jeudi 13 septembre 2012 - par Sandro Ferretti

Vos luttes partent en fumée...

Ceci est mon testament. Car le 26 septembre, j'arrête de fumer. Une nouvelle fois, devrais-je dire, car c'est très facile d'arrêter de fumer : je l'ai fait au moins sept fois. Je fais donc mon testament, car j'ai peur d'en mourir. De faire le deuil de mes illusions, des bons moments, des volutes et de mes luttes. Je vous demande donc un peu de silence. Ceux qui fument sont toutefois autorisés à en griller une en attendant.

 

Les outils :

Je suis un client sérieux : j'ai déjà donné dans les patch nicotiniques, qui n'ont eu pour effet que de doubler le prix habituellement dédié à ma consommation de tabac (62 euros la boite pour 28 jours). Le Ziban, qui m'a rendu moitié coucou, nauséeux et insomniaque à 100%, sans m'enlever un seul instant l'envie irrépressible de m'en allumer une après le café.

Le Champix, qui me donnait des pensées aussi positives qu'une maxime de Cioran lâchée une nuit sans lune, quand il pleut et qu'on a oublié son parapluie. Qui me rendait ennuyeux comme un paragraphe d'Amélie Nothomb, plat comme une discours d'Ayrault. Mais agressif, aussi : je ne compte plus le nombre de rouge-gorges avec qui j'ai voulu me battre sur la terrasse, quand leurs piaillements suraigus dignes d'une interview de Cécile Duflot persistaient malgré plusieurs « ta gueule ! » bien sentis. Immanquablement, au bout de deux semaines et pour éviter les plaintes à la SPA, je replongeais. En apnée, pour atteindre aussitôt le fond la piscine, avec mon petit pull marine, mes illusions et des suintements nicotiniques jaunâtres au bout des doigts.
 

J'ai aussi tenté l'acupuncture, avec un copain masseur/ thérapeute des stars. Pour moi, il voulait bien rabattre le prix de la séance de 200 à 50 euros. Bon. Comme musique de fond, il avait mis «  This is the end, my only friends  » des Doors. J'aurais p'têt dû me méfier. Percé de flèches comme un bonze dissident en Mongolie, le nez empalé de palettes pointues comme un guerrier aztèque, j'ai saigné comme un bœuf (alors qu'on ne doit pas, parait-il), et aussitôt cautérisé les plaies au cigarillo le soir-même.


 

Bref, il ne manquait plus que l'hypnose. A l'Institut National. Du sérieux : deux mois de préavis pour le rendez-vous. Questionnaire personnalisé à remplir. Chèque de 390 euros à joindre pour mieux asseoir la motivation. « Il faudra se concentrer sur un souvenir heureux de l'époque où vous ne fumiez pas », dit la lettre personnalisée. Mais qui ne pourra être d'ordre sexuel... C'est un problème : je n'ai aucun souvenir d'enfance. Adolescent, je fumais. Et après, tous mes bons souvenirs, dans ma chienne de vie, sont d'ordre sexuel. Enfin, d'ici le 26, j'aurais bien trouvé quelque chose. Je vous tiens au courant.

 

Les atouts du sevrage :
 

Je ne parlerais même pas de la crainte du crabe et des tentatives de l'éloigner de mes alvéoles pulmonaires : il faut 12 à 15 ans pour nettoyer le bazar et revenir au risque moyen de la population générale ( qui comprend les fumeurs...). C'est dire si, statistiquement, la camarde m'aura déjà signifié avant -cette faux-jetonne-, en recommandé avec accusé de réception, que pour une fois j'ai gagné à un jeu de hasard ( donc net d'impôts, toujours ça qu' Hollande n'aura pas).

Ouais, que pour une fois, parmi les nominés, the winner is ... ma pomme. Parfaitement. J'aurais à peine le temps de remercier ce vieux Smalto de m'avoir habillé pour l'hiver, ma Maman, sans laquelle je ne serais pas là en train de crever, le metteur en scène de ma piètre vie (mais qui est-ce, au fait ?), l'éclairagiste (tu me vois là, Paulo ?), mes filles qui continueront le chemin on the road again avec mon image plantée dans les yeux et la musique à fond. Et puis remercier mon Label (Daniel, le Jack Daniel, le Label rouge ? Pfft, j'ai oublié), mes musiciens, mon éditeur qui ne m'a jamais édité et tout le toutim.

 

Non, je parle pas de ça. D' ailleurs, la faucheuse, je lui cause méme pas : qu'elle retourne sur son Massey-Ferguson faucher la lavande en basse-Provence.
 

Non, le progrès notable, ce sera pour les artères. J'en avais assez de me promener partout, au restaurant ou chez des amis, avec un écouvillon à biberon pour me ramoner coronaires et fémorales après chaque écrasée de pommes de terre à l'huile d'olive, chaque escalope de foie gras poellée déglacée au St Emilion, tout saucisson de Lyon, qui se paient cash en plaque d'athérome. C'était douloureux, peu efficace et assez salissant. Je voyais bien les airs peinés des con-vives, enfin ceux qui étaient encore vifs, assez pour se reculer d'un mètre quand le jet rouge giclait au milieu des profiteroles et maculait l'addition. C'était toujours le moment que choisissait un/ une imbécile pour dire que du coup, on ne sait plus qui doit quoi, qui a pris un dessert et pas d'entrée.

 

Le cœur aussi. En un an, il paraît qu'il est neuf, prêt à pomper et gober n'importe quelle connerie, prêt à dire je t'aime à la première shampooineuse rencontrée sur le parking du centre commercial Vélizy 2, les soirs de grandes panade, quand chacun rentre à sa voiture, que le brouillard masque les enseignes et que les spots orangés des lampadaires éclairent ce désastre de la comédie humaine et hormonale.
 

Fini aussi l'haleine de chacal goudronné à peine masquée par la fraicheur de vivre d'un chewing-gum -toujours prompt à dézinguer plombages, ciments et composites- ou d'un coup de spray « special drague » à 20 euros, pour mettre la poussière sous le tapis avant un rendez-vous.

Finie la moue dégoutée du dentiste lors du détartrage annuel, qui m'accueillait avec masque, tuba et lunettes de plongée, par un « bon, on va d'abord nettoyer tout cela pour y voir plus clair ».

J'aurai de blanches canines longues à rayer le parquet qui feront redécoller ma carrière. J' afficherai sans cesse, qu'il pleuve, vente ou neige, le même sourire béat et blanc, blanc comme une soucoupe étincelante qui sort du lave-vaisselle, un sourire figé de présentatrice météo sortant des coulisses et de son coït furtif mais brutal avec le directeur des programmes.

Tiens parlons-en. Sexuellement, ces derniers temps, je baisse. Comme disait Desproges, « j'ai tendance à m'essouffler bruyamment dans les escaliers trop raides et les femmes trop molles ».

Je sens bien que j'ai du mal à tenir les 45 minutes de pilonnage intensif que Cosmopolitan recommande pour commencer à faire frémir la citadelle assiégée, et qui précède l'envoi d'huile bouillante à travers le pont-levis abaissé.

Hier soir encore, « Rosée du matin », la jeune thaïlandaise de 18 ans et trois jours qui partage parfois ma couche en échange du paiement de son loyer en cité-U, me le disait délicatement : la croissance est là, mais pas assez soutenue, pas assez ferme et durable pour inspirer la confiance des investisseurs, bref construire une politique Keynésienne à long terme de nature à favoriser les dépôts en liquide ( je crois qu'elle est étudiante à HEC).

Avec l'arrêt du tabac, je m'attend à tout : des coups de balais dans les murs des voisins jaloux ( quoique je n'aie pas de voisins), des propositions cinématographiques chez Marc Dorcel. On verra bien.

Et puis je vais pouvoir me remettre au sport : à moi les randonnées à VTT dans les massifs forestiers alpins avec plein d'anglais en BMW. A moi les genoux niqués par le jogging sur le goudron de juillet, les fractures tibia/ péroné à Val d'Isère en janvier, les polytraumatismes faciaux en parapente en avril, le surf dans les rouleaux de Tahiti et les amputations de la jambe post- attaques de squale blanc ou de requin citronné... Oui, ce sera bon pour ma santé, le Doc. me l'a dit. Et il peut pas se tromper. Si les pontes de la Faculté n'avaient plus leurs facultés, ça se saurait.
 

Les risques d'un sevrage brutal :
 

Il y en a, je ne me voile pas la face.

D'abord l'envie. C'est très long de perdre l'envie d'avoir envie. Johnny ne dirait pas le contraire, il n'a jamais pu arrêter.

Et puis, y'a l'insomnie. Qui fait faire de drôles de choses. Se relever en se demandant si dans la dernière note au boss, on a bien visé l'alinéa 4 de l'article 264 du code de mes genoux. Qui peut même, à certaines heures pâles de la nuit, quand la ville est endormie, vous faire rallumer la télé, vous qui ne touchiez plus à ce truc depuis longtemps.

Ouais, quitter la tabagisme pour se mettre à regarder la météo, le CAC 40 qui dégringole. Pire, un match de foot avec Karim ben machin, Samir je ne sais qui, phares de la pensée mondiale, qui savent tout sur le bout de leur doigt d'honneur au public. Ou bien un film muet de Marguerite Duras sur Arte. Du patinage artistique commenté par une ménopausée depuis longtemps, mais qui trouve pourtant que la demoiselle ne lève pas assez haut la jambe, dans son triple salto carpé.
 

Faut arrêter aussi le café ristretto et sa mousse fumante, parce que le café appelle la cigarette. Faut éviter le Brouilly sur la terrasse, pour les mêmes raisons. Faut arrêter les bouchons le matin pour aller gagner son pain : parce que quand le portique lumineux de l'autoroute vous indique « A12/ A13 : 55 minutes », tout ça parce que trois cons à scooter ont voulu aller plus vite que les beaufs en voiture et se sont envoyés en l'air, ben.. on a envie d'en griller une, pour calmer le rythme cardiaque, et se mettant un Bashung qui susurre que « volutes partent en fumée ». Mais on ne peut plus le faire.
 

Et puis, il y a la prise de poids. On a peut être les poumons et la gorge claires, mais on a vite une belle bouée qui menace de vous faire uriner uniquement en utilisant un rétroviseur. Des belles joues à la Raymond Barre. Un cou de taureau sans les arènes qui vont avec.

Ben oui. Moi qui était si fier d'être mince comme mes placements financiers après prélèvement libératoire.

Et il y a pire. On risque la dépression. C'est connu, arrêter de fumer après 30 ans de tabagie, c'est comme perdre un ami de 30 ans, m'a dit un pneumologue. On continue de vivre, mais on n'oublie jamais. Et moi, j'ai déjà assez perdu d'amis de 30 ans pour en rajouter.

D'ailleurs, faut aussi se méfier des enterrements de potes ayant trop tiré sur la tige des culbuteurs. En sortant de l'église ou du cimetière, l'émotion aidant, tout le monde en allume une. Pour se prouver - peut être - que nous, on est encore vivants.

Donc, il faut supprimer aussi les enterrements des amis de 30 ans. Ca, ca me va. Et le petit café-cigarillo au bar en face du cimetière. Ca, ça me va moins.
 

Et puis, plus généralement, il faut garder le moral malgré le manque. C'est sûr, je vais avoir peur que l'amer monte, que le fond de l'air effraie, que je me mette au crack boursier, que je me farine le groin avec la couverture de « la vie du rail », que je finisse sur un char dans une Drogue-Queen à Berlin.

Ouais. Je vais peut être en allumer une à votre santé, finalement.
 

Ah, j'oubliais : mon testament. Je lègue mon briquet à ma voisine qui ne fume plus (avec un peu de chance, elle reprendra...). Mes quintes de toux à la mémoire de mon Tonton, qui bien sûr ne tousse plus depuis longtemps. Mes poumons à la déchetterie. Mes dents à la science (bien fait pour elle). Ma langue au chat. Le reste du corps aux chiens.

 

« A mes jambes, à mon chien, à ceux qui ne savent rien, qui ont oublié leurs cheveux dans les branches ». ( Marcel Kanche, « Dog Songe »)
 



61 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 septembre 2012 09:02

    Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme, et plus que la somme des quatre réunis. Plus de cinq millions et demi de vies sont emportés prématurément chaque année, cent millions de morts au XXe siècle, et à ce rythme une véritable hécatombe pour le siècle en cours. « La cigarette, résume Robert Proctor auteur de « Golden Holocaust », est l’invention la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité........., voir :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/10/le-tabac-poison-en-vente-libre/


    • rosemar rosemar 13 septembre 2012 20:42

      Oui ROBERT et le lobbying de l’industrie du tabac devrait apprécier un tel article....merci pour eux...


  • devphil30 devphil30 13 septembre 2012 09:42

    Bon courage et merci pour votre excellent billet très bien écrit.


    Pour vous aider pensez au sport sous forme de vélo ou de course à pied mais progressivement pour vous habituez afin de ne pas passer l’arme à gauche par un effort trop violent.

    Pensez aussi que vous allez pouvoir faire autre chose avec cet argent qui n’a servi qu’a enrichir des marchands de drogue et de mort faisant croire que fumer est viril , épanouissant , relaxant , stimulant etc .....

    Profitez de la vie sans tabac , elle sera plus belle et probablement plus longue 

    Philippe 

  • Georges Yang 13 septembre 2012 09:47

    Sandro

    Il faut bien mourir de quelquechose et le tabac ne tue pas tous les fumeurs.

    Tout plaisir est potentielement dangereux

    On est philathéliste, on invite son petit voisin admirer une série de triangulaires des Tonga et on se retrouve aux assises sans avoir compris ce qui s’est passé

    On peut aussi glisser sur la savonette sous la douche et se retrouver avec une fracture du col du fémur, ou pire tomber sur la cuvette des chiottes comme Sulitzer

    Alors, continuez à en griller une sauf si vous avez atteint l’insuffisance respiratoire sévère

    Et dites, clope au bec « Je n’ai besoin de personne en Massey Fergusson »

    La vie est belle, belge pour certains, mais elle s’arrête un jour pour tous

    Bon courage


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 10:12

      Doc,
      Le problème, c’est que j’ai peur de me mettre à boire pour oublier que je ne fume plus.
      On n’en sort pas.
      D’ailleurs, Bashung l’avait très bien compris dès 1979 avec le très bon « je fume pour oublier que tu bois ».


    • Georges Yang 13 septembre 2012 10:31

      Celui qui ne bois pas, ne fume pas, ne baise pas est mort depuis longtemps, mais il ne le sait pas


  • siatom siatom 13 septembre 2012 09:55

    Je trouve ce papier à la fois tres pernicieux et nocif pour les non- fumeurs . D’autant que je suis persuadé que vous fumiez une clope en tapotant votre clavier. Comme vous devez le savoir, la fumée du courant secondaire est plus toxique que celle inhalée directement par le fumeur.En outre Agoravox comme son nom l’indique est un lieu public interdit à la cigarette ; Par conséquent, seule une chronique écrite post mortem avec la certitude que que tout ce que prévoit votre testament ait été scrupuleusement respecté, aurait pu recevoir l’agrément du Ministère de la Santé. D’autre part, traiter un sujet aussi grave avec un ton aussi léger n’est recevable que si vous nous confirmez par retour que vous ne fumiez que des cigarettes« light ».Enfin, dernier reproche, la place prise par ce billet ne nous prive t-elle pas du 13 ème épisode des folies de la guerre froide. Dans ce cas, vous ajouteriez à ce vice un autre vilain défaut,l’égocentrisme.


    • Georges Yang 13 septembre 2012 10:05

      Taisez vous donc Siatom, sinon le Professor Unrat va demander votre radiation du site du fait de vos propos d’extrème-droite


    • siatom siatom 13 septembre 2012 10:18

      à Georges Yang

      Merci pour ce conseil avisé, j’ai une facheuse tendance à m’enflammer mais je regrette le dernier paragraphe de mon précédent commentaire.On ne m’y reprendra plus.


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 10:18

      @Siatom
      Votre finesse légendaire vous a en effet fait deviner que je préfère mobiliser mon intelligence sur des conneries, que ma connerie sur des choses intelligentes.

      Vous mettez également le doigt sur un synchronisme fâcheux :
      j’ai en effet tendance à fumer en écrivant, le halo bleuté, en s’incrustant dans mes synapses, permettant parfois d’optimiser le talent.
      Si j’arrête de fumer, me voilà contraint d’arrêter aussi d’écrire.
      Bref, vous aurez compris que ceci est sans doute mon dernier billet. Beaucoup s’en féliciteront.
      Qu’ils aillent faire leur jogging en forêt, et qu’on n’en parle plus.


    • Georges Yang 13 septembre 2012 10:34

      Siatom

      A la manière de...

      Votre post pue la haine, vos intolérable propos facistes polluent ce site et je demande à la modération de vous exclure définitivement

      Dehors le nazi !


    • siatom siatom 13 septembre 2012 12:16

      .à George Yang

      Arretez de me tourmenter, vous imitez tellement bien que j’ai cru que c’était l’original.
      Si vous continuez, je vais me mettre aux anxioiytiques.


    • Georges Yang 14 septembre 2012 22:17

      Sandro

      Je n’ai pas voulu intervenir quand il y avait encore des lecteurs, j’ai compris votre délicatesse quand vous parlez de dernière intervention probable,

      J’ai beaucoup aimé vos billets et vos interventions, vous pouvez me répondre sur un de mes anciens articles, on ne les lit guère 


  • cevennevive cevennevive 13 septembre 2012 10:00

    Bonjour Sandro,

    Très bon article ! Merci !

    Comme le dit Yang, il faut bien mourir de quelque chose. Et mourir des petits plaisirs de la vie est bien plus intéressant que de mourir du manque et de la dèche, non ?

    Il est terrible de voir que l’état et ses sbires, dans leur ensemble, tendent à vouloir nous supprimer ceci ou cela, sous le prétexte que ça nous fait mal. Et les impôts, le travail, les obligations de toutes sortes, ça ne nous ferait pas mal ?

    Allez, bonne journée à tous.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 septembre 2012 10:12

    L’humour nuit gravement à la mauvaise humeur .


  • Romain Desbois 13 septembre 2012 10:20

    Que l’on commence par interdire les exhausteurs de goût et autres additifs !

    Contacté il y a trois ans , le ministère de la santé m’a fait répondre que ce n’est pas possible (concurrence, bla,bla, bla).

    Or il existe plusieurs marques de cigarettes qui n’ont que du tabac . Sur le paquet c’est inscrit.

    Une marque américaine vendue en France propose même une version 100% tabac bio. (marque qui est un monopole d’une tribu Amérindienne du Nord).

    Elle sont un peu plus chère mais sont très tassées , du coup on en fume moins, ca compense largement.

    Donc déjà , même si c’est jamais bon de fumer, on peut au moins éviter de fumer pire.

    (c’est pas meilleur de respirer, un feu de broussaille non plus d’ailleurs)


  • Georges Yang 13 septembre 2012 10:36

    Sandro

    La vie saine est quelquefois dangereuse, regardez le malheureux cycliste de Chevaline !


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 10:40

      Ben oui, j’y fait allusion dans le texte.
      Comme il y a aussi toutes les femmes violées et tuées en faisant leur jogging.
      Bref, on nous enfume.
      Fumer peut vous épargner une mort horrible de sportif du dimanche.


  • Georges Yang 13 septembre 2012 10:44

    Pour les 100 ans de mon père, je lui ai allumé une clope

    Ca pouvait pas lui faire du mal


  • Clouz0 Clouz0 13 septembre 2012 10:57

    - « T’es pas tout seul Mec ! »

    (Me suis-je dit en lisant ce papier enfumé)
    .
    Mais ça ne me rassure pas plus que ça de savoir que d’autres imbéciles dans mon genre vivent les mêmes affres et se posent les mêmes questions. 
    Il y a un an à peine ( quand j’étais encore clean, sevré, et fier de mon abandon définitif de la Gauloise Rouge pour mieux tenir la distance avec une Galloise, rousse, dotée d’une belle capacité pulmonaire ) j’aurais lu ce papier avec la satisfaction du gars supérieur.
    J’aurais même esquissé le sourire moqueur et méchant que je suis capable d’avoir, faute d’une empathie suffisante pour l’humanité rampante qui m’entoure.
    J’aurais fait un post vachard sur la force de caractère, ceux qui l’ont... et les autres.
    .
    Il y a un an ce papier m’aurait procuré une joie mauvaise.
    Mauvais timing, Sandro !


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 11:23

      Ouais, Nicot est un malin, il a des conexions avec la mémoire reptilienne, une vraie vipère.

      Désolé pour ta Galloise pulmonaire.. Tu aurais peut étre dû l’emmener faire des châteaux en Espagne.
      Ou t’associer avec elle dans un magasin de cravattes.
      Ou alors, devenir notaire. Ouais, notaire à Bourg-de Péage, tu te serais repris à espérer...
      Au lieu de crayonner des cuisines équipées design pour Dubonnet en sirotant une Suze.


  • PhilVite PhilVite 13 septembre 2012 11:02

    Putain, 45 minutes ?? c’est ça la norme ?
    Ça me fait penser à l’histoire de la fille qui ne sait pas si elle fume après l’amour parce qu’elle n’a jamais regardé.
    Non, non, m’est avis qu’après trois quarts d’heure de burinage appliqué, ça doit commencé à sentir le cramé...


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 11:17

      PhiVite :
      là-dessus (ou en dessous), les avis divergent. Et dix verges, c’est énorme.
      Biba parle de 35 minutes. Mais la vraie question est : incluant ou non les préliminaires ?
      Et la question subsidiaire : qu’est-ce que des préliminaires valides ?

      Et comme je suis un être complexe, je rajoute encore une question :
      est-ce qu’on compte dans les 45 minutes le temps de l’allumage de la clope finale, la fameuse ’clope après l’amour« , où l’on crache la fumée à la face de la fille en lui disant :
       »Alors, heureuse ?"

      Ou bien les péripatéticiennes, dans leur infinie sagesse, n’avaient-elles pas raison en laissant se consumer une clope allumée sur un cendrier pendant la passe, signifiant, comme un sablier tabagique, la fin de la récréation quand la clope était consummée ?

      Un vrai débat citoyen, PhilVite, dont je ne suis pas surpris que vous y participiez, en réhaussant le niveau général.
      Epicétou.


  • foufouille foufouille 13 septembre 2012 12:00

    faut aussi arreter le diesel
    juste 32000 morts .............


  • antonio 13 septembre 2012 12:29

    Merci pour cet article plein d’humour.


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 septembre 2012 13:06

    Fini l’abonnement à la boite par semaine à 250 euro le kilo, le papier Bolloré plus cher qu’un roman de supermarché, j’ai tout troqué contre ma pipe indienne petit culot en ébène et un briquet dans une boite à cigares métal sous mon banc de pierre au pied du tilleul centenaire. quand l’envie me prend et le temps s’y prête, je ramasse deux feuilles sèches, les broie en poudre et tire trois tafs tranquille. Ça détend, et hop merci ! Une fois par mois quand je passe devant un tabac, je m’offre une pochette de cinq cigares emballés à 2 euros. Point.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 septembre 2012 13:08

    S’il arrete le clope, Sandro dit qu’il veut changer l’imper en manque pour le paréo en allant soit disant surfer au fénua :On en veut pas !
    Pour qu’il décapsule nos Hinanos bien fraiches ?
    Qu’il enfume nos demies tinito de son latin lover ?
    Qu’il roule nos belles chinoises en les débridant des yeux ?
    Qu’il entube nos jolies filles à popaas avec ses plans de metro ?
    Qu’il fasse valser en trois temps nos vahinés lors des soirées bandantes ?
    Non,non et non,y débarquera pas à Faaa,j’previens Oscar et les douaniers !
    L’a qu’a aller à Capri ,le Ford en baratin !


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 13:15

      Capri, c’est fini, tu le sais bien.
      Et puis je te laisse tes requins tigres, marteaux et citrons. Aussi les raies Manta.
      Pas de vahinée non plus : à 30 ans, elles atteignent le quintal.

      Si en revanche, vers la barrière de corail, tu connais une shampooineuse...
      Passé 50 ans, plus les cheveux tombent, plus on aime les coiffeuses. La capilarité, sans doute...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 septembre 2012 13:25

      Si t’insistes pour venir on te proposes Manta le raerae,coiffeur à la raie du milieu et qui est pret à te faire découvrir son anneau de corail .C’est tout c’qu’on peut te proposer !


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 septembre 2012 10:22

      Pas de vahinée non plus : à 30 ans, elles atteignent le quintal ...

      Une vahinée c ’est gonflé .... smiley


  • alinea Alinea 13 septembre 2012 13:15

    Il y en a qui portent plainte contre les fabricants de cigarettes, pauvres choux trahis et trompés !
    Moi je vais porter plainte que les libéraux, ultras en plus, qui me contraignent à fumer pour oublier que je suis impuissante à préserver ne serait-ce qu’un bout de terrain avec une terre vivante, une source d’eau fraîche, un mètre cube d’air pur, un voisinage non perverti à la conso.
    La cigarette prolonge ma vie : sans elle, il y a longtemps que je me serais suicidée.
    Ceci dit, mon attitude n’est pas très citoyenne car un homme mort ( une femme en l’occurrence) ne coûte plus !
    je ne coûte encore rien à personne niveau santé ; je m’en tiens à ce bon alibi.
    En tout cas, j’ai ri, et le rire, ça fait durer un peu plus longtemps !!
    Merci


  • LE CHAT LE CHAT 13 septembre 2012 13:22

    t’as essayé la triple Grimbergen ? le seul défaut , ce que tu aller souver pisser ...


  • Abou Antoun Abou Antoun 13 septembre 2012 14:17

    j’arrête de fumer. Une nouvelle fois, devrais-je dire, car c’est très facile d’arrêter de fumer : je l’ai fait au moins sept fois.
    Pas de quoi se vanter ! Du temps que j’étais accro j’arrêtais tous les soirs avant d’aller me coucher.


  • Abou Antoun Abou Antoun 13 septembre 2012 14:22

    Sans doute la meilleure méthode (qui demande quand même une compagne attentionnée et bienveillante). Abandonner la cibiche pour la pipe, je veux dire s’en faire tailler une à chaque fois qu’on veut en griller une.
    Enfin ça crée peut-être d’autres addictions.


    • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 13 septembre 2012 18:39

      Yes, je connais aussi.
      Une quelqu’une m’avait fait cette proposition honnête et allèchante il y a deux ans.
      Promesse tenue pendant une semaine et demi et puis...plus rien.
      Donc, j’ai repris.
      Parrallélisme des formes...


    • Constant danslayreur 14 septembre 2012 08:10

      Abou smiley Faites attention quand même

      Une proche m’a raconté qu’au moins une personne sur deux lui avait juré tout ce qu’elle pouvait qu’elle ne l’avait pas fait exprès, qu’elle ne s’en était même pas rendue compte (Authentique).

      La proche en question est chirurgien dentiste et elle se fait régulièrement ... mordre par réflexe...


  • fatalerror fatalerror 13 septembre 2012 16:04

    C’est un peu facile d’écrire un texte noir, de trouver des expressions sombres, agressives, trash, noires comme des poumons (haha) pour faire réagir le lecteur. L’exercice est beaucoup plus délicat quand il s’agit de se motiver, d’être original et de s’avouer les vrais raisons.

    L’auteur cherche à se convaincre, à travers sa pseudo-subversivité, qu’arrêter de fumer, c’est rentrer dans le moule, s’empêcher de profiter de la vie, des bons moments, simples, qui font plaisir. On le voit bien dans son travail d’opposition entre le plaisir d’allumer une clope dans les situations difficiles, dont il va falloir se priver et les risques d’accidents auxquels il risque d’être confronté en faisant des activités sportives ; activités, selon lui, réservées aux non fumeurs. Il évoque des risques d’accidents/incidents de l’ordre de 0.01% (croiser des anglais en rando, fracture tibia péroné au ski, accident de parapentes, être mangé par les requins, etc ?). Et encore, on ne parle que d’accidents. Maintenant, qu’il rapporte cela aux risques de mort en fumant la clope, des AVC, des cancers multiples, et tout autre saloperie qui est favorisée par le fait de fumer et qu’il nous cite les pourcentages de chacun : combien crèvent de la clope chaque année par rapport aux polytraumatisés suite à un accident de parapente ?!
    De fil en aiguille, en argumentant, on va finir sur la traditionnel : à quoi bon, de toute façon, la mort arrivera d’une façon ou d’une autre, je suis d’accord. « Alors boire, fumer, se droguer c’est pas grave, c’est profité de la vie ». Perso, quand je fume, je me dis pas « la vie est géniale », contrairement à quand je fais du parapente, du ski, de la rando (« hello Sir ? where’re you from ? ») ou autre, seul ou avec des potes, mais là encore, ça n’est qu’une question de gout... Revenons au fait qu’on meurt tous un jour.. Soit, mais que le fumeur n’oublie pas de faire un bisou à ses enfants quand il entrera faire des examens à l’hopital à 50 barreaux (pour les chanceux) quand les autres apprendront que des enfants de leurs enfants vont bientôt arriver. On s’en fout des petits enfants ? D’être grand parent ? Ok, je le comprends. Mais alors il y a forcement autre chose chez vous, chez lui, chez moi, qui nous pousse à aller plus loin dans la vie. Sinon, on allume tous le gaz en se mettant la traviata et puis rideau. Ou alors, on fume ...

    La vrai subversivité aurait été d’écrire ce que ressent vraiment un fumeur quand il en peut plus de la clope qu’il se voit téter à longueur de temps, en se disant que c’est de la merde :
    "Aaaah, que la clope est un bon ami pour ne pas me confronter aux problèmes de la vie (problème de société, du quotidien, bouchons, boulot, décès) . Elle m’a toujours permis de fuir, de décaler le problème, mais jamais de le résoudre. Elle me donne un plaisir artificiel par définition puisque je me suis créer ce besoin, et c’est la tristesse lié à son manque qui fait que je suis heureux après l’avoir comblé. Fumer c’est se rendre triste pour s’offrir du plaisir. Waouh, la vie est géniale !!! Quelle bonne saveur à ma vie !! mmmmm ! .
    Arrêter de fumer, c’est surtout faire face à la vie, aux problèmes mais aussi aux joies. Finalement qui profite du moment présent, le vit librement ? Le fumeur qui remet tout à plus tard, qui se voit dicter les pauses par la petite blonde, ou celui qui compose avec l’instant présent, et qui est libre de choisir le moment où il se posera pour réfléchir et penser à l’avenir.

    On devrait se dire qu’on arrête la clope en espérant reprendre le contrôle de sa vie, redevenir indépendant, comme aux premières heures de l’adolescence où l’on défier l’autorité en commençant à fumer. Aujourd’hui défier l’autorité, gagner son indépendance, c’est garder le contrôle de sa vie, refuser de se laisser trainer, bercer, enfumer et refuser de devenir un légume qui ne deviendra jamais mûr...il sera tombé avant.

    Après, évidemment, c’est pas parce qu’on rechute qu’on ne vaut rien. Et si on reprend une nouvelle fois la clope, on sait inconsciemment qu’il faudra encore arrêter. Mais surtout ne pas abandonner. Impossible de vous rappelez un souvenir heureux de votre enfance ? Vous avez appris à marcher ? à pédaler ? à nager ? mais pas à arrêter de fumer ? C’est pourtant un apprentissage avec des chutes.

    Heureusement que les enfants ne se disent pas : "chaque fois que j’essaie de marcher ou de faire du vélo, je tombe". Du coup, je vais passer ma vie à 4 pattes parce que je me sens bien dans cette position, que je peux tout faire comme si je marchais en plus lentement...en plus, je suis pas comme tout ces gens qui marchent debout. Si je marchais, je pourrais faire des trucs, mais je risquerai de me blesser, de trébucher, alors que là, j’affronte rien, je risque rien dans ma position, qui en plus ne me demande aucun effort. Et comme le dis Jordy, c’est dur dur d’être un bébé".
    Ah oui, pourquoi cette dernière phrase. Je trouve que c’est un peu facile de prendre en exemple les Bashung, Desproges, Renaud et Gainsbourg comme exemple. Mais c’est pas parce qu’ils étaient connus et qu’ils ont fait de supers chansons, textes qu’ils ont été aussi bien inspirés en ce qui concerne la clope. Et pourtant, je leurs suis un très grand admirateur. Mais j’admire aussi beaucoup d’écrivains, chanteurs, artistes qui ne fument/fumaient pas.

    Je termine en disant que je ne vise personne dans ce message, qu’il n’est pas à charge contre les fumeurs, l’auteur ou autre, puisque je suis moi même un fumeur..
    C’est juste que ça permet de changer un peu la forme du discours toujours mielleux, concassant, complaisant pour encourager l’arrêt de la cigarette. Certains, comme moi, ont besoin qu’on les secoue....

    Enfin, pour rassurer l’auteur, la clope n’est pas un stylo. Je suis donc sûr qu’il écrira d’aussi bon texte en arrêtant la cigarette. Mais évitons les banalités. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il en écrira de meilleurs, car l’idée du siècle lui ait venu dans cet article... dommage que l’envie de fumer une clope soit venue la doubler, à ce moment là.

    Nicotinement,
    FatalError.


  • paul 13 septembre 2012 17:46

    « Dieu est un fumeur de Havanes
     C’est lui même qui m’a dit
    Que la fumée envoie au paradis »

    J’en grillerai une le 26, par solidarité avec vous !


  • PapaDop PapaDop 13 septembre 2012 17:47

    Merci SANDRO c’est bien écrit et éloquent ... merci pour le bon moment ,

    Moi ,je suis éperdument amoureux de Marie-Jeanne smiley


  • Georges Yang 13 septembre 2012 19:09

    Il y a 10 ans environ, fumer était une faiblesse

    De nos jours, il faut une volonté de fer pour continuer à fumer en Occident

    Lois anti tabac, pause cigarette par -4 au pied d’une tour de 35 étages, enfants qui intoxiqués par la propagande vous regardent de travers quand vous en grillez une, prix prohibitifs pour les petits salaires, le tabac devient une sorte de caviar pour les pauvres

     


  • Yohan Yohan 13 septembre 2012 19:57

    Ce nartik pue le tabac, l’auteur chercherait -il à nous enfumer smiley smiley -))


  • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 13 septembre 2012 20:05

    Ne surtout pas fumer les patchs. Je dis ça parce que c’est pas marqué sur la boîte, on sait jamais...


  • Luc DUSSART Luc DUSSART 13 septembre 2012 21:48

    Bonjour,
    Si tu cherches des conseils, il y a un auteur à Agoravox qui peut t’en donner. Donner, façon de parler : voir son blog UnAirNeuf.org, colonne de droite ou en bas. Pas de patch ni Champix garanti, effectivement ce gri-gris sont plus des causes de rechute que des aides. Hugh !


  • chmoll chmoll 14 septembre 2012 06:43

    je confirme (car c’est très facile d’arrêter de fumer )
    après avoir clopé pendant 50 ans ,j’avais décidé d’arréter , et j’ai arrété de clopé n sans patch ni quoi que se soit
    ça fait presque 2 ans

    comment ? ben le cerveau est très puissant si ont sait s’en servir


  • jjwaDal jjwaDal 14 septembre 2012 08:52

    J’ai compris il y a 13 ans comment fonctionnait la dépendance à la cigarette et ça m’a calmé. J’ai arrêté simplement. En fait une fois la dépendance lancée le corps est dans un état de dépendance à un certain taux de nicotine. Qu’il baisse et on est mal à l’aise et la cigarette nous remet dans l’état dans lequel on serait si la dépendance n’existait pas (pour l’essentiel un serpent qui se mord la queue). En gros pour arrêter il faut se battre contre soi-même pendant 15 jours, se surveiller en permanence, occuper le terrain, l’esprit, les mains, puis être vigilant pendant quelques mois et se reconstruire ensuite une vie sans tabac (les arguments intellectuels pour ne plus revenir en arrière portent alors car la dépendance est derrière nous).
      Je suis optimiste : l’énorme crise en face de nous va obliger beaucoup de monde à casser la dépendance au tabac. Entre payer les factures,manger, habiller les mômes et tirer sa clope il faudra choisir. Bonne béquille pour ceux qui en ont besoin.


  • Annie 14 septembre 2012 22:36

    Bonne chance Sandro. 

    J’ai dû arrêter de fumer plus souvent que vous ne l’avez jamais fait et je suis chaque fois retombée dans mon vice. Je voudrai arrêter tout en sachant que cette cigarette qui me tue à petit feu me permet aussi de vivre et de supporter les aléas de la vie. Vous ne parlez pas des attaques de panique, ce qui m’est arrivé lorsque j’ai sérieusement décidé d’arrêter de fumer. Indescriptibles, terrifiantes, ingérables, surtout la nuit. Tous ceux qui s’arrêtent de fumer en un jour, mon mari en est un exemple, ne comprennent pas que chaque être est différent, et trouve un réconfort différent dans la cigarette, et que les mêmes actions ne mènent pas forcément aux mêmes effets. 

  • COVADONGA722 COVADONGA722 14 septembre 2012 22:47

    yep salut et fraternité lire Sandro et cette formule vous vient immédiatement à l’esprit


    envoi :
    Monsieur le Docteur, c’est grave ma blessure ?
    Oui je comprends, il n’y a plus d’espoir
    Le coupable, je n’en sais rien, je vous le jure
    C’est le métier, la rue, le trottoir
    Le coupable, ah je peux bien vous le dire
    C’est les hommes avec leur amour
    C’est le cœur qui se laisse séduire
    La misère qui dure nuit et jour
    Et puis je m’en fous, tenez, donnez-moi
    Avant de mourir une dernière fois

    Du gris, que dans mes pauvres doigts
    Je le roule
    C’est bon, c’est fort, ça monte en moi
    Ça me saoule
    Je sens que mon âme s’en ira
    Moins farouche
    Dans la fumée qui sortira
    De ma bouche

    « du gris »
    yep
    Asinuse varietur


  • passante 25 octobre 2012 11:38

    "Les pluies acides décharnent les sapins
    J’y peux rien, j’y peux rien
    Coule la résine
    S’agglutine le venin"


    Faut savoir dire stop
    Stop ?

  • Sandro Ferretti SANDRO FERRETTI 26 octobre 2012 14:06

    Oui, stop. Il y a un mois.
    Depuis, je mâche de la mandragore.
    Mais en voyant le résultat de leur check up, beaucoup de requins qui ne fumaient plus ont rallumé leur clope... Wait and see.


  • Passante 26 octobre 2012 15:39

    Les temps sont durs, à l’arrière des taxis et ailleurs.

    Take care...

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