jeudi 28 mai - par Robin Guilloux

La notion de « sublimation » chez Freud

La notion de « sublimation » chez Freud

"Une violente répression d’instincts puissants exercée de l’extérieur n’apporte jamais pour résultat l’extinction ou la domination de ceux-ci, mais occasionne un refoulement qui installe la propension à entrer ultérieurement dans la névrose.

La psychanalyse a souvent eu l’occasion d’apprendre à quel point la sévérité indubitablement sans discernement de l’éducation participe à la production de la maladie nerveuse, ou au prix de quel préjudice de la capacité d’agir et de la capacité de jouir, la normalité exigée est acquise.

Elle peut aussi enseigner quelle précieuse contribution à la formation du caractère fournissent ces instincts asociaux et pervers de l’enfant, s’ils ne sont pas soumis au refoulement, mais sont écartés par le processus dénommé sublimation de leurs buts primitifs vers des buts plus précieux.

Nos meilleures vertus sont nées comme formations réactionnelles et sublimations sur l’humus de nos plus mauvaises dispositions. L’éducation devrait se garder soigneusement de combler ces sources de forces fécondes et se borner à favoriser les processus par lesquels ces énergies sont conduites vers le bon chemin." (Freud, L'intérêt de la psychanalyse)

Explication du texte : 

Ce texte est extrait d'un article paru dans la revue Scientia en 1913. Comme son titre l'indique : "L'intérêt de la psychanalyse", Freud entend montrer, dans une perspective pluridisciplinaire ce que la psychanalyse peut apporter aux autres sciences, notamment la psychologie, la science du langage, la philosophie, la biologie, l'histoire de l’évolution et de la civilisation, l'esthétique (la philosophie de l'art), la sociologie, l'éducation et la pédagogie.

Comme l'explique Emile Jalley dans son introduction au Dictionnaire de la psychologie de Werner Frölich, la tradition allemande établit un lien naturel et pour ainsi dire organique entre la psychologie de l'enfant et une véritable psychologie de l'éducation.

Relevant le défi pluridisciplinaire lancé par Freud dans Intérêt de la psychanalyse, Françoise Dolto contribua, en France, à mettre la psychanalyse au service de l'éducation des enfants et des adolescents, tandis que Jacques Lacan s'employait à établir des passerelles entre psychanalyse, linguistique et philosophie.

Dans cet extrait, Freud montre les conséquences néfastes d'une éducation trop sévère et plaide pour une approche plus libérale et plus compréhensive.

La thèse de Freud est que l'éducation ne consiste pas à extirper les mauvais penchants des enfants, mais à favoriser les énergies qui en sont la source en les canalisant dans la bonne direction.

Il donne les arguments suivants :

a) La répression des instincts ne les supprime pas pour autant.

b) Elle occasionne un refoulement qui favorise les maladies nerveuses.

c) Les instincts "asociaux et pervers" de l'enfant ne doivent donc pas être "refoulés", mais "sublimés".

Freud ne donne pas d'exemples précis dans ce texte, mais on peut penser à l'hystérie, à la paranoïa, aux troubles obsessionnels, à l'angoisse de culpabilité, à l'hypocondrie, à la dépression, à l'angoisse, aux phobies...

Selon Freud, une violente répression d'instincts puissants exercés de l’extérieur ne supprime pas pour autant ces instincts.

Les instincts auxquels Freud fait allusion peuvent être également appelés "pulsions". Les pulsions ne viennent pas de l'extérieur, mais de l'intérieur, c'est-à-dire du corps. Ils obéissent au "principe de plaisir".

Le bébé par exemple ne cherche pas le sein de la mère pour se nourrir car il ne fait pas encore le lien entre le sein et la nourriture, mais sa bouche est un véritable organe érogène qui recherche le plaisir de téter.

Il peut aussi éprouver plus tard du plaisir à jouer avec ses matières fécales (à les retenir et à les expulser) ou ses organes génitaux, à jouer au docteur, à se promener tout nu, à démonter, à casser, à déchirer, à mordre, à agresser, à dire des "gros mots", etc.

Note : Dans sa théorie du développement des pulsions, Freud postule une succession de phases se rapportant aux différentes zones corporelles qui exigent l'une après l'autre, au cours du processus de maturation biogénétique, une satisfaction des pulsions psychosexuelles (libido). La phase orale est suivie de la phase anale, puis la phase phallique conduit à la phase de latence qui débouche sur la phase génitale (source : Werner Fröhlich, Dictionnaire de la psychologie)

Ces "instincts" sont naturels chez l'enfant ; on ne peut pas vraiment leur attribuer le qualificatif de "perversions". Selon Freud, le complexe d’œdipe et celui d'Electre, c'est-à-dire le désir d'imiter le père et de rivaliser avec lui pour jouer son rôle auprès de la mère est universel chez les garçons, aussi bien que le désir d'imiter la mère et de rivaliser avec elle chez la fille pour jouer son rôle auprès du père. Ce ne sont donc pas des "perversions", mais des étapes normales du développement psychique.

Ce n'est qu'à partir du moment où ces tendances infantiles persistent chez l'adulte qu'elles deviennent des perversions (en l'occurrence, l'inceste)

L'éducation cherche à réprimer ces instincts car ils sont contraires à la vie en société.

Du temps de Freud, les pulsions étaient sévèrement réprimées, surtout au sein de la bourgeoisie européenne en raisons des impératifs de la civilisation industrielle.

Freud fait remarquer que la répression des pulsions ne conduit ni à leur extinction, ni à leur domination, mais à leur refoulement.

Le refoulement (Verdrängung) désigne un mécanisme de défense ayant pour fonction de faire passer du domaine du vécu conscient (de la conscience) dans l'inconscient, sans laisser de souvenirs, des exigences pulsionnelles trop puissantes et les attitudes et les contenus psychiques qui leur sont associés, de sorte qu'ils ne soient plus disponibles consciemment. (source : Werner D. Fröhlich, Dictionnaire de Psychologie)

Freud affirme que les contenus psychiques refoulés dans l'inconscient ne disparaissent pas pour autant mais vont constituer le moteur d'actes ou de représentations de substitution (actes manqués, rêves).

Il insiste particulièrement, dans ce texte, sur le fait que le refoulement peut être la cause de formes névrotiques d'inadaptation et de ratage des conduites, autrement dit, de "névroses".

Selon Freud, la névrose est l'ensemble des troubles psychiques qui entraînent des perturbations des fonctions sensorielles, motrices, émotionnelles. 

Il émet l'hypothèse que les symptômes de la névrose sont l'expression d'un conflit ayant commencé en général dans la prime enfance, entre les désirs pulsionnels (le "çà") et la censure ou les défenses qui s'opposent à leur réalisation (le "surmoi").

Selon Freud, une sévérité trop grande dans l'éducation, une répression systématique et excessive des instincts (pulsions) peut conduire à de graves troubles psychiques.

Rappelons en effet qu'une éducation répressive ne supprime pas les pulsions, mais oblige le sujet à les refouler dans son inconscient, ainsi que les représentations et les affects qui leur sont associés. 

Toutefois, les pulsions ne vont pas rester inactives, elles vont chercher au contraire à se satisfaire d'une façon déguisée, par exemple par un symptôme psychosomatique comme l'hystérie.

La psychologie est influencée par les sciences de son époque. Par exemple l'Ecole de Palo Alto par la cybernétique, les neuro-sciences par l'informatique. On décèle nettement dans ce texte l'influence de la première loi de la thermodynamique, la loi de conservation de l'énergie. 

Note : Au cours d'une transformation l' énergie n'est ni créée ni détruite : elle peut être convertie d'une forme en une autre (travail, chaleur ), mais la quantité totale d'énergie reste invariable.

Une éducation trop répressive ne supprime donc pas les pulsions, mais elle les transforme en névroses. La différence entre les névroses et les pulsions antisociales réside dans le fait que les pulsions peuvent être préjudiciables aux autres (à la société), alors que les névroses portent préjudice au sujet lui-même.

Freud estime qu'il n'est pas souhaitable d'acheter la "normalité" au prix du refoulement et de la maladie en portant préjudice à la capacité de jouir et d'agir.

Selon lui, la psychanalyse en tant que découverte du rôle du refoulement dans l'étiologie (la cause) des névroses doit pouvoir jouer un rôle important en montrant le rôle négatif que peut jouer une éducation trop répressive sur le psychisme des enfants.

"Pervers" vient du latin "per-vertere" qui signifie dévié quant au but. Selon Werner Frölich, ce terme n'est plus utilisé aujourd'hui dans la langue technique pour désigner les "déviations" par rapport à la norme du comportement sexuel ou de la compréhension du rôle sexuel. L'homosexualité et le transvestisme comme trouble de l'identité de genre ne sont plus considérés aujourd'hui comme des "perversions". Cette question de vocabulaire montre que la psychologie est tributaire de la morale et du droit d'une époque.

Boris Cyrulnik a fait remarquer dans une de ses conférences que la notion de "perversion", du temps de Freud, recouvrait tous les cas où la pulsion sexuelle n'avait pas pour objet la reproduction et il ajoutait avec humour que son public était probablement composé d'une majorité de pervers. 

"Asocial" désigne un individu dont les activités ne sont pas dirigées au bénéfice de la société.

Il est vrai que les instincts des enfants sont "pervers" et "asociaux", dans le sens où leurs pulsions ne sont pas tournées au départ vers les autres, mais vers eux-mêmes, vers la satisfaction de leurs besoins. Les enfants sont naturellement pervers, égocentriques et asociaux. Ce sont, dit Freud, des "pervers polymorphes" parce qu'ils obéissent avant tout au "principe de plaisir" et non au "principe de réalité".

Freud est un représentant de la Haskala (Lumières juives), il se méfie des forces obscures de l'inconscient, des pulsions perverses et asociales héritées de la prime enfance et il ne dit pas du tout dans ce texte qu'il convient de leur laisser libre cours.

Selon lui, l'éducation est légitime car on ne peut pas laisser les enfants s'adonner à leurs mauvais penchants.

Ce qui le différencie de ses prédécesseurs et de ses contemporains, ce n'est pas le but, mais la méthode. Selon lui, le but est le même : socialiser les pulsions. Toutefois, la méthode ne consiste pas à les réprimer car elles ne vont pas disparaître, mais se transformer en névroses, mais à les "sublimer".

Freud définit la sublimation pour la première fois en 1905 dans Trois essais sur la théorie sexuelle. La "sublimation" (Sublimierung) désigne un processus au cours duquel l'orientation d'une pulsion sexuelle (au sens large) ou de son énergie (libido) est modifiée de manière à aboutir à un acte non sexuel accepté par la société. 

En physique, la sublimation est le passage de l'état solide à l'état gazeux. Dans le processus alchimique, la sublimation est l'ultime étape de la transformation du plomb en or (passage de l'oeuvre au noir à l'oeuvre au jaune).

Jean Laplanche fait remarquer que l’essence et le mécanisme de la sublimation nous échappent et que sa genèse demeure énigmatique : s’"il ne reste dans le sublimé ni le but ni l’objet, ni même la source de la pulsion et si l’énergie sexuelle s’y désexualise, d’où vient ce deus ex machina que Freud appelle sublimation ?" (Jean Laplanche, Dictionnaire de la psychanalyse, "La sublimation", Paris, PUF, 1980, p. 119). La sublimation est liée à l'acquisition et au développement du langage.

Les spécialistes discutent encore pour savoir dans quelle mesure la sublimation est un mécanisme de défense du moi. Ce qui est certain c'est que la "réussite" du processus suppose qu'une partie du plaisir lié aux pulsions archaïques soit conservé.

Soucieux de faire le lien entre psychanalyse et philosophie, Jacques Lacan a mis en parallèle des processus comme la dénégation (Verneinung) et la sublimation (Sublimierung) avec la dialectique hégelienne et le concept d'Aufhebung qui signifie en allemand à la fois nier et conserver.

L'éducation, selon Freud ne consiste pas à intervenir pour réprimer les instincts (pulsions), ni à ne pas intervenir en leur laissant libre cours, mais à transformer une pulsion de niveau primitif pour la mettre au service de buts plus élevés.

Toutefois, Freud s'est vivement opposé à tout risque de confusion entre sublimation et idéalisation, cette dernière consistant dans une surestimation de l'objet donné comme "sublime"."

Selon Sophie de Mijolla-Mejor : "Freud a toujours souligné les risques que comporte la sublimation des pulsions lorsqu'elle s'effectue aux dépens du sexuel et prive le sujet de satisfactions immédiates". 

Il n'est ni possible, ni souhaitable, en effet, de sublimer la totalité des pulsions primitives et de les mettre au service de buts plus élevés, non sexuels.

La sexualité ne se réduit pas à la luxure (recherche du plaisir pour lui-même sans considération pour l'autre) et peut avoir une dimension élevée quand elle s'accompagne de respect. Le Cantique des Cantique, qui  évoque à la fois (et pas seulement de façon allégorique) l'amour spirituel et charnel d'un homme et d'une femme et les relations entre l'homme et Dieu fait partie intégrante de la Torah (Ancien Testament).

Freud emploie l'image du l'humus, du terreau : "nos meilleures vertus sont nées comme formations réactionnelles et sublimations sur l'humus de nos plus mauvaises dispositions".

En d'autres termes, ce qui distingue nos vertus de nos vices, ce n'est pas leur provenance qui, selon Freud est la même, mais leur nature et leur but.

Si, selon La Rochefoucault " nos vertus sont des vices déguisés", selon Freud, elles sont des pulsions archaïques sublimées.

L’ontogenèse semble seconder à cet égard l'éducation puisqu'elle a "prévu" une "période de latence" particulièrement favorable aux apprentissages, au cours de laquelle l'enfant se désintéresse de la sexualité.

L'éducation devrait donc s'interdire de réprimer les instincts. Elle a pour mission de les "sublimer" en orientant les "buts primitifs" vers des "buts plus précieux", par exemple la création artistique, les apprentissages scolaires et extra-scolaires, l'activité physique, l'engagement associatif, etc.

Les pulsions, les instincts (ce que Freud appelle la libido) sont des sources fécondes. Il ne s'agit pas d'obstruer le source car l'eau finira par se répandre n'importe où, mais de canaliser l'eau, d'orienter l'énergie psychique vers "le bon chemin".

On retrouve dans ce texte la préoccupation éthique de la psychanalyse que résume la fameuse phrase de Freud : "Là où c'était, je dois advenir."

Paul Ricoeur, de son côté distingue deux dimensions de l'inconscient freudien  : une dimension archéologique comme lieu des pulsions infantiles (le passé) et une dimension téléologique orientée vers l'avenir comme aspiration du moi à se constituer en tant que sujet en conciliant les impératifs sociaux et les valeurs morales, esthétiques et spirituelles avec les pulsions venus de l'inconscient primitif et en mettant ces dernières au service du "principe d'humanité", ce qui implique de mieux se connaître.

C'est précisément, selon Freud, tout "l'intérêt de la psychanalyse", toute l'aide qu'elle peut apporter aux hommes et tout le sens de ce qu'il appelle la "sublimation".

 



31 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 28 mai 17:13

    Sans sublimation, pas de « création artistique ».


    • Et hop ! Et hop ! 29 mai 13:38

      @Séraphin Lampion

      Un très grand nombre d’artistes et d’auteurs ont eu une vie sentimentale très riche, comme George Sand ou Victor Hugo, d’autres ont vécu comme des acètes.

      Tout est faux dans Freud, c’est un délire systématisé, comme Wilhem Reich.


    • Gollum Gollum 29 mai 13:45

      @Et hop !

      Bien d’accord avec vous sur ce coup, cette histoire de sublimation c’est du pipeau...

      D’ailleurs s’il suffisait d‘être refoulé sexuel pour créer cela se saurait.


    • @Gollum il n’y a pas que la création artistique. Il faut au moins un don. La recherche relève de l’épistémophilie (sublimation de la curiosité,...). N’importe quelle pulsion peut être dévié de son but et être acceptable sur le plan social. Quid du sadisme chez les bouchers, de la fixation au stade anal chez les plombiers. Dans ce cas on parlera plus de dérivation que de sublimation, plus noble.


  • blablablietblabla blablablietblabla 28 mai 18:56

    La psychanalyse ma toujours laissé dubitative , surtout venant d’un homme qui a pris de la cocaïne pendant 12 ans.


  • sls0 sls0 28 mai 19:40

    Je pensais que c’en était fini avec la secte des freudiens. Il n’y a plus qu’en France et en Argentine que ça tient.

    Que fait donc la miviludes ?

    J’ai lu tout Freud, pas trop bien dans sa tête le mec, la coke n’explique pas tout.

    Quelqu’un pourrait donner le nom d’une personne qu’il a effectivement guéri ? Une preuve externe à la secte si possible.


    • Xenozoid Xenozoid 28 mai 19:46

      @sls0

      et une preuve sur teste du corana virus sur la mort ?


    • Cadoudal Cadoudal 28 mai 19:48

      @sls0
      -Quelqu’un pourrait donner le nom d’une personne qu’il a effectivement guéri ? Une preuve externe à la secte si possible.

      Moi...

      Quand j’étais jeune et con, j’ai fréquenté internellement une étudiante en psycho...

      Depuis je suis moins jeune...lol...


    • Gollum Gollum 29 mai 09:12

      @sls0

      Quelqu’un pourrait donner le nom d’une personne qu’il a effectivement guéri ?

      Mélusine... smiley ça ne se voit pas ? C’est que les voies de la pissanalyse sont impénétrables... smiley

      Au fait pas encore là la Mélu ? 


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 29 mai 11:49

      @Cadoudal

      Georges Perec entreprit en 1949, à l’âge de 13 ans, une psychothérapie avec Françoise Dolto. Il reprendra cette analyse de 1956 à 1957 avec Michel de M’Uzan, puis, l’approfondira de mai 1971 à juin 1975 avec J.-B. Pontalis.

      Et on peut dire, quand on connaît sa biographie, qu’il revenait de loin. 


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 29 mai 12:01
      • @Cadoudal

      Excusez-moi, ma réponse n’était pas assez explicite. Vous demandiez que l’on vous cite un cas de « guérison » grâce à la psychanalyse. Je préfère employer le mot de « résilience », cher à Boris Cyrulnik, plutôt que le mot de« guérison ». Comme disait cet abbé de cour du XVIIIème siècle, il ne s’agit pas de guérir, mais d’apprendre à vivre avec ses maux. Georges Perec est l’exemple de quelqu’un que la psychanalyse a aidé et je répète qu’il revenait de loin, quand on connaît sa biographie. Je pense que l’on peut faire toutes sortes de reproches à Freud, on peut penser avec, on peut penser contre, mais je ne crois pas que l’on puisse penser sans.


    • Cadoudal Cadoudal 29 mai 12:09

      @Robin Guilloux
      Tu fais ce que tu veux avec tes gosses, je m’en fous...

      Moi j’essaye de protéger les miens des salopards, c’est mon devoir de père...

      Françoise Dolto a, dans plusieurs documents, défendu la pédophilie « consentante »

      https://www.youtube.com/watch?v=GvoaBuSN7VU&feature=youtu.be


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 29 mai 17:50

      @Cadoudal

      J’ai regardé la vidéo. Je ne connaissais pas ces textes. C’est consternant. Rassurez-vous, pour autant que vous soyez inquiet, mes deux fils ont respectivement 42 et 27 ans, donc pas (plus) de danger !
      Je vous rassure également,je ne partage pas l’indulgence de Françoise Dolto envers l’inceste et la pédophilie et je ne pense pas non plus « que la responsabilité est du côté de l’enfant ».
      A mon avis, le problème ne découle pas de la morale personnelle de Françoise Dolto, mais du concept fondamental de la psychanalyse, à savoir le complexe d’Oedipe, lié à une conception objectale du désir dont Ludwig Biswanger disait qu’elle était « le cancer de la psychanalyse ».
      Freud a malheureusement préféré la notion de désir objectal, qui est une impasse théorique au détriment de la notion bien plus féconde d’identification (qu’il avait pourtant envisagée), ce qui lui aurait permis de comprendre que l’enfant ne désire pas spontanément le père ou la mère, mais ne fait qu’imiter leur désir. 


    • Cadoudal Cadoudal 30 mai 09:13

      @Robin Guilloux
      Je suis content d’apprendre à lire à un spécialiste de la psychanalyse...lol...

      Personnellement, ça fait un bail que je sais que ça sent la merde cette secte de pervers...


  • Jean Guillot le retour Alain Melon 28 mai 21:16

    Tout le monde est d"accord pour dire aujourd’hui que Freud et Lacan étaient des charlatants qui pompaient le fric de leurs clients fortunés .

    La psychanalyse n’a jamais guerri personne mais elle en a ruiné plus d’un .

    Aujourd’hui une personne qui a des problèmes psychologiques est soignée par la thérapie comportementale qui elle donne des résultats .

    Les Freud , Lacan , Dolto et compagnie au panier .


    • JL JL 29 mai 08:48

      @Alain Melon
       
       ’’Tout le monde est d"accord pour dire aujourd’hui que que Freud et Lacan étaient des charlatans ... ’’
       
       Tout le monde est d’accord pour dire aujourd’hui que

      le Pr Raoult est un charlatan !
       
       Ha Non, on me dit que c’est le contraire, au temps pour moi ! Tout le monde est d’accord pour dire aujourd’hui que

      les détracteurs du Pr Raoult sont des charlatans !


    • JL JL 29 mai 09:02

      @Alain Melon

       
      Vous avez parfaitement le droit de préférer Bigpharma et ses potions magiques aux thérapies humaines, mais ce n’est pas une raison pour leur cracher dessus.
       
      Vous cumulez militantisme néolibéral et activisme totalitaire.
       
       Ce n’est pas Freud qui a inventé l’obligation vaccinale des nourrissons. Vous confondez avec Pasteur.
       

       
       


  • JL JL 29 mai 08:39

    « Nous appellerons donc « obscurantisme contemporain » toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud. » (Alain Badiou) ,


  • Excellent article. Mais l’auteur ne va pas suffisamment loin. Il y a bien une différence structurelle entre la psychose (déni du réel), la perversion (déni de l’inconscient et du sexe féminin, ce qui va de pair, la femme étant plus en rapport avec son inconscient que l’homme) et la névrose dont le mode de défense dominant n’est pas le déni, mais le refoulement et évoluera dans le meilleur des cas vers la génitalité (souci d’autrui,...) La rationalisation à outrance est aussi une forme de perversion : le moi (conscient) étant coupé de ses émotions et de sa vie intérieure. Les Etats limite (borderline y compris) naviguent entre psychose, perversion et névrose. Petit rappel,l’école de Palo-Alto s’occupe surtout de la psychose (double-bind ou double contrainte). Dans la société, il y a plus ou moins 20 pourcent de psychotiques, 15 pourcent de pervers, 5 pourcent de névrosés et le reste : les Etats-limite. Autant dire que la toxicité nous entoure autant que le Covid. Les Trolls sur les réseaux sociaux sont manifestement des pervers. Appelons un chat un chat et le monde ira mieux. Le problème commence quand on ne nomme pas correctement les choses. Le terme pervers est sorti du DSM du fait de la pression des lgbt mais il est encore largement utilisé (Hirigoyen, Racamier).


  • A l’époque de Freud, il n’y avait pas ou peu d’anti-douleur et l’utilisation de la cocaïne était fréquent. Aujourd’hui il y a les tranquillisants.A petites doses cela n’impacte pas les facultés intellectuelles. Rabelais était cocaïnomane.


    • Gollum Gollum 29 mai 10:46

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.


      Rabelais était cocaïnomane.

      Il aurait eu du mal, les Amériques venaient à peine d’entrer dans l’Histoire...

      Il s’agissait de cannabis.


    • @Gollum Certes,..n’étant pas adepte, il est normal que je me trompe dans ce domaine.


    • Gollum Gollum 29 mai 12:56

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Je ne suis pas plus adepte que vous. Mais la cocaïne étant élaborée à partir des feuilles de Coca, (à la base du célèbre Coca-Cola) plante sud-américaine, il est assez facile d’arriver à la conclusion..


    • Et hop ! Et hop ! 29 mai 13:49

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. «  Rabelais (1483-1532) était cocaïnomane. »

      Vous êtes sûr que ça existait à son époque ?

      Le premier spécimen de feuille de coca a été rapporté d’Amérique en 1750 par Jussieu. La première description de la plante est donnée dans les années 1580 par le naturaliste espagnol Nicola Monardés, de Séville. 


    • Et hop ! Et hop ! 29 mai 13:52

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      A l’époque de Freud, la cocaïne était utilisée comme anesthésique local en ophtalmologie, elle l’est resté jusqu’à nos jours.

      C’est la morphine qui était l’antidouleur.

      Freud utilisait la cocaïne comme aujourd’hui, comme stimulant intellectuel et physiologique.


  • Quand on lit les journaux, on se rend compte que les problèmes psychologique avec le covid ont refait surface, En Belgique on les réquisitionne, mais c’est trop tard, les centres de guidance accessible aux petits budget ont tous (ou presque) eté fermé. Comme le baron de Münchhausen, les individus n’auront plus qu’à se prendre par la peau du coup. On reproche à Freud de n’avoir guéri personne. Mais guérir de quoi ??? Un psy n’a aucun pouvoir sur le chômage, les couples mal assorti, les problèmes climatique. En plus, les psychotiques et les pervers resteront toute leur vie structurés sur ce mode (l’homme au loup, au rat...). Personne ne guérit de ses deuils ou souffrances diverses. Le rôle du psy est d’aider les personnes à vivre mieux avec leur symptômes et au mieux les orienter vers la créativité. 


  • Gollum Gollum 29 mai 10:47

    Personne ne guérit de ses deuils ou souffrances diverses.


    Bien sûr que si. Et c’est heureux..


    • @Gollum, de grandes souffrances (Auschwitz) ou perte d’être très chers, non. La douleur s’atténue avec le temps, mais le manque subsiste. Et c’est d’ailleurs mieux. Aucune évolution n’est possible sans souffrance. On ne de devient pas adulte par un coup de baguette magique. Lire : « je tu(e) il » de Michel Cautaerts. Parfois une souffrance peut remonter à trois générations. C’est toute la connerie du livre noir de la psychanalyse. Croire que l’on guérit d’une douleur psychique comme d’une fracture ou grippe. Dans le fond, la meilleure motivation pour commencer un travail avec un psy, c’est le besoin de mieux se connaître et si le bien-être suit, tant mieux. 


  • 4 ou 15 4 ou 15 29 mai 11:35

    Est-ce que l’on a fait des études randomisées pour autoriser la prescription de Freud ?


  • Holly 6 juin 15:07

    Quelle intolérance dans certains commentaires ! 

    Affligeant !

    Je ne me risquerais donc à aucun échange. 


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