia.
Raymond Aron.
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René Rémond.
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Georges Bernanos.
Jean-Jacques Rousseau.
Daniel Cordier.
Philip Roth.
Voltaire.
Jean d’Alembert.
Victor Hugo.
Karl Marx.
Charles Maurras.
Barbe Acarie.
Maurice Bellet.
Le philosophe Alain.
Marguerite Yourcenar.
Albert Camus.
Jean d’Ormesson.
Les 90 ans de Jean d’O.

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7 réactions


  • Voilà que Rako devient intéressant,...Etrange. Après avoir longtemps défendu ces « fous » qui nous gouvernent, Il donne enfin la place d’Honneur à ces Fous qui nous permirent de respirer et rester des : HUMAINS. Guillaume Apollinaire : Quand l’homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait ainsi du surréalisme sans le savoir. LES MAMELLES DE TIRESIAS (extrait). Mort « presque »le jour de l’ARMISTICE (le 9) ,.... Quelle classe,....


    • Paul Leleu 8 novembre 01:22

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      personnellement, Appolinaire je trouve ça aussi vide que prétentieux... le début de l’art petit-bourgeois au tournant de la guerre de 14... ça fait plaisirs aux petits profs, aux libraires et aux artistes ratés, mais sur le fond c’est vraiment insipide et très démodé... on en est toujours pas sorti... sans parler des procédés débiles comme la spatialisation... on se croirait dans le journal de la Mairie de Paris !!!

      Depuis Apolinaire et cie, tout le monde sait que la poésie est devenu un art mineur... alors qu’elle était au sommet au 19ème siècle, elle est redevenu ringarde au 20ème... aujourd’hui c’est un désastre... le bilan est parlant...

      mais aujourd’hui, les jeunes s’en branlent... dans le genre, ils préfèrent le rap, l’électro et les « arts plastiques » et autres « installations » à la Duchamp... finalement, Apolinaire, avec sa poésie « moderne » est doublement cocu, et totalement à côté de la plaque.... encore une génération, et cette prétentude poésie tombera en parfaite désuétude.


  • JL JL 7 novembre 12:53

    On a fait du foin contre Polanski !

     

     Lisez « les mémoires d’un puceau », un petit torchon qui ferait passer Polanski pour vertueux et très respectueux des jeunes filles. Et c’est peu dire.

     

     Apollinaire était ce qu’il était, mais Je peste contre les Grands distributeurs qui vendent les rééditions comme des petits pains, au mépris de la jeunesse qui peut les acheter impulsivement : pas chers et bien exposés à la vente, un truc qui n’aurait jamais dû sortir de l’« enfer ».


    • JL JL 7 novembre 14:05

      Les artiste ayant écrit ou dit quelque chose ressemblant de près ou de loin à de l’antisémitisme, sont boycottés et leurs œuvres censurées de fait par la machine à broyer médiatique.

       

      Mais ceux-là qui, tels Apollinaire, se délectent dans la description de viols et d’incestes sont portés aux nues. Cherchez l’erreur.

       

      Cette « erreur » en dit long sur notre société et ses « contre pouvoirs ». Et puisque le reproche récurrent fait par les médias de masse aux partis dits populistes, de ne pas aimer les contre-pouvoirs, on constate une fois de plus que de tels médias sont mortifères pour la démocratie.


    • Paul Leleu 8 novembre 01:29

      @JL

      vous exagérez... Céline a un grand succès chez les petits profs, les ratés et les libraires... ils ont l’impression de s’encanailler en disant pipi caca mort aux juifs... c’est le cynisme bon teint, le blasé des beaux-quartiers, le fascisme à l’eau-de-rose...

      dans le genre, je préfère encore les chants de marche de la SS... c’est quand même plus kiffant... au moins ils se finissaient au bazooka contre les soviétiques... smiley

      mais bon, pour revenir à votre sujet, c’est vrai que la bourgeoisie autorise plus les perversions sexuelles en art, car elles ne remettent pas en cause l’ordre établi... la dissidence sexuelle (artistiquement) est une dissidence acceptée pour les artistes... c’est une évidence... vous l’avez tout à fait bien remarqué...


    • JL JL 8 novembre 10:05

      @Paul Leleu

      la dissidence est une notion très relative. L’encanaillement aussi.


  • Aéroclette Aéroclette 7 novembre 14:03

    Un étranger polonais venu faire la guerre en France !!!!!

     

    La honte des migrants !!!!!

     


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