mardi 29 août - par C’est Nabum

L’éphéméride du père disparu

Récit de la grande guerre.

Il est des endroits qui portent en eux la magie et le mystère. J’ai eu le privilège de passer quelques jours dans une vieille et belle bâtisse construite en 1880, de cette pierre grise qui semble indestructible, couverte de lauzes pour se fondre dans le paysage. Tout en bas, dans la vallée, courent la Dordogne et le souvenir de ses mariniers d’antan. Près de la maison, une étable magnifique à la charpente plus somptueuse encore qu’elle ferait les délices de n’importe quelle troupe de théâtre, offrant une salle de spectacle exceptionnelle. Plus loin, quatre porcheries toutes identiques, belles à n’en point croire qu’en ce lieu vivaient autrefois des cochons mieux traités que certains humains d’aujourd’hui. L’architecture des porcheries n’a rien à envier au reste, faisant de cette ferme, un modèle d’esthétique que vient compléter une petite chapelle.

Je ne fus pas surpris qu’ici on me confie une histoire qu’il ne me restait plus qu’à mettre en mots. Celle qui me l’a confiée était encore remplie de cette émotion qui la submergea une année durant, lorsqu’il lui advint l’aventure que je vais m’efforcer de vous restituer avec la gravité et l’émotion qui émanait de cette femme. Prenez donc la peine de me suivre dans l’incroyable aventure de Cyprien et Roger.

Nous sommes en 1915, Cyprien est un fermier opulent, propriétaire de cette ferme dont j’ai essayé de brosser le tableau. Il y règne une grande activité et pourtant le maître de l’endroit doit à son tour partir pour ce conflit qui fait rage dans le Nord du pays. Il laisse là une fille, Noémie de 9 ans et son très jeune fils Roger, son épouse et un domestique. Il pense revenir bientôt et se promet de suivre à distance les travaux de la ferme et des champs.

Nous sommes bien des années plus tard. Cyprien n’est jamais revenu. Roger a grandi dans l’absence de ce père qu’il chérissait tant. Il s’en est fait une image magnifiée, une statue qui n’avait pas besoin d’être sculptée pour hanter ses pensées. Lui aussi vivait dans la ferme, le progrès y avait apporté quelques conforts et facilités mais rien finalement n’avait changé depuis le départ de Cyprien.

Rien ? Non, pas tout à fait. Le temps des vivants avait fait son œuvre et le petit garçon qui avait accompagné le départ de son père en le suivant jusqu’à la Dordogne, Roger est devenu un vieillard, un homme usé par les travaux et la fuite inexorable du temps. Il est faible, alité et attend son dernier souffle avec toute cette lucidité qui ne l’a jamais quitté.

Nous sommes en Décembre, Monique, une de ses petites filles qui vit désormais à la ville, rend visite régulièrement à ce grand-père qu’elle chérit. Dans leurs conversations, revient parfois l’évocation du père soldat. Monique s’aperçoit qu’il y a chez son grand-père un manque cruel, elle en parle autour d’elle et découvre qu’il existe une correspondance entre Cyprien et son épouse que sa grand-tante a gardé pour elle sans jamais l’évoquer.

Monique s’empresse de la réclamer. On exhume d’une armoire une boîte à chaussures contenant une impressionnante collection de lettres s’étalant sur quatre années de guerre. Cyprien de là où il était se souciait davantage de sa ferme et des siens que de sa propre existence. Toutes ses pensées allaient vers le rythme des saisons, le temps qu’il faisait , les travaux à faire, le soin aux animaux et bien-sûr pour avoir des nouvelles des siens.

Monique connaissant son grand-père, son attachement indéfectible à sa ferme et à la nature, décide de classer les lettres non pas dans l’ordre chronologique mais par mois. Nous sommes en décembre et c’est donc par toutes les lettres de ce mois-là qu’elle débutera ses lectures au chevet du malade. Elle va lui offrir un éphéméride du temps jadis, de ces quatre longues années à espérer le retour de Cyprien.

Roger écoute, Roger sourit. Roger va mieux depuis que sa petite fille fait revivre dans sa mémoire ce temps lointain. En suivant les commentaires du père, il revoit les travaux, l’hiver 16 qui fut si terrible, la neige dans la ferme, les bêtes calfeutrées. Il apprécie les conseils que donne celui qui est si loin, il voit combien il a toujours eu le souci de leur devenir.

Les mois passent. La lecture est devenue une thérapie pour ce très vieux monsieur dont la vie est si fragile. Monique a le sentiment que son grand-père a différé le grand voyage pour aller jusqu’au bout de ce récit. Elle est heureuse tout autant qu’inquiète de ne pas achever son entreprise. Elle lit chaque jour, une lettre rien qu’une lettre pour entretenir cette flamme qui vacille.

Nous sommes au printemps. L’espoir est revenu. Roger se porte mieux. La lecture quotidienne lui a redonné le moral et un peu de vigueur. Les bêtes vont aux pâtures, les foins s’annoncent prometteurs. La vie renaît après ces quatre long hivers. Cyprien n’épargne aucun conseil, fixe à distance des projets, donne des conseils et parfois des ordres sur le bon fonctionnement de son exploitation dont il demeure en dépit des circonstances, le maître.

L’été arrive. Les moissons ne sont pas toutes bonnes, qu’importe. La vie est belle en bord de Dordogne en dépit des deuils, des terribles nouvelles qui viennent du front et que Cyprien évite soigneusement. Il ne se préoccupe que du temps qui fait et des travaux des champs. Roger suit avec ferveur les évolutions, les tracas, les soucis et les bonnes affaires dont il a été le témoin et parfois l’acteur lorsqu’il était enfant.

L’automne apporte son lot d’inquiétudes et de froideur. Cyprien conseille cependant quelques coins à champignons, précise quand il convient de rentrer les vaches. Il réclame le passage du maréchal ferrant. Roger est attentif, la lecture de chaque lettre est pour lui un bonheur incomparable. Il tient le coup, il attend la suite en dépit de sa faiblesse et de son grand âge.

Monique redoute le mois de novembre, la froideur des temps, les nuages qui s’amoncellent en dépit de cet armistice est survient le 11 novembre 1918. Depuis longtemps déjà Cyprien est prisonnier de guerre, une bonne nouvelle qui le met à l’abri des balles et des obus. Il vit la victoire dans le camp des perdants. Il ne parle que de son prochain retour. Roger lui aussi s’assombrit. Il sait la suite, la craint mais veut l’entendre même si ses forces, de nouveau, diminuent dangereusement..

Nous sommes le 28 novembre, c’est la dernière lettre. Elle n’est pas de Cyprien mais de la mère supérieure d’un centre de soins quelque part en Belgique. Cyprien a été libéré, il s’est mis en marche pour revenir parmi les siens. C’est alors que la grippe espagnole l'a fauché, sournoisement, insidieusement après qu’il eut échappé à tant de périls. Il meurt dans un lit de draps blancs, confort dérisoire, consolation absurde pour les siens qui ne reverront jamais son corps.

Cette dernière lettre est émouvante. Monique a la gorge serrée. Elle se met à penser qu’elle va dès demain reprendre le rythme des saisons, recommencer cette lecture en redonnant vie à Cyprien. Dans les yeux de Roger, elle perçoit une incroyable sérénité, une paix intérieure qui ne lui échappe pas. Le vieillard sourit, il est littéralement aux anges.

Monique n’est pas surprise quand le lendemain on lui annonce le décès de son grand-père. Roger avait rejoint Cyprien, unis à jamais dans une concordance des temps que la dame avait souhaitée sans se rendre bien compte de ce qu’elle impliquait. Elle n’avait aucun regret, elle avait offert la plus belle année qui soit à son cher grand-père.

Les années ont passé. Monique m’a confié le récit de cette lecture inoubliable. J’étais moi aussi ému, souhaitant que ce récit soit partagé. Voilà qui est fait. Le brouillard tombe sur la Dordogne, les beaux bâtiments s’effacent. Je suis sur mon ordinateur à glisser ses quelques mots, parcelle d’une éternité pour Cyprien et Roger.

Mémoriellement leur.



44 réactions


  • juluch juluch 29 août 12:37

    En voilà une histoire triste....


    La WWI et la grippe espagnol ont décimé littéralement toute les forces vive de la Nation en ce temps là et on a mit des décennies pour s’en remettre et atteindre la population actuelle.

    Toutes les familles ont eu un ou plusieurs soldats à la guerre et la plupart en sont revenu brisé ou ne sont jamais revenu et leurs corps sont encore là bas dans les cimetière pour les plus chanceux ou encore gisent dans les tranchées...

    Perso, il y a eu pas mal de casse chez mes ancêtres et aussi des photos et lettres, par contre beaucoup également de la WWII.

    J’ai redécouvert avec mes filles une vieille boite avec ces vestiges....à conserver précieusement.

    A savoir les lettres et photos peuvent être archivée officiellement.

    merci Nabum !


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 14:56

      @juluch

      Je n’ai pas souhaité photographier les véritables lettres

      l’intrusion me semblait suffisante


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 16:00

      @C’est Nabum

      Je n’ai pas souhaité photographier les véritables lettres

      Visiblement, cela n’a pas empêché M. Orléans de s’approprier les photos des lettres d’Augustin Astruc !
      M. Orléans a de bien curieuse pudeurs et peu de scrupules...
      http://genea.beys.free.fr/gevaudan/Augustin_Lettres_de_guerre.html

      Les descendants de ce soldat n’ont pas passé des centaines d’heures à transcrire ses lettres, puis à les mettre gratuitement en ligne pour qu’elles soient pillées pour illustrer les billets des nartistes mitoyens.

      Ils l’ont fait pour honorer la mémoire de leurs ancêtres, sentiment qui semble tout à fait étranger aux milieux que fréquente M. Orléans.

      Les lettres d’Augustin Astruc méritent d’être lues.

      Des dizaines de blogs ou de forum ont mis un lien vers le site de la Famille Beys.
      M. Orléans n’a pas jugé utile de le faire. Venant de lui, ce n’est pas une surprise.


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 16:19

      @Robert Lavigue

      Que vous répondre misérable personnage ?


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 16:33

      @C’est Nabum

      Serais-je dans l’erreur ?
      Les illustrations ne seraient-elles pas celles d’Augustin Astruc ?
      Aurais-je manqué le lien que la net-étiquette impose vers le site de la Famille Beys ?
      Ou même cette petite phrase de remerciements que les honnêtes gens mettent à la fin de leur billet ?
      Ôtez-moi d’un doute ?

      Ceci dit, une fois débarrassée de ses scories rédactionnelles et même s’il n’en reste alors pas grand chose, votre version des Contes des Mille et une nuit est intéressante.
      Récits enchâssés, mise en miroir des protagonistes. C’est de la belle ouvrage !


    • juluch juluch 29 août 19:11

      @Robert Lavigue


      Je connais ces lettres, il y a plusieurs volumes de ce poilu.....elles sont en ligne.


      Un autre lien assez proche mais different


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 19:26

      @juluch

      Si vous ne le connaissez pas, il y a ce travail gigantesque d’un honnête homme (224 carnets de guerre, mémoires, etc) :
      http://www.chtimiste.com/carnets/carnets.htm


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 19:40

      @Robert Lavigue

      Ce harcèlement est insupportable


    • juluch juluch 29 août 19:50

      @Robert Lavigue

      Il me semble qu’il y a un site ou les lettres personnelles et photos de cette période peuvent être sauvegardées pour la postérité....trouve plus....

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 20:09

      @juluch

      Le site que je cite plus haut est le plus gros que je connaisse.

      Sinon, il y a aussi ce travail de vrais journalistes-documentalistes, ceux de l’Est Républicain. Déjà plusieurs centaines de lettres en ligne ici :
      http://www.estrepublicain.fr/guerre-et-conflit/14-18-lettres-de-poilus

      Il y a aussi une brochure parue il y a longtemps chez Borderie sous le titre Lettres à des morts (des lettres arrivées trop tard et conservées aux archives de Vincennes)

      Par contre, ce qu’on ne trouve pas beaucoup, ce sont les lettres des femmes aux soldats.
      http://lettres1418.org/courrier-femme-de-soldat/
      Logique, il n’était pas facile pour un poilu de les conserver en bon état. Dommage, parce qu’elle sont toujours émouvantes.


  • Mélusine7 Mélusine7 29 août 16:15

    Merci pour votre histoire. C’est aussi la nôtre et rejoint par l’histoire des cours d’eau, la mienne (je suis belge et née à renaix, prè !s de l’Eglise saint-Hermès et un petit cours d’eau qui coulait derrière la maison de mes grand-parentsdescendants de forgerons,..La Ronne)). En 1979, je vis une grande histoire d’amour avec un psychanlyste forgeron qui a fait son apprentissage chez César à Lourmarin. Au moment de notre rencontre, il me demandede de taper le livre de son histoire personnelle qui concerne la mort de son père, juif-polonais, mort dans les camps. Pendant les années, de guerre, sa famille a dû fuir 0 Millau. en face de la maison, où ils habitaient, il y avait une forge où il allait tout le temps s’amuser,....je passe. Plus tard, devenu psychanalyste,il décide de reconstruire l’histoire de ce père disparu trop tôt (il avait six ans,..). Un voyage en famille avec sa famille à Lourmarin et le voilà conquis par le chant de l’enclume. Vous devinez la suite, César lui propose un stage.....passons. Je rencontre GF en 1979 comme dit plus tôt et pendant notre rencontre (j’avais 25 ans ans et lui 19 de plus que moi,...) je lis Malevil de robert Merle et décide en été de faire un voyage en dordogne (Dieu sait pourquoi,..Malevil,.., EMManuel, pas Macron,...) et je descend la Dordogne en Kayak. Au moment (si vous avez lu le livre,...où la famzeuse explosion atomique qui détruisait la terre entière : je passait devant une falaise avec en haut un restaurant qui s’appelait,....vous l’avez dévené : MALEVIL,....di mon histoire vous intéresse, je peux la poursuiver. Je suis psy et passeuse,...d’histoires extra-ordinaires,...


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 16:21

      @Mélusine7

      Comment puis-je encore être remercie pour ce récit après le commentaire précédent ?

      Il faut absolument que cesse ce harcèlement d’un être ignoble qui vient chaque jour déverser sa haine sur mes textes.

      Je suis désolé, vous passez après lui mais comment me faire entendre puisque tous ici se gaussent de telles réactions ?


    • Henry Canant Henry Canant 29 août 19:37

      @C’est Nabum
      N’ayant ni votre valeur morale et ni votre intégrité, je m’autorise à penser très fortement que l’ignominie serait amplement voire totalement de ton côté.


      Je ne m’étonne pas que tu persistes malgré les nombreuses interventions citant des faits, tu n’as aucune conscience seul importe de vouloir briller.

      Consulte rapidement.


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 19:41

      @Henry Canant

      Je vous consulte tous les jours


    • François Vesin François Vesin 31 août 10:47

      @C’est Nabum
      «  Il faut absolument que cesse ce harcèlement d’un être ignoble 

      qui vient chaque jour déverser sa haine sur mes textes »

      R. Lavigne n’est pas « un être ignoble »
      pas plus que vous n’êtes « une honte pour Agoravox » !

      Sa rigueur intellectuelle, son immense culture
      dont attestent bon nombre de ses interventions
      font paradoxalement penser à une bibliothèque 
      qui refuserait toute « mitoyenneté » avec le monde des vivants.

      Qu’il soit acquis que le respect qu’il lui est dû
      tient essentiellement à ce statu de « référent culturel »...
      autant que le mépris qu’ inspirent ses interventions « dominantes »
      tient dans son inaptitude à partager avec « les gueux »

      A l’inverse, vos expériences et vos évocations poétiques
      glanées puis partagées au gré de vos contes
      n’ont d’autres prétention semble-t-il que d’inviter au voyage.
      Voyage en soi-même, voyage vers l’Autre, voyage comme autant
      d’occasions d’essayer de comprendre et de partager.

      Le terrible « vivre ensemble » qu’affectionnent nos élites corompues
      trouve toute son assomption dans vos échanges stériles,
      qui favorisent le déferlement des voyeurs aux messages vicieux
      qui ne se nourrissent que de la superficialité de votre spectacle.

      Puisque de toute évidence vous n’êtes pas compatibles
      ayez la sagesse de vous éviter et
      consacrez tous vos talents respectifs
      qui à nous instruire, qui à nous faire réfléchir.

      D’avance merci

  • Mélusine7 Mélusine7 29 août 16:17

    Pour la petite histoire, j’ai une merveilleuse collection ancienne de petits cochons,..ainsi des des CPA nombreuses en 1900. Le cochon était un porte-bonheur,...


  • Mélusine7 Mélusine7 29 août 16:21

    Maintenant, je vais faire des recherches sur les comètes Héphaistos et Oljato,..En 2010, personne ne veut me croire (on me parle de lanternes japonnaises). Impossible, c’était trop haut dans le ciel et elles se suivaient à égale distance. Elles étaient sept,...


  • exocet exocet 29 août 19:21

    Bonjour, Cenabum, beau billet, merci et félicitations...


  • marmor 29 août 19:29

    Mon pauvre Mr D’Orléans, Robert vous a encore chopé la main dans le sac de la filouterie intellectuelle, et en plus vous vous désespérez ! C’est con de se faire gauler en flag !!


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 19:42

      @marmor

      Vous m’honorez


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 20:14

      @marmor

      Ça doit être la loi des séries ou un sentiment partégé d’impunité mitoyenne !

      Amaury, son comparse en écriture, vient d’être pris les deux mains dans le pot de confiture pour, à peu de choses près, le même motif...


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 20:22

      @Robert Lavigue

      Mes pauvres amis les illustrations ne sont que des ajouts de principe
      Tout est vrai dans ce texte et je n’ai pas photographié les lettres tout simplement

      Maintenant vous pouvez saisir la justice et je viendrai avec les pièces


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 21:10

      @C’est Nabum

      Mon Pauvre Nauteur persécuté par des malfaisants. Mais que font les épurateurs techniques ?
      Ce n’est pas une question de Droit, c’est une question d’éthique !

      J’ignore si du point de vue du droit ces images sont protégées et d’ailleurs je m’en contrefous. Quand on connait la source d’une photo, on la crédite. Et vous ne pouviez pas en ignorer la source. Pas de bol pour vous, vous étiez le premier à les pomper.

      Les lettres de ce poilu ont tout autant de charge émotionnelle que celles dont vous faites état. Même si ce n’est pas une de vos relations, sa mémoire a droit au même respect.
      Qu’est-ce qui vous permet de le traiter différemment ?
      La fait que ses descendants n’aient pas eu le privilège de faire appel à votre talent de passeur de mots et de mémoire ?
      Le fait qu’ils n’allaient pas vous renvoyer l’ascenseur mitoyen ?

      Ce type a passé 4 ans de sa vie loin de sa famille, à pourrir dans des tranchées, à tenter de rassurer maladroitement sa femme pour qu’un siècle plus tard des guignols puissent se la jouer révolté ligérien, nartiste et nauteur réunis.

      Ah oui, ce sont de vulgaires ajouts de principe ! Vous ne manquez ni de morgue, ni de prétention.


    • Henry Canant Henry Canant 29 août 21:22

      @C’est Nabum
      Un défit minable, seules les personnes lésées ont le droit de saisir la justice.

      Agoravox est un site citoyen, ce qui permet à tous de dénoncer des délits, même si ceux-ci sont commis par le deuxième contributeur (dixit Nabum)

      Il aurait été plus importun de dire « je crois en la Justice de mon pays ».

      Décidemment la nature ne t’as pas beaucoup doté de neurones.

    • Bernie 2 Bernie 2 29 août 21:31

      @Robert Lavigue

      Échec et mat.


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 21:53

      @Henry Canant

      Je ne fais que conter


    • C'est Nabum C’est Nabum 29 août 21:53

      @Bernie 2

      Pas de math pour les conteurs


    • Henry Canant Henry Canant 29 août 22:06

      @C’est Nabum
      Non, tu ne contes pas, tu voles l’oeuvre culturelle d’autrui. 

      Aussi bien le texte que les images.

      Ainsi tu peux pondre jusqu’à 2 textes/jour alors qu’il a fallu pour les vrais auteurs plusieurs mois de travail voire plus.

      Ce n’est pas parce qu’ils mettent leurs articles sur la toile que t’es en droit de te les approprier pour tenter de briller.

      Tu es une honte pour agoravox, un des rares citoyen.



    • Bernie 2 Bernie 2 29 août 22:35

      @C’est Nabum

      Pourtant les maths te saisisse quand il s’agit de compter qui est le plus gros contributeur. Où nous rappeler le prix de ton pensum de la Loire, écrit à 4 pieds.

      J’imagine le pamphlet révolté d’un vrai conteur si un fâcheux osait écrire en empruntant sans le citer notre c’est nada de la Loire.

      Haro sur le baudet, la victimisation criante, le poitrail touchant les baïonnettes sur une chemise blanche ouverte. Encore un pauvre article comme d’hab. La haie d’honneur des déambulateurs d’ago viendraient. La garde meurt, mais ne se rends pas. (Mais elle meurt, et vite, nature oblige).

      Allez, un message de soutien :

      Message de monsieur X de Bretagne, mais aussi limousin, basque et parisien par histoire :

      Presque à 100% d’accord avec toi, moi même ayant écrit, avec l’accord de ma compagne, et celle du vent qui tourne, presque la même chose dans un article de 2011, mais qui en même temps disait son contraire, je suis avec toi.

      Mouhahahaha,


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 29 août 22:52

      @Bernie 2

      J’imagine le pamphlet révolté d’un vrai conteur si un fâcheux osait écrire en empruntant sans le citer notre c’est nada de la Loire.

      Les producteurs de littérature frelatée semblent pulluler dans son coin. Et ça donne lieu à cette vertueuse leçon d’indignation mitoyenne !
      https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/internet-la-reference-absolue-195339


    • Bernie 2 Bernie 2 29 août 23:18

      @Robert Lavigue

      J’avais déjà oublié l’étron du matin quand C’est nada était en lutte pour préserver sa propriété intellectuelle. Faut dire qu’il nous inonde si souvent.

      Merci pour ce rappel, quand BH de la Loire est une fois de plus mis face à ses mots.

      Bonimenteur ? Mais ça commence pas par un c ?


    • Henry Canant Henry Canant 29 août 23:20

      @Robert Lavigue
      Ben piller Nabum, c’est différent. Un peu de tenue quand même.


      Robert Lavigue respecte au moins le 2ème contributeur et essaie d’atteindre son niveau de copiste avant de le tancer.
      Il est évident que tu es mort de jalousie.



    • Henry Canant Henry Canant 29 août 23:35

      @Robert Lavigue
      Pour les photos libres de droit, la loi oblige de les créditer et de n’y apporter aucune modification sans accord express de l’auteur.

      Tous mes montages photos citent tjrs leur source sur mon site et respectent la volonté de l auteur.




    • C'est Nabum C’est Nabum 30 août 08:30

      @Bernie 2

      Évitez de me lire et tout ira bien

      Pardon, vous ne me lisez pas mais vous perdez votre temps à me commenter


  • Bernie 2 Bernie 2 30 août 00:06

    Comme il dit, Mémoriellement leur. Un ptit bout d’histoire, un os de l’ossuaire de Douaumont, et un gros béret de la Loire.

    C’est équilibré, non ?


  • Aristide 30 août 11:04

    Notre auteur écrivait cela « Il ne pouvait en être autrement : j’étais, dans l’esprit de l’auteur, parfaitement étranger à son livre. »


    Mais que reprochait-il à un confrère qui avait utilisé une de ses créations ? Il s’agissait de disserter sur la difficulté historique ? Surement pas. Ce confrère avait emprunté un personnage créé de toutes pièces par notre illustre conteur et le présentait comme un personnage réel. Je passe sur l’erreur de cible en attaquant simplement internet qui n’est que le moyen. Qu’importe le support, il s’agit pour l’historien de vérifier ses sources, les croiser, les replacer dans le contexte du moment, ... BHL et Botul s’en souviennent. Mais le débat n’est pas là. .

    Il s’agissait pour notre illustre conteur de se plaindre de l’usage de sa création sans que l’auteur n’y fasse aucune référence, pire il n’avait pas été invité au raout dans un troquet. Voilà donc qu’il serait donc impardonnable de taire qu’il était , LUI, à l’origine de la création mais tout à fait naturel quand lui se permet de le faire avec la création des autres, images, textes, ...

    Robert et d’autres soulignent assez justement une règle bien ordinaire d’honnêteté : citer les ressources, ouvrages, auteurs, ... qui ont aidé à la réalisation de son « oeuvre ».

    Notre cher compteur d’ennemis mal intentionnés serait peut être plus inspiré à respecter cette règle minimum qu’à condamner ceux qui la lui rappellent. Mais bon, comme à son habitude notre compteur saura utiliser alternativement victimisation et autre jérémiade.

     



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