mercredi 13 juin - par C’est Nabum

En juin, fais ce que tu peux

Sauf si le temps devient foot ...

Alors que le calendrier s’accélère, qu’approche le long tunnel de l’été, juin s’habille comme chaque année de son empressement à disperser les sollicitations, à bouleverser l’emploi du temps, à se multiplier en tout sens pour vous mettre la tête, le foie et le cœur à l’envers. Soudain, à son apparition, il semble que la semaine ne dispose jamais d’assez de jours pour remplir toutes ces promesses tandis que le week-end se désespère de ne pas disposer de plus de jours.

Juin, c’est le mois de toutes les invitations, spectacles, sorties, balades, fêtes. La liste en est si longue qu’il est impossible de répondre à toutes. Vous vous désespérez de ne pouvoir être là tandis qu’il vous faudrait passer ici, rester quelques instants plus loin sans oublier d’honorer une invitation ici. C’est la quadrature de l’agenda ce curieux mois qui se fait un malin plaisir à rallonger les jours et raccourcir plus encore vos nuits.

Juin est une merveilleuse dispersion, une douce folie, un temps qui fait la sarabande avec votre santé, votre capacité à résister à cette cascade d’apéritifs à laquelle vous ne saurez vous dérober. Il convient de vous munir d’une quantité colossale d’aspirine pour résister ou du moins faire bonne figure en passant de place en place.

Tout le monde s’accapare ce trop bref instant de l’année durant lequel la météo est censée vous donner carte blanche. Parfois, vous découvrez amèrement que le ciel n’est pas toujours de la partie, qu’il fait grise mine et noie les apéritifs et les barbecues sous des trombes d’eau. Qu’importe, il peut bien doucher les convives, la volonté de se retrouver en liesse est bien plus forte tandis que les barnums ont été conçus pour mettre tout ce joli peuple des fêtards à l’abri.

Juin est encore le temps des examens. Au supplice des angoisses et des efforts incommensurables s’ajoute toujours la frustration de laisser les autres à leurs folies nocturnes. C’est là une curieuse manière de motiver les candidats que de leur agiter sous le nez tout ce dont les autres vont profiter tandis qu’ils réviseront puis plancheront.

Quand en prime le monde devient foot, juin perd pied avec le réel. Tout soudain devrait se plier au calendrier des énergumènes en short et de leur cohorte innombrable de supporters inconditionnels. Cette fois, juin perd son allure de bacchanale délirante. Les festivals sont désertés, les guinguettes pareillement jusqu’à ce que le match terminé, la vague des furieux ne vienne exprimer son enthousiasme par des coups de klaxons et des hurlements bestiaux pour peu que la victoire soit au rendez-vous.

Dans le cas contraire, juin prend des allures de Bérézina. Il est alors impossible de briser la glace, de consoler les inconsolables amoureux du ballon rond et de la fibre tricolore. Malheur à qui organise quelque chose un soir de défaite de l’équipe de France de football. C’est la pire chose qui puisse arriver, le deuil national, la chute du ciel sur des têtes si vides que le coup de tonnerre qui en résulte fait un vacarme assourdissant.

Qui n’a pas connu les soirs de la mémorable coupe du monde en Afrique du Sud ne peut comprendre le risque qu’il y a à programmer une animation durant cette étrange période en parenthèse foot-balistique. Juin est le plus beau mois de l’année à la seule condition d’éviter ce terrible rendez-vous.

Nous devons nous y préparer. Dans quelques jours, le pays entier devra régler ses montres, ses conversations, ses interrogations et ses enthousiasmes sur la farce qui se déroulera en Russie. C’est fort dommage que tout ceci débute durant ce si joli mois de transe. Qu’importe, les rares personnes qui échapperont au délire profiteront des horaires de match pour disposer de beaucoup plus de place là où la vie festive ne se pliera pas à l’intrusion de l’écran géant. J’ose espérer qu’il restera des zones épargnées mais plus la compétition avancera et plus le risque sera grand de ne pouvoir échapper à cette lobotomisation de masse.

Compétitivement leur.

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63 réactions


  • Bonjour Nabum, joignons-nous à ceux qui prennent leurs distances. Cygne des dieux, les cieux cette fois fois ne se montrera pas clément pour ceux qui aiment se vautrer dans la boue. Toutes le nuances sont permises (voir article de ricoxy). La palette ocre des peintres est variée, ayant acheté toutes ses nuances dans le Vaucluse-Roussillon. https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/physique-couleur-mysteres-757/page/8/. J’ai plusieurs photos nichée au creux de cette matrice céleste dardant ses feux vers le monde. Les footballeurs, centré sur le ballon rond, auront-ils le temps de savourer toutes les nuances dans la mouvance de leur ballet, sous l’oeil excité de l’arène ? Il est à craindre GUENON. Me revient cette fameuse année 1985 (29 mai précisément). Je me trouvais, peu sereine, revenant de mon travail en train de Jupille près de Liège. Des footbaleurs de manchester se trouvaient dans mon compartiment, moment réservés à la réflexion,...totalement imbibés à la Jupiler. La tension montait, grimpait,... arrivée gare centrale, l’excitation était à son comble..Ne comprenant rien à l’évènement je rentre ENFIN tranquillement chez moi, me couche un peu, ouvre les infos,....on connaît la suite......https://fr.wikipedia.org/wiki/Drame_du_Heysel.


  • Mie aux Zotis. Evadons-nous le pays des Dieux antiques où le sport était divins et sour le soleil coloré. Dieux est dans les nombres, mais il ne faut pas leur faire de l’ombre en les salissant dans les manipulations boursières, il n’en sort que de la m...e et on s’y vautre. Quand la panse est pleine, la pensée s’encroûte comme le pâté et les O verts ne font plus le DOL lard, car l’hommelette ne fait plus que de la choucroute :http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/le-qi-baisse-chez-les-jeunes-generations-des-norvegiens-pensent-savoir-pourquoi-5b1fc9d65532a296886b4bdc. La Pythie de l’Agora qui soigne de l’Angor,...


  • Julien30 Julien30 13 juin 11:47

    Encore une belle illustration du mépris qu’à le grand humaniste Nabum pour le peuple et ses distractions. Il est tellement au-dessus de la masse, c’est un talent qui publie un billet par jour sur ce site très exigent pour grands auteurs qu’est Agoravox, c’est dire à quel point il est au-dessus de tous ces tâcherons lobotomisés beuglant devant leur écran.


  • Relu (Ouessant) ou le PHARE d’ALEXANDRIE, visible de la Crète par beau temps : Mie aux Zotis. Evadons-nous vers le pays des Dieux antiques où le sport était divins et sous le soleil coloré. Dieux est dans les nombres, mais il ne faut pas leur faire de l’ombre en les salissant dans les manipulations boursières, il n’en sort que de la m...e et on s’y vautre. Quand la panse est pleine, la pensée s’encroûte comme le pâté et les O verts ne font plus le DOL lard, car l’hommelette ne fait plus que de la choucroute :http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/le-qi-baisse-chez-les-jeunes-generations-des-norvegiens-pensent-savoir-pourquoi-5b1fc9d65532a296886b4bdc. La Pythie de l’Agora qui soigne de l’Angor,...sortie de la table car il temps de faire la sieste.


    • kalachnikov kalachnikov 13 juin 12:01

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Alexandrie est distante du point extrême de la Crète d’environ ...450 km à la louche. Le phare mesurait ...135 m de haut, sa visibilité étant de 50 km.

      C’est ça, vilipendez l’idiotisme.


    • kalachnikov kalachnikov 13 juin 12:02

      cf. comprendre : distante du point extrême de la Crète lui faisant face.


    • @kalachnikov


      j’ai descendu les Gorges de Samaria, Elle se temine sur l’OCEAN et au loin comme dans LAWRENCE d’ARABIE, nous imaginions le phare s’avancer dans le lointain.https://www.google.be/search?q=Gorge+de+samaria&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwikn7vjstDbAhUBJlAKHegLB34Q_AUICigB&biw=1164&bih=61. bientôt plat crétois ;

    • kalachnikov kalachnikov 13 juin 12:17

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      C’est exactement ça : vous, qui vous présentez comme guide, vous ne pouvez que perdre quiconque vous écoute au pied de la lettre car vous ne faites que dans le copié-collé agrémenté de fantaisies de votre main. Autrement dit, vous gribouillez sur le réel, vous débloquez et sévèrement si je puis me permettre. Dieu merci, Homère a donné la solution : il faut savoir se boucher les oreilles pour pouvoir retourner à Ithaque.


    • @kalachnikov

      si jétais, je changerais plutôt de lune ette. Ce soir : nouvelle lune en gémeaux : Nouvelle Lune, je me souviens des mots de la présentatrice de la météorologie : Une situation de blocage avec de violents orages, beaucoup de vent et de fortes pluies, de la grêle, avec l’annonce que ces perturbations qui vont bientôt s’éloigner et que nous allons nous retrouver dans une configuration plus « de saison ».


    • Kalach, je suis simplement l’araigne ou ATHENA, qui tisse sa toile et créant du lien. Piquant deci-delà des des copié-cillé qur personne ne lit. Il fait bien les mettre en lumière, toujours enfouis dans la CAVE HERNE et ses cahiers. 

      configuration plus « de saison ».

      En effet le climat astrologique est comme celui que nous observons dans l’atmosphère terrestre et notre nature humaine est soumise aux mêmes fluctuations énergétiques : Le vent mental et tourbillonnant des Gémeaux cohabite avec un sentiment de blocage ou en tout cas de ralentissement tandis que beaucoup d’émotions (représentées par l’eau) affluent à la surface. La façon dont nous regardons cette lenteur et accueillons ces orages fait toute la différence et, pour cette période de démarrage qu’est la Nouvelle lune, c’est à nous d’en prendre conscience lors de l’émission de nos intentions. La direction clé est d’harmoniser nos pensées et projets avec ce qui est réalisable et sage tout en restant à l’écoute des voix intérieures qui nous guident


    • KALACH, 
      Kalach, je suis simplement l’araigne ou ATHENA, qui tisse sa toile en créant du lien. Piquant deci-delà des des copié-collé que personne ne lit. Il faut bien les mettre en lumière, toujours enfouis dans la CAVE HERNE et ses cahiers. 

      configuration plus « de saison ».

      En effet le climat astrologique est comme celui que nous observons dans l’atmosphère terrestre et notre nature humaine est soumise aux mêmes fluctuations énergétiques : Le vent mental et tourbillonnant des Gémeaux cohabite avec un sentiment de blocage ou en tout cas de ralentissement tandis que beaucoup d’émotions (représentées par l’eau) affluent à la surface. La façon dont nous regardons cette lenteur et accueillons ces orages fait toute la différence et, pour cette période de démarrage qu’est la Nouvelle lune, c’est à nous d’en prendre conscience lors de l’émission de nos intentions. La direction clé est d’harmoniser nos pensées et projets avec ce qui est réalisable et sage tout en restant à l’écoute des voix intérieures qui nous guident. CE QUI EST EN HAUT EN EN BAS, rien de n’oeuf depuis L’erre messe sans le « I » du phare away.


    • @kalachnikov


      je suis la casse-couille ou SCIE REINE. HUE LISSE était un peu con con,...Il passait à coté du chant de la HARPE, celle d’OR FEE,... Pauvre antigone. A force de se boucher les oreilles, Ulysse n’entendait même pas son appel,... Freud aussi détestait la musique,... A une exception près (échange épistolaire suivi) : Yvette Guilbert,...après HORNER. https://abonnes.lemonde.fr/culture/article/2009/12/24/de-l-interet-de-sigmund-freud-pour-yvette-guilbert-la-plus-moderne-des-chanteuses-d-antan_1284623_3246.html.&nbsp ;

    • @kalachnikov


      Relisez plutôt la légende de Tirésias, vous y verrez plus clair.

    • kalachnikov kalachnikov 13 juin 13:07

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Freud est une erreur puisque, comme dit Nietzsche, ’la vie sans musique serait une erreur’.


    • @kalachnikov


      Vous vous contredisez comme DAB. Freud se bouchait les oreilles comme Ulysse pour se consacrer uniquement à son oeuvre, craignant l femme (excepté : Marie Bonaparte qui l’a sauvé des griffes du nazisme, sa belle-soeur, Lou Andreas Salomé,...sûrement secrètement aimée,...proche de Niezsche et de Wagner, soir dit en passant,....Chacun jugera. sur la route de SAMO et sa trace.

    • Heureusement il y eut PHILON d’ALEXANDRIE,... Et je file en douce,....


    • kalachnikov kalachnikov 14 juin 11:12

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Vous dites n’importe quoi. Freud sait très bien que son rapport à la musique est problématique et incontrôlable/incontrôlé. Un témoin rapporte d’ailleurs comment une fois il perd les pédales physiquement à l’audition d’une musique ; ce qui est simplement une manifestation hystérique. Mais il ne faut pas compter sur ce Freud sur le sujet puisqu’il a toujours eu peur de ce qu’il pouvait déterrer en lui et n’a pas un instant cessé de mentir et trafiquer sur son propre compte, allant jusqu’à faire gober au monde entier ses théories fumeuses pour ne pas avoir à se trouver lui-même.

      L’avis définitif de Nietzsche sur la Salomé ? ’Un singe avec des seins’. Une psychopathe coincée mais affectant la liberté, jouant à la libérale, mais bien entendu elle suce pas, qu’est-ce qu’elle pompe en revanche. Pas étonnant que vous l’érigiez en modéle et c’est vertigineux que de singer celle qui singeait.


    • @kalachnikov


      Euh, j’ai lu le point de vue d’un psy sur la biographie de Nietzsche. Terribles et lancinantes migraines, neurasthénie accentuée et fin de vie pour le moins pénible,...En fait la plupart des individus à cette époque souffrait d’hystérie. Aujourd’hui c’est bien plus grave et puisque vous me traitez d’hystérique, je vous renvoie la balle : Vous êtes un NORMOPATHE, qui voit toutes manifestations étrangère à votre voltairisme cartésien comme une déviance. Vive mon hystérie, je la vis parfaitement. Modérato Cantabile et sans bile,...https://fr.wikipedia.org/wiki/Normopathie

    • kalachnikov kalachnikov 14 juin 12:24

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Il vous reste à lire une biographie de Nietzsche, celle de Daniel Halevy, par exemple, comme ça vous saurez de quoi vous parlez, l’histrionne, plutôt que vous en remettre à des opinions de seconde main.

      ...Oui, je sais, faudrait travailler !

      Je vous considère, vous, comme spécialement déviante, et vous n’êtes pas ’toutes les manifestations’. Et contrairement à vous, je ne suis pas atteint du délire dépressif du salut qui consiste à se prendre pour un guide, à voir dans chaque autre une erreur qu’il convient de corriger et que quand quelqu’un vous dit ’bas les pattes, madame’ vous vous écriez ’ach, du bist Adolf Eichmann’.

      Même dans votre secte de débilos, on n’est pas d’accord.


    • Self con troll Self con troll 14 juin 12:31

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Que de deux horizons différents (moi pour rire et kalach pour sérieux) on vous parle de Bâle, en voila une synchronicité à analyses.
      Sans compter que Ricoxy va revenir parler de balles à blanc.


    • @kalachnikov


      Je constate simplement que vous avez une certaine difficulté à lacher l’histrionne qui pour rien au monde ne voudrait changer (quel ennui,.....). J’avais un ami qui me disait, si je n’ai pas une petite douleur (migraine, ou autre,...) je ne me sens pas bien. Si j’étais la dépressive que vous dites, vous passeriez votre chemin. L’infirmière qui soignait ma mère en fin de vie me le disait. Aujourd’hui, on fuit les dépressifs. Alors comme dab, vous êtes à côté de la plaque. Vous êtes dans la controverse et la polémique et avez trouvé un os à mordre, c’est tout. Genre : réponse du berger à la bergère,... Franchement c’est stérile,.....

    • kalachnikov kalachnikov 14 juin 12:48

      @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Vous vous donnez le beau rôle dans votre joli roman, le contraire m’aurait étonné.

      J’ai une vision un peu différente mais quoi qu’il en soit, madame l’haltérophile, je ne comprends pas votre agacement puisque vous parlez à juste 4/5 personnes supérieures, lesquelles suivent assidûment les parpaings que vous lourdez à la ronde. Vous pourriez me remercier de vous donner l’occasion d’étinceler.


    • Mekissê Mekissê 14 juin 13:29
      @kalachnikov
      Sur la bonne voie
      Encore un effort pour être rationnel loin du Steiner Team

    • #Shawford #Shawford 14 juin 13:46

      @Mekissê

      Reste que ma mère la Lune/Vie t’a germé un peu trop près du mur ! ^^

      Essaye la corne d’abandon, le néant, pour toi, à quelques poussières d’années près (le temps joue contre ta petite personne smiley ), ça change pas grand chose, hein !?


    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 13:51
      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Piquer un fard semble plus simple

    • Yanleroc Yanleroc 14 juin 15:34

      @kalachnikov
      Vous pourriez me remercier de vous donner l’occasion d’étinceler.

      Tu lui rends service, par contraste ! (je parle des avatars bien sûr..)

      Ou tu dragues .. comme les autres qui sont attirés comme les mouches par le miel ?!

      Quel intérêt de t’ acharner à la démolir, d’ autant qu’ elle sait se dérober et piquer, ça t’ existe ?
      C’ est devenu très très intime Avox, déjà, cette chère Arthès..

      Ça manque de femmes du coup !

    • kalachnikov kalachnikov 14 juin 15:59

      @ Yanleroc

      Lol, vu le flood, je tombe inévitablement sur elle et vu qu’elle affectionne de déverser ses obscurités sur pas mal de sujets qui m’intéressent, naturellement je la cadre.
      Bon, cela étant, il est clair qu’humainement, entre elle et moi, ça ne colle pas. Ce qui n’implique pas de la malveillance ou de l’animosité ou que sais-je. Tu aurais dû noter que je n’aime guère les truqueurs et les bateleurs, comme la petite Julie, et que je parle jamais au hasard

      Mais bon, j’ai bien vu que t’as essayé de fourguer le produit à Lavau tout à l’heure. 

      Deux ET pour toi, et plein de bizom autour.


    • Yanleroc Yanleroc 14 juin 16:07

      @kalachnikov, merci pour les zitis, ça me touche, vraiment smiley

      Lavau lave + vite que son ombre !
      Mélusine connait-elle la Fontaine Mélusine, que tu a mis en lien ? (je ne dis pas ça pour draguer)
      Ton lien :
      « Pour parler de la folie de Nietzsche, il est nécessaire d’utiliser un langage précis. Le terme vague de « folie » recouvre en effet deux aspects. 
      D’une part, une démence, liée à une atteinte organique du cerveau, suite à une infection syphilitique. D’autre part, une probable psychose (reflet d’une structure de personnalité psychotique), liée au développement affectif de Nietzsche, à son histoire, à son enfance. Cette distinction opérée, nous verrons que la démence est quasiment avérée, mais que repérer un fonctionnement psychotique (non associé à la démence) est intenable, que ce repérage procède d’observations viciées, de jugements hâtifs, et, surtout, d’une myopie analytique. »

    • Yanleroc Yanleroc 14 juin 16:10

      @k
      Tu aurais dû noter que je n’aime guère les truqueurs et les bateleurs,

       
      Quid des multis alors ??



  • Soldat canadien après la bataille de Passchendaele, 1917.

    .


  • Simples soldats, écrivains et scientifiques mobilisés, les contemporains de la Grande Guerre ont décrit les conséquences immédiates de la guerre sur les paysages, la faune et la flore.

    Tous parlent d’une nature en pleine désolation : sols bouleversés par les obus, tranchées boueuses, zones agricoles ravagées, forêts dévastées, cadavres d’animaux déchirés…

     

    Les massifs forestiers retiennent particulièrement l’attention des observateurs.

    Obstacles ou refuges, sources d’approvisionnement, les forêts sont des zones hautement stratégiques.

    Leurs sols sont rapidement dégradés par les combats et les campements. De la frontière suisse aux Flandres, les tranchées les transpercent sur des kilomètres.

    Les arbres sont abattus en nombre pour les besoins militaires qui sont considérables : bois de chauffage, bois pour l’artillerie et l’aviation, bois pour les chemins de fer, bois pour les tranchées et les baraques : « il faut un stère de rondins pour 10 mètres de tranchées » (Puyo, 2004).

    Les arbres ne sont pas seulement détruits par l’exploitation intensive. Ils sont aussi touchés par les obus, les balles, les shrapnells. Dans un article de la Revue scientifique de 1916 on peut lire : « D’une manière générale, une inspection des différentes régions du front montre que toutes les forêts […] ont été affreusement massacrées dans la superficie comme dans le sol. […] Les arbres simplement blessés par les balles de fusils, sont irrémédiablement condamnés et ne guérirons jamais ou presque. L’étude qui a été faite des blessures de sortie montre que, comme chez l’être humain, elles sont plus graves que les blessures d’entrée. Après quelques années d’agonie, les arbres meurent et ne peuvent être utilisés que comme combustible, de médiocre qualité d’ailleurs. »



  • Le bois mitraillé est déprécié : dangereux pour les scieries ou pouvant contenir des polluants il est impropre à toute utilisation.

    Les dégâts sont tels que dès les premiers temps de la guerre, les spécialistes prévoient une réparation très difficile.

    Symbole de vie et de prospérité l’arbre atteint par les ravages de la guerre provoque chez les observateurs un sentiment de grande tristesse.

    « Au lieu de protéger le sol de leur épais couvert, les arbres des forêts de la zone des batailles tendent vers le ciel des troncs fantômes dénudés » (Rev. Sci. 1915).

    « Dans tous les bois où le combat fut le plus rude, il ne restait aucun arbre vivant ; les troncs demeurés debout étaient criblés de shrapnells et de balles et labourés d’éclats d’obus » (Rev. Gén. Sc. 1918).

    A Verdun, le commandant Raynal écrit : « j’aperçois très bien les bois Fumin, de Vaux, du Chapitre, de la Caillette… Leurs arbres, rares maintenant, n’ont plus une feuille ; ils dressent lamentablement leurs fûts mutilés et roussis – et nous sommes à la fin mai : les Allemands ont supprimé le printemps ».

    Dans son roman de guerre autobiographique, Henri Barbusse décrit lui aussi la dévastation des arbres : « Les grands peupliers de bordure sont fracassés, les troncs déchiquetés ; à un endroit, c’est une colonnade énorme d’arbres cassés. Puis, nous accompagnant, de chaque côté, dans l’ombre, on aperçoit des fantômes nabots d’arbres, fendus en palmiers ou tout bousillés et embrouillés en charpie de bois, en ficelle, repliés sur eux-mêmes et comme agenouillés » (Barbusse, 1915).



  • Dans son roman de guerre autobiographique, Henri Barbusse décrit lui aussi la dévastation des arbres : « Les grands peupliers de bordure sont fracassés, les troncs déchiquetés ; à un endroit, c’est une colonnade énorme d’arbres cassés. Puis, nous accompagnant, de chaque côté, dans l’ombre, on aperçoit des fantômes nabots d’arbres, fendus en palmiers ou tout bousillés et embrouillés en charpie de bois, en ficelle, repliés sur eux-mêmes et comme agenouillés » (Barbusse, 1915).

    Scientifiques, militaires, écrivains soldats, tous évoquent un paysage de grande désolation dans lequel l’arbre, personnifié, est une victime, un mutilé de guerre.

     « Entre les cadavres émouvants de grands sapins et des hêtres, qui ne reverdiront plus, grandiront les pousses nouvelles. Les feuilles combleront d’humus les trous creusés par les bombardements. La vivante nature ne permettra point que cette montagne conserve le témoignage durable des risques que nous y aurons courus » (Lintier, 1917).

    Paul Lintier écrit ces lignes en 1916, peu avant d’être tué par un éclat d’obus.

    « Les pousses nouvelles » qu’il imagine sont prédites ou même observées par les naturalistes de l’époque.

    Un article de la Revue Scientifique explique, dès 1915, que les bouleversements de terrain causés par la guerre pourront créer des conditions favorables à la croissance des arbres : « abris contre le vent, ombrages contre l’ardeur du soleil, retenues pour le ruissellement des eaux ».

    En 1918, la Revue générale des sciences pures et appliquées publie les observations du botaniste anglais Arthur William Hill alors capitaine de l’armée britannique. Ravagé par les combats de l’été et l’automne 1916, le sol des champs de bataille de la Somme a été dispersé, mis à nu et désintégré. Cette désintégration, associée aux effets de la pluie, de la neige et du gel a permis au calcaire et à l’ancienne couche de terre arable de se mélanger et de former une nouvelle superficie. A l’été 1917 (été suivant la bataille), le sol se couvre d’une masse importante de végétation : anciennes plantes cultivées (« il y avait eu là un jardin »), camomilles, ravenelles jaunes, pieds d’alouette, bleuets, myosotis, épilobes à feuilles étroites et coquelicots. « En juillet, les coquelicots dominaient et le coup d’oeil était superbe : un manteau écarlate non interrompu par des arbres ou des haies ».


  • Le coquelicot a besoin d’une terre remuée. Profondément « remuée », la terre de Flandres, entre les croix blanches, s’est elle aussi couverte de coquelicots qui ont inspiré à John McCrae son célèbre poème In Flanders Fields 

    Les plantes ne sont pas seules à montrer des facultés de résilience.

    Certains animaux font preuve, eux aussi, d’une étonnante aptitude à survivre dans un environnement devenu hostile.

    Au milieu des plantes aquatiques qui poussent dans les trous d’obus où l’eau est retenue par les marnes argileuses, les amphibiens et les libellules abondent.

    « Les alouettes chantent toujours bravement » dans le poème de John McCrae. De fait, pendant la guerre, l’alouette reste dans les zones de combat et s’accoutume au bruit des canons.

    D’autres oiseaux en font de même. Le conte de Tristan publie en 1915 dans la Revue française d’ornithologie ses « Observations sur les oiseaux des dunes de Nieuport (Belgique) pendant la guerre de 1914-1918 ».

    Il répertorie avec précision toutes les espèces présentes dans les zones de combats. Il note également avec beaucoup d’étonnement les adaptations de certains oiseaux : « Un couple de Traquets motteux a fait son nid à 6 mètres exactement derrière une des quatre pièces de la 9e batterie du 32e d’artillerie, dans un trou de lapin abandonné, à 70 centimètres de profondeur. Malgré le bruit des départs de coups de canon, la couvée est venue à bien et les petits sont au nombre de quatre. »

    Arbres abattus, haies détruites, les espèces qui habituellement nichent en hauteur sont contraintes à installer leur couvée sur le sol.

     


  • UnLorrain 13 juin 12:20

    Je comprend Melusine a peu près autant que celle-ci de Thiéfaine,ce refrain,avec accent québécois ultra exagéré « c’mÂÂtin l’marchand d’coco n’est pas passé et au lieu de se rendre a l’école tous les vieillards se sont mis a casser des huitres su’l’ bord du trottoir avec des démontes pneus,sur ma porte j’ai marqué absent pou’ la journée dehors il fait mauvais il pleut des chats et des chiens,les cinémas sont fermés c’est la grève des clowns alors je reste a la feunetre a regarder passer les camions militaires » etcetc.


  • UnLorrain 13 juin 12:54

    Non Melusine. J’ai ici,pour aider ma mémoire,un tronc d’arbre,un chêne,un mètre de haut environ. Il devait avoir 30 ans au moins quand il reçoit ses éclats d’obus durant la guerre 14-18. Il va mystérieusement mourir un siècle plus tard,il sera « sec sur pied » bon,excellent pour le chauffage ( j’ai vu des morceaux de cette race d’arbre aussi gros qu’un mollet n’être qu’une braise dans mon fourneau )


  • juluch juluch 13 juin 13:09

    suis pas foot pour un sou !


    Par contre ce mois de juin et bien morose....pluie à répétition y compris ici dans le sud, un vrais temps du Nord !!  smiley

    • @juluch
      Bonne nouvelle : cette année 18 au tarot THORA, est celle de la lune. Très symbolique et aquatique, nous invitant à l’intériorité et les bonnes lectures. L’inconscient symbolisé par le rêve nocturne, c’est aussi le soleil qui darde ses rayons la nuit sur la lune dont le symbole féminin ne peut échapper qu’a ceux qui porte de lunettes pour regarder le soleil en face. Au moins, la lune peut s’observer sans risquer de bruler ses iris.


    • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 18:48
      @juluch,

       Si vous êtes français, j’ai un message de nos concitoyens de Wallonie qui sont à votre nord.
       Ils ne sont pas du tout content d’avoir reçu la flotte que vous n’avez pas accepté.
       Des inondations, ils vous envoie les factures de réparation.
       A Bruxelles, nous y avons bizarrement ou miraculeusement, totalement échappé.
       Une averse d’une heure et puis basta.

    • juluch juluch 14 juin 13:14

      @L’enfoiré

      Bouches du rhone....... smiley

    • C'est Nabum C’est Nabum 14 juin 13:52

      @juluch



      Sans le sous pas de foot

  • jymb 13 juin 13:24

    J’envie les célibataires intelligents, c’est à dire inaccessibles au néant de la ba-balle, qui vont pouvoir multiplier les rencontres et envisager de chaudes soirées sensuelles, loin des braillements télévisés

    Cocufier un « supporter » est un engagement citoyen contre la bêtise humaine 

  • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 18:42
    Bonjour Nabum,

     Si l’on en croit mon billet, à Bruxelles, mai c’était plus un mois de de fêtes.
     De juin, je parlerai samedi prochain comme vous mais de manière très humour satirique.
     Une insensibilité au foot, notoire, à la base... smiley

  • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 18:43
    « de de fêtes’ »
    Mon clavier qui en bégaye.
    C’est dire que ce n’était pas banal... smiley

  • #Shawford #Shawford 13 juin 21:54

    Je vais m’gêner ! smiley -> smiley -> smiley

    @Na Boom

    Bon les choses commencent un chouïa à se (re)mettre en place. Be good demain, Johnny, je serai cette fois-ci impitoyable sur votre poulet simoyen du jour !

    Mais cépatou mais je fais aller me faire un p’itit Rattlesnake tranquilou pour me remettre de cette journée si citoyenne ! <3 smiley smiley smiley smiley

    Tschuss


  • sound of 13 juin 22:29

    J’ai parfois l’impression que certains commentaires ne parlent pas de l’article mais juste d’eux même ... Et donc effectivement ! Une fois le peuple distrait à souhait avec des jeux futiles. L’asservissement et la décroissance de nos facultés cognitive et mentale, (l’abrutissement) ne sont qu’une question de temps ... Je dirais même que nous y sommes déjà, à deux doigts de la folie, celle du non voyant à la vision chromatique et celle du voyant aveugle ... Consternant !!! Si on va plus loin dans la réflexion, on pourrait noter, que presque tous les mois de l’année sont remplis d’évènements « importants », sportif, musicale, politique, sociale... En tous cas, ce qui est certain (et cela peut faire l’objet de recherche et d’un prochain article ?), au sujet des événements sportifs on frôle le 1 par mois et parfois même 2 par mois mais c’est rare et jamais au même niveau et le même sport (c’est bien fait quand même !) ... Tennis (roland garros, Coupe Davis, wimbledon ...), foot, coupe du monde, d’Europe, ligue des champions, championnat nationaux ...) Jeux olympiques, Rugby ... C’est bien organisé tous ça ?! Sans compter deux, trois événements socialo-politiques par-ci par-là, et hop le tour est joué, en avant Guingamp !!! La grande illusion, enfin comme vous voulez ?


  • Bernie 2 Bernie 2 14 juin 01:22
    21 sur 30 commentaires de la camée belge, elle c’est lâchée. Merde, je suis poisson hors du bocal et ma grand mère s’appelait Philomène. Je suis foutu pour la bougresse.

    Quand nabum le censeur effacera la chieuse débile et le schyzo shaw et ses avatars ( une fois de plus il a arrêté ses pilules ). Ça fait du volume, mais pas des gens. Quand on tire la chasse, y a plus grand monde.

  • nono le simplet nono le simplet 14 juin 06:21

    comme parmi mes amis et copains tout le monde se contre fiche du foot je n’angoisse pas ...


  • Le421 Le421 14 juin 15:05
    Il y a des moments comme ça où je suis très heureux d’être un anormal !!
    Mon « phi » est là pour en témoigner.

    Et la Coupe du Monde, j’en ai rien à foot !!  smiley


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