vendredi 15 mai 2009 - par docdory

Le roman « La mosquée Notre-Dame de Paris 2048 », publié avec quatre ans de retard !

Best-seller russe écrit par l’écrivain Elena Tchoudinova et publié en 2005, le roman d’anticipation très politiquement incorrect « La mosquée Notre-Dame de Paris 2048 » a fini par trouver un éditeur français et vient seulement d’être publié fin avril 2009 en France, alors qu’il s’agit du pays dans lequel se déroule l’action du roman ! Examinons les faits :


 Une des branches les plus riches de la littérature de science-fiction, ou d’anticipation (terme plus approprié en l’occurrence) est celle que l’on appelle la politique-fiction. Ce genre littéraire très ancien (1) consiste pour l’auteur à imaginer ce que serait un monde régi par un système politique très différent de celui existant du temps de l’auteur. Si certains auteurs ont créé des utopies ( étymologiquement : le bon lieu ) , la plupart des auteurs créent plutôt des univers dystopiques ou anti-utopiques , voire franchement cacotopiques.

 Plusieurs classiques de la littérature décrivent des mondes cacotopiques, voire cauchemardesques. Citons par exemple le roman " 1984" de Georges Orwell, décrivant une anti-utopie de type communiste ultra-stalinien dans une épouvantable Angleterre de 1984, dans laquelle chaque citoyen est sous vidéo-surveillance. Ce roman a tellement marqué des générations de lecteurs que le terme "orwellien", pour désigner un monde ultra-dictatorial et ultra-surveillé, est devenu un adjectif usuel. Le monde décrit dans 1984 était une étrange prémonition du stalinisme et de la Chine maoïste.

 Un autre univers très dystopique est celui décrit dans "le meilleur des mondes", de Aldous Huxley, mélange effarant de société de consommation "optimisée" par la fabrication de clones en grande série, "améliorés" génétiquement pour s’adapter à leur classe sociale, monde peuplé d’êtres humains dont les émotions sont chimiquement contrôlées par des drogues. Dans "Un bonheur insoutenable", roman un peu moins célèbre, Ira Levin décrit un monde entièrement contrôlé par un super-ordinateur et par des médecins dispensateurs de "traitements" rendant les citoyens dociles, jusqu’à ce que le héros découvre qui programme l’ordinateur central...

 Les trois livres précédemment évoqués ont la caractéristique d’être des avertissements effrayants, qui ont, en leur temps, beaucoup marqué les esprits, et, d’une certaine façon, ont suscité des réactions : "1984" a constitué une des bases de la prise de conscience, en occident, de la nature du système stalinien, tandis que des lois telles que celles qui concernent la bioéthique n’auraient peut-être jamais vu le jour si l’avertissement lancé par "le meilleur des mondes" n’avait pas été un frein puissant à des dérives effrayantes . Ces trois livres sont également des chefs d’oeuvre de la littérature de science-fiction, et même de la littérature tout court !

Tel n’est malheureusement pas totalement le cas du roman d’Elena Tchoudinova. Littérairement, il se rapproche beaucoup plus des best- sellers à grand tirage qui fleurissent sur les plages en plein été que de la grande littérature. Plusieurs raisons à cela : d’une part, il semble y avoir eu des difficultés de traduction, et d’autre part le style de l’auteur, parfois tarabiscoté, gêne parfois l’intelligibilité du texte et de l’action, en particulier dans le prologue, qui est assez hermétique, et ne devient qu’imparfaitement compréhensible après lecture d’une bonne partie du livre. Il est donc préférable de débuter la lecture de celui-ci par le chapitre premier, plutôt que par ce prologue.

 Quel est donc ce monde cacotopique décrit par Elena Tchoudinova ? En 2048, l’islam a pris les rênes du pouvoir dans l’essentiel des pays de l’Union européenne, rebaptisée Bloc Euro-islamique ou Euroislam. L’auteur ne s’étend pas tellement sur les événements ayant permis cette prise du pouvoir. Néanmoins, on apprend qu’une une grande Albanie, réunifiée avec le Kosovo, et probablement réislamisée et armée avec des pétrodollars, s’empare de ce qui reste de la Serbie. Ensuite, le reste de l’Europe tombe, territoire après territoire, aux mains de l’islam comme dans un jeu de Go. En France, des émeutes banlieusardes, précédées d’une période d’immigration massive mal contrôlée et d’une instabilité chronique violente aboutissent à des concessions répétées de la République, qui cède du terrain sous la pression du chantage et d’actions violentes, et en fin de compte il y a une prise de pouvoir par des islamistes wahabites.

 Dans cette Europe de cauchemar, seuls deux pays gardent leur indépendance : la Grèce, au prix du paiement d’un lourd tribut annuel, et la Pologne, dernier pays catholique d’Europe, qui a eu la sagesse de s’allier avec la Russie et de quitter l’Union Européenne tant qu’il en était encore temps. La Russie est le dernier représentant du monde libre. Les Etats-Unis, économiquement exsangues et politiquement divisés , deviennent isolationnistes. Le Japon s’est replié sur lui même et l’Inde, soumise à des conflits internes, reste en dehors du conflit. Un traité international entre la Chine, la Russie, l’Australie, l’Inde et le Japon interdit tout transfert de technologie innovante vers l’Euroislam et les autres pays musulmans.

 Dans cette France islamisée, les Parisiens non convertis à l’islam sont parqués dans cinq grands ghettos, dans lesquels ils vivent dans le dénuement et sont soumis à d’incessantes persécutions. La cathédrale Notre-Dame de Paris, après des modifications architecturale d’importance, a été rebaptisée mosquée Al Franconi.

 Une bonne part des Français sont des convertis "collaborationnistes" ayant adopté des prénoms musulmans plus ou moins francisés pour eux-mêmes et leurs enfants, tandis que la classe dominante de cette société est constituée des musulmans d’origine arabe. La justice est rendue par des Cadis : on assiste au premier chapitre à la lapidation à mort sous l’Arc de Triomphe d’un viticulteur bordelais censé s’être reconverti dans la fabrication du raisin sec, mais qui en fait détourne une partie de sa production pour fabriquer du vin vendu au marché noir.

 Les femmes converties à l’islam sont devenues des citoyennes de seconde zone, pouvant difficilement sortir de chez elle sans leur mari, la tenue voilée est obligatoire pour elles sous peine d’ennuis avec la police religieuse. Les familles sont déchirées entre convertis et non-convertis.

 L’action du livre se passe à un moment clé : les autorités musulmanes ayant décidé de demander à des milices banlieusardes d’investir les ghettos non-musumans et de les détruire !

 Dans cette dictature religieuse incroyablement obscurantiste, un mouvement de résistance s’est formé (semble-t-il armé par les Chinois). Les voitures de dignitaires musulmans sont piégées. On fait la connaissance des trois personnages clés du livre : Sophie, dont il est question dans le prologue, une gréco-russe orthodoxe, dont la vengeance est le moteur de l’action. On comprend à la longue que l’origine de cette vengeance se rapporte à des événements dont parle le prologue. Il y a aussi Eugène Olivier, un athée poseur de bombes et liquidateur de cadis. ll y a enfin un troisième personnage beaucoup plus atypique, le père Lotaire, un prêtre catholique traditionaliste disciple de Mgr Lefebvre !

 C’est d’ailleurs le point idéologiquement très faible et très contestable, et même désagréable, du roman. L’auteur, Elena Tchoudinova, a, sur les événements qu’elle narre, une vision très nationaliste pan-slave et pan-orthodoxe, profondément réactionnaire à de nombreux point de vue. Il est clair qu’elle éprouve de la sympathie, voire une adhésion, à la thèse soutenues dans le livre par le père Lotaire, selon laquelle la cause première de l’apparition de ce bloc euro-islamique est l’affaiblissement de l’église catholique, suite au concile Vatican II ! Evidemment , personne ne peut sérieusement soutenir une pareille thèse : en France, les événements actuels démontrent amplement que c’est l’affaiblissement considérable, depuis une vingtaine d’années, de la laïcité, sous les coups de boutoir de la pensée "politiquement correcte", et non celui du catholicisme, qui est le terreau fertile du développement exponentiel de l’intégrisme musulman.

 Il y a là, de la part de Elena Tchoudinova, une très grande méconnaissance de la réalité sociologique française : les catholiques lefebvristes ne représentent qu’un groupuscule ultra-minoritaire, d’importance dérisoire dans le paysage idéologique français.

 Ce point de vue très slavo-centré qu’adopte l’auteur rend néanmoins très intéressant l’un des personnages, Slobodan, un espion serbe infiltré très haut placé dans la société musulmane. Ce personnage développe longuement le point de vue serbe sur l’intervention de l’OTAN au Kosovo et en Serbie, point de vue systématiquement occulté par les médias adeptes de la pensée unique à l’époque des faits, et qui mérite d’être entendu.

 Il y a quelques scènes désopilantes dans le livre : ainsi , la conversation surréaliste entre le prêtre traditionaliste Lotaire et Eugène Olivier. Le prêtre expose à l’athée éberlué l’interprétation théologique que font les catholiques traditionalistes des soixante douze "houris" qui attendent le musulman au paradis. Nul doute qu’à l’écouter le paradis musulman en perd considérablement de son attrait, et semble une bien mauvaise affaire !...

 Malgré certains partis-pris idéologiques détestables relevant de l’excessive et rétrograde bondieuserie de son auteur, on aurait tort de négliger le terrifiant message de ce roman. L’idéologie politiquement correcte ne manquera pas de le qualifier "d’islamophobe" selon ce terme inventé par Khomeiny et qu’affectionne Sarkozy. Certains iront même jusqu’à le qualifier injustement de raciste.

 

2048, c’est dans une trentaine d’années. Il paraît, en première analyse, improbable qu’une dictature islamique prenne le pouvoir dans l’Union Européenne dans un aussi bref laps de temps. Néanmoins, qui aurait pu croire il y a trente ans, en 1979, que, dans le monde de 2009 des tribunaux de la charia seraient institués en Grande Bretagne, et que ce pays verrait une régression hallucinante de la liberté d’expression de ses citoyens, au point de devenir progressivement un état néototalitaire (2). Qui aurait pu imaginer l’incroyable prolifération des voiles islamiques, des abayas saoudiennes, même sur des adolescentes, voire des burqas et niqabs, dans les rues et les super marchés ? En 1979, on ne voyait que de très rares voiles sur des immigrées de plus de 60 ans. Qui aurait pu penser que les seins nus sur les plages et dans les piscines, qui étaient une pratique généralisée en 1979, deviendraient hors la loi dans nombre de piscines, et que dans certaines de celles-ci seraient imposées des horaires musulmans, entre autre à Lille par la future leader du parti "socialiste" ? Qui aurait pu prévoir en 1979, époque pendant laquelle les mosquées françaises se comptaient sur les doigts d’une main, il y en ait actuellement des milliers, et que, dans une France dont la laïcité se rétrécit comme une peau de chagrin, 30 % de leur budget de construction soit illégalement financé par l’argent public (3) ?

 Qui aurait pu penser en 1979 que la publication de caricatures sur l’inventeur d’une religion provoqueraient des émeutes, l’incendie d’une ambassade et un procès en blasphème contre Charlie hebdo ? Qu’un écrivain, Houellebecq , aurait eu également a subir un procès pour avoir critiqué l’islam ? Qu’aux Pays-Bas, un cinéaste ( Théo Van Gogh ) serait odieusement assassiné pour blasphème contre l’islam ? Qu’un prétendu "conseil des droits de l’homme de l’ONU" voterait une résolution visant à interdire la "diffamation des religions", autant dire le blasphème (4) ? Qui aurait pu prévoir les attentats musulmans du 11/09/2001, de Londres, de Madrid et autres ? 

 Un futurologue aurait-il fait l’ensemble de ces prévisions en 1979 qu’il aurait sans nul doute été l’objet de la risée générale du public, qui aurait parlé de catastrophisme infondé !

 Elena Tchoudinova étant actuellement, par rapport à notre époque, dans la position de cet hypothétique futurologue de 1979, nous risquerions donc fort de regretter à l’avenir d’avoir négligé ses avertissements ou de nous en être gaussés. N’oublions pas que la pire dictature du XXème siècle est arrivée légalement au pouvoir, par le jeu d’alliances politiques contre nature, avec seulement le tiers des votants !

 Une chose ressort clairement de ce roman, c’est que l’éventuelle arrivée d’un pouvoir islamique en France serait à l’origine d’une régression des libertés probablement encore pire qu’à l’époque de l’occupation allemande. N’oublions pas non plus que la société invivable pour un français que décrit ce roman n’est rien d’autre que le quotidien actuel de centaines de millions d’habitants de cette planète soumis au joug islamique.

 Ce roman a eu beaucoup de mal à trouver un éditeur en France, c’est un éditeur peu connu (éditions Tatamis) qui a eu le courage de le publier. Oui, il faut parler de courage, car cela pourrait valoir à cet éditeur procès et mesures de représailles. Il est assez sidérant de constater que, alors que de nombreux livres totalement dépourvus d’intérêt sont abondamment commentés dans les médias, et leurs auteurs invités dans les débats-spectacles télévisuels, aucune critique, même négative, n’a été faite de ce livre dans aucun titre de la presse nationale, alors qu’il est publié depuis trois semaines !

 Les médias n’auraient pas pu faire preuve de plus de tartuferie : cachons ces idées que l’on ne saurait voir ! On pourrait même qualifier cette indifférence feinte et ce " silence-radio " de véritable censure invisible. Raison de plus pour acheter ce livre, malgré ses défauts manifestes.

 "Gouverner, c’est prévoir", affirme avec raison la sagesse populaire. La lecture de ce roman est donc chaudement recommandée à tous les élus de la République, qui devraient longuement méditer cette phrase-clef de l’ouvrage : "Quand on commence à faire des concessions, on ne peut plus s’arrêter"...

 

Docdory

 

Regarder ici (5) les vidéos de l’interview de Elena Tchoudinova.

 

(1) http://www.metabasis.it/2/frammenti/ricercaBraga.pdf

 

(2) http://pointdebasculecanada.ca/spip.php ?article1084

 

(3) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/13/01016-20081213ARTFIG00745-enquete-sur-le-financement-des-nouvelles-mosquees-.php

 

(4) http://www.wluml.org/french/newsfulltxt.shtml ?cmd%5B157%5D=x-157-564411

 

(5) http://mosquee-notre-dame.blogspot.com/2009/02/videos-2-5-delena-tchoudinova.html



219 réactions


    • abdelkader17 17 mai 2009 01:35

      @Aramand
      nuance je suis pour la restitution de cette terre à ses habitants d’origine , point de maximalisme, le bon sens c’est tout, aucun européen n’aurait accepter une telle injustice.


  • mike57 15 mai 2009 23:37

    Pour finir,je sais il se fait tard,mais pas assez pour les talibans d’Avox.

    Donc,pour assurer la protection des minorités musulmanes immigrées établies en Occident et pour en préserver l’identité, l’OCI a décidé d’internationaliser sa lutte contre l’islamophobie, grâce à sa coopération avec les autres organisations internationales comme les Nations unies, l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe, l’OSCE, l’Union Africaine, et ainsi de suite.

    Dans ce cas aussi, la politique de l’Union européenne, qui entend soutenir « la légalité internationale » de l’ONU, renforce, en réalité, le contrôle mondial de l’OCI, qui prédomine dans toutes les instances internationales. Mais la priorité politique de l’OCI est naturellement la destruction d’Israël et l’islamisation de Jérusalem. L’OCI prévoit de transférer son siège de Djeddah (Arabie Séoudite) à Al-Kods, la Jérusalem islamisée. Comme l’OCI a les caractéristiques d’un califat universel, la Jérusalem juive et chrétienne devenue Al-Kods, sera le siège d’où la charia gouvernera, comme [elle le fait déjà] à la Mecque, à Gaza et dans les lieux contrôlés par les talibans.

    Cette stratégie se développe en association avec beaucoup d’églises ainsi qu’avec l’Europe. L’OCI veut que l’élimination d’Israël soit réalisée, avec une haine profonde, par l’ensemble de la planète, et spécialement les Occidentaux. En d’autres termes elle veut que ce soient les chrétiens eux-mêmes qui détruisent les racines de leur spiritualité. Ce serait un autre parricide après celui de la Shoah. La propagande universelle de haine envers Israël, qui se manifeste dans les canaux occidentaux par le biais de la victimisation et de l’innocence palestiniennes, est l’oeuvre de l’OCI. L’Europe palestinisée, et volontairement culpabilisée, continue à apporter un soutien financier, diplomatique, politique et médiatique à la Palestine et à promouvoir l’émergence d’un califat universel à Al-Kods, sur les ruines de l’antique Jérusalem.
    Bonne nuit,Mike 57 Français de souche,athé et fier de l’ètre


  • abdelkader17 15 mai 2009 23:54

    @Pigripi
    impérialisme islamiste qu’est ce que ce nouveau concept ?
    Je pensais que l’impérialisme était une doctrine politique de conquête dont le seul état qui puisse aujourd’hui être qualifié comme tel est l’Amérique.
    La féministe islamophobe devrait penser à ouvrir un bouquin d’histoire au lieu de nous faire étalage de sa bêtise, comble du ridicule elle ne sait pas que les pétromonarchies du golfe sont les meilleurs alliés des occidentaux et que sous couvert d’un islam rigoriste par ailleurs jamais dénoncer par les toutous de Washington ,ces gens ne servent que leur propres intérêts et financent les guerres impériales des états unis.
    Mein Kampf dont l’auteur à mis en place un système concentrationnaire et génocidaire c’est l’histoire de l’Europe, d’une idéologie exterminationniste née en Europe ce n’est en aucun cas l’histoire du monde arabe ou musulman, il faut rendre à césar ce qui appartient à césar et assumer cette part d’héritage que vous les philosémites de circonstance tentez d’attribuer aux musulmans , c’est de la falsification historique, les nazis sont le produit du totalitarisme européen
    en aucun d’un quelconque barbu.


    • armand armand 16 mai 2009 01:54

      « Mein Kampf dont l’auteur à mis en place un système concentrationnaire et génocidaire c’est l’histoire de l’Europe, d’une idéologie exterminationniste née en Europe ce n’est en aucun cas l’histoire du monde arabe ou musulman, il faut rendre à césar ce qui appartient à césar et assumer cette part d’héritage que vous les philosémites de circonstance tentez d’attribuer aux musulmans , c’est de la falsification historique, les nazis sont le produit du totalitarisme européen en aucun d’un quelconque barbu. »

      Pour une fois, une remarque sensée. Il n’empêche que s’agissant historiquement du Califat, on parle d’un impérialisme islamique, d’un Empire islamique Comme l’Empire romain. Et nombreux sont les islamistes qui rêvent d’un retour au califat (pour ma part, je pense que le maintien du califat ottoman aurait évité bien des problèmes au Proche Orient ; même actuellement un Calife comme référence religieuse centrale ne serait pas un mal. Mais ce n’est pas ainsi que les djihadistes l’entendent, mais l’extension de lI’slam - leur type d’Islam - et sa purification par le fer et le feu.


  • abdelkader17 16 mai 2009 00:04

    Les bataillons de racistes islamophobes ont du boulot, « leur production intellectuelle » est tout juste au niveau des ragots du café du commerce, c’est pas avec ces soldats de fortune que vous allez mettre à mal les islamistes, deux bédouins à dos de chameau serait capable de mettre en pièce votre petite équipe, comme on dit en boxe jeter l’éponge le match est plié. hahahahha


    • armand armand 16 mai 2009 01:56

      Abdel,

      Si tu tentais d’argumenter au lieu de balancer des slogans dignes d’un meeting de Gardes rouges à l’époque du Grand Timonier...


    • fouadraiden fouadraiden 16 mai 2009 01:59

      bah ceux d’en face c’est pire.les arguments ne valent rien ici.

       


    • armand armand 16 mai 2009 02:06


      Ma parole, on est les seuls qui veillons ici ! Retour d’un bon dîner en ville, cognac, cigare, traversée de Paris en vélo. La vie est belle quand même.
      Bon, je me couche... Layla mabrouka


  • frédéric lyon 16 mai 2009 07:47

    La prise de conscience est en marche, normal quand les institutrices se font assassiner au couteau de cuisine dans les couloirs des écoles par des gamins de douze ans.

    Fouad et Abdel nos deux matamores, et Armand qui nous prend pour des billes et qui veut nous la jouer plus soft, vont avoir du pain sur la planche.


    • armand armand 16 mai 2009 09:43

      Prise de conscience, Frédéric, mais de quoi ?
      Qu’il faut rétablir l’autorité à l’école, responsabiliser les parents, renouer la chaîne de responsabilités de sorte que le délinquant ne doute jamais que toutes les institutions , sans faille, vont lui tomber sur la tête ? Bien sûr. Mais quel est le rapport avec l’Islam ?

      En tout cas, Fouad et Abdel, grande nouvelle, nous sommes apparemment dans le même camp ! J’attends maintenant, à rebours, qu’un autre posteur insinue que vous êtes en réalité des crypto-sionistes !


    • masuyer masuyer 16 mai 2009 17:11

      Salut Armand,

      quel rapport ? mais dans le cerveau de Lyon le jeune en question ne peut-être qu’allogène. Le crime ne peut pas être autochtone. smiley

      D’ailleurs il fait encore des recherches généalogique sur Petiot, Landru, Emile Louis. smiley

      Mais quel infâme abruti.


  • Krokodilo Krokodilo 16 mai 2009 13:12

    Docdory, je ne savais pas qu’on partageait aussi ce goût pour la SF. Je ne connaissais pas ce roman, ni celui de Silverberg cité plus haut, mais je suis heureux que tu aies cité celui d’Ira Levin, moins connu, qui m’avait beaucoup plu enfant.
    J’ai récemment lu Le Dernier homme, de Margaret Atwood, fable futuriste sur une fin de l’humanité (totale ou pas ?) doublée d’une brillante réflexion sur notre violence et notre société, sur fond de génie génétique, un grand plaisir de lecture qui place d’emblée ce roman dans les classiques de la SF, à mon avis.
    Quant la SF est faite par de grands auteurs, on l’appelle anticipation, fable futuriste, contre prophétique, comme lors du dernier Ruffin, mais au fond l’appellation n’a pas d’importance.

    Pour l’islam, la discussion a été déjà bien remplie…Je crois que toutes les religions peuvent dériver vers le fanatisme et devenir des prétextes à instaurer une théocratie. Sous prétexte de respect, ils veulent surtout contrôler nos actes et nos pensées, quand ils feraient mieux de contrôler leurs propres obsessions et leur peur des femmes. Comme religion qui n’ait jamais dérapé, je ne vois guère que le bouddhisme, mais je n’aime pas leur espèce de renoncement à tout. Ou alors les sociétés primitives, car même celles qui luttent entre tribus n’allaient jamais jusqu’à vouloir un génocide ou un empire.
    Même les pays musulmans modérés ont du mal à résister à la montée de l’islamisme radical, le Maroc au prix des excès de la royauté et de son oligarchie, la Tunisie au prix d’une dictature.
    Est-ce en réaction à l’islamisme, le catholicisme vient de remporter une grande victoire sur la laïcité en France avec la reconnaissance des diplômes catholiques par le gouvernement (article récent sur Avox), et en Russie, après le communisme, les popes ont fait un retour en force…
    Sur le sujet de l’intolérance, je recommande Shalimar le clown, de Salman Rushdie, une histoire qui couvre un siècle centrée sur le Cachemire harmonieux et tolérant d’avant la partition de l’Inde et du Pakistan, qui a obligé chacun à choisir un camp, de gré ou de force…
    Certains critiques disent qu’il mérite le prix Nobel de littérature (ce livre est effectivement un chef d’œuvre) mais que la Suède n’osera jamais à cause des menaces sur cet écrivain, preuve supplémentaire que les fanatiques veulent dominer et contrôler le monde entier.


    • docdory docdory 16 mai 2009 16:33

      @ Krokodilo


      Tu as raison de mentionner dette affaire scandaleuse de reconnaissance des diplômes catholiques . il y a une espèce de sainte alliance des religions contre la laïcité actuellement qui est insupportable !

  • Ghirlandaio 16 mai 2009 20:39

    Il y a un autre roman sur une France transformée en République Islamique, des dhimmis tentent de continuer à manger du cochon et traversent la capitale avec des morceaux de viande de porc dans leurs valises (parodie de la traversée de Paris). C’est assez marrant, la police religieuse des fous d’Allah pourchassent les trafiquants. Le halouf maudit est strictement interdit et les contrevenants méritent la mort. Les charcutiers ont été envoyés en camp de rééducation islamique où le travail du porc est interdit et toute la bouffe hallal.


    • Gazi BORAT 18 mai 2009 09:40

      Ce roman, « La traversée de Paris », fut mis en scène à l’écran par celui qui allait devenir un temps le doyen du Front National, Claude Autant Lara.

      Le film avait, à l’époque, pour objectif de s’en prendre au résistancialisme gaulliste en montrant les Français de l’Occupation sous les traits de personnages veules et combinards uniquement obsédés par le trafic de nourriture.

      A côté de cela, les collaborationnistes apparaissaient comme des êtres purs animés d’un noble idéal, sans dout européistes avant l’heure..

      Claude Autant Lara se fit un jour remarquer par des dérapages antisémites, dans le genre plutôt « crades ».

      gAZi bORat


  • mike57 16 mai 2009 21:26

    « L’Europe, au contraire des États-Unis et de la Russie, a perdu la conscience de son identité et le sens du territoire. Troublée, indécise, incertaine d’elle-même et de son destin, elle est bien désormais “l’homme malade” de l’Occident. » (Yves-Marie LAULAN, Les nations suicidaires, 2e édition, Postface.)”
    http://livre.fnac.com/a1490592/Yves-Marie-Laulan-Les-nations-suicidaires?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=2&Fr=3


  • jocelyne 17 mai 2009 20:32

    incroyable de rapporter ce genre de « livre » science fiction qui se plante lamentablement
    une pervection sans aucun fond
    lamenatable, dommage pour vous Docdory mais si prévisible.......


  • Paul Villach Paul Villach 17 mai 2009 20:47

    @ Docdory

    Merci pour cet article, cher Docdory ! Paul Villach


  • maharadh maharadh رجل حر 17 mai 2009 21:41

    @doctory,
    Merci pour ce billet.
    Ceci ce n’est pas de l’anticipation !
    Les discours pseudo-sécuritaires, pseudo-féministes, pseudo-laïques et pseudo-libertaires qui véhiculent, sous une forme respectable et distinguée, le mépris et le rejet des populations issues de l’immigration post-coloniale et ou de culture musulmane, construisent différentes figures-repoussoir essentiellement quatre : la racaille, l’islamiste, le revenchard et le censeur.Enfin, le consensus gauche-droite et le matraquage médiatique autour des combats pseudo-sécuritaire, pseudo-féministe, pseudo-laïque, pseudo-mémoriel et pseudo-libertaire ont eu pour effet d’ouvrir un « boulevard » électoral au candidat Nicolas Sarkozy, qui a fait de toutes ces métaphores du racisme l’axe principal de sa campagne, à égalité avec le démagogique « travailler plus pour gagner plus ». Le triomphe électoral de ce candidat, et plus encore la politiques criminelle que mène son ministre Brice Hortefeux dans le cadre du terrifiant « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », nous permettent de mesurer, plus encore que nous n’avons déjà pu le faire, à quel point des jeux de langage peuvent être lourds de conséquences.
    P.Tavanian
    http://life-in-the-dead.over-blog.com/


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