vendredi 5 février 2010 - par Sandro Ferretti

E pericoloso sporgersi

Ceci est un carnet de voyage. Les vaticinations ferroviaires sont dangereuses, mais peuvent contribuer à l’éducation civique des plus jeunes. Si votre vie semble sur des rails, si vous ne vous demandez même pas pourquoi les trains arrivent à l’heure, ne lisez pas ce billet. Les autres, ne m’objectez pas que vous ne prenez jamais le train. On l’a tous pris, ce train, avec ou sans chef de gare. Ceux qui ne l’ont pas encore pris le prendront. Et ceux qui m’aiment prendront le train.

J’ai hélé le premier taxi qui se présentait, une R 16 grise flambant neuve. Ce jour pluvieux de septembre 1979, le chauffeur était du genre bavard, et commentait directement les informations qui s’égrenaient dans l’autoradio. Raymond Barre présentait un nouveau plan d’austérité, et annonçait que gros comme maigres devront se serrer la ceinture d’un nouveau cran. Mesrine avait envoyé une lettre à Broussard pour lui dire que la prochaine fois, ils avaient intérêt à être nombreux et à tirer les premiers, car sinon, il ne ferait pas de quartiers dans la bleusaille. Pierre Goldman, un supposé extrémiste de gauche, venait d’être assassiné dans le 13 eme arrondissement. Un jeune illuminé chevelu mais doté d’une guitare, avait été embarqué aux abords du square parce qu’il perturbait les constatations de la police avec une chanson qui disait "j’ irai au bout de mes rêves". A part ça, on se perdait en conjectures dans les milieux autorisés.
 
En gros, mon chauffeur de taxi estimait que les choses allaient rester à peu près stables pendant un an, date à laquelle tout allait péter, à cause du ras-le-bol populaire conjugué aux autonomes et aux nervis aux ordres de l’URSS. Il ajoutait que de toutes façons, il faisait encore taxi pendant six mois, mais qu’après il se cassait, mais alors ce qui s’appelle se casser. Il avait une petite baraque à Epaux-Bézu et là, il attendrait la faucheuse au calme devant la cheminée.
 
Sur ces entrefaites, je suis arrivé Gare de Lyon, juste à temps pour monter dans le Paris-Rome couchette de la Cie des wagons-lits. J’ai dû courir sur les quais, en écartant de jolies filles en mini-jupes avec des bottes de cuir qui leur montaient jusqu’aux genoux, avec des sacs à main aux grosses boucles en métal chromé. J’ai failli renverser un vendeur de l’Aurore à la criée.
 
J’ai trouvé sans trop de mal mon compartiment couchette, avec du plaqué-bois un peu pompeux et des rideaux poussiéreux. Le cendrier métallique fixé sous la fenêtre débordait de mégots. Je ne dois pas me plaindre, le journal me paie la première classe. J’ai une double couchette : je devais partir à Rome avec ma maîtresse Viviane, mais elle a dû se décommander au dernier moment. Son mari commence à se douter de quelque chose et il connaît pas mal de voyous, m’a-t-elle confié. Je n’y crois qu’à moitié : je pense plutôt qu’elle est partie en cachette se faire avorter en Suisse.
 
Je suis allé dîner au wagon restaurant, où j’ai picoré dans une vague sole qui sentait la vase, avec des frites grasses dont l’huile à giclé sur mon pantalon à pattes d’éléphant. J’ai commandé un Brouilly, et j’ai commencé à m’arsouiller consciencieusement tout en griffonnant mon article. Je suis chroniqueur "littérature et musique" au journal Libercon. Mon rédac-chef, Serge Japy, m’a demandé une étude comparée des groupes Téléphone et Trust, en soulignant en quoi ils participent d’une même aliénation des classes laborieuses par une version moderne du "panem et circences" romain. Je termine l’article en ouvrant sur la perspective d’une troisième voie avec Bernard Lavilliers, qui vient de chanter à la Fête de l’Huma. Je l’ai titré "la grande marée". Je ne suis jamais aussi bon que quand j’écris un peu saoul.
Au café, j’avais fini mon article et fumé au moins six Gitanes.
 
J’ai regagné ma couchette en effleurant, dans le couloir étroit, la coiffe de deux religieuses qui allaient au Vatican. Plus loin, une madone des sleepings défraîchie, avec du violet sous les yeux, m’a barré le chemin de ses bras pleins de bracelets clinquants. Elle m’a appelé "chéri" et dit que pour 200 francs, elle me grimperait dessus si bien que j’en oublierai jusqu’à mon nom. J’ai secoué la tête et j’ai entendu un vague "pauvre type" en entrant dans mon compartiment.
J’ai mis le verrou.
 
Je me suis vaguement assoupi dans le tam-tam des traverses, avec des gares irréelles qui défilaient dans la nuit, avec personne sur les quais, comme dans les romans de Michel Butor.
 
J’ai été réveillé par les coups frappés à la porte. C’étaient deux jeunes, un maigre efféminé et un costaud tatoué, avec des bracelets de déménageur en cuir clouté. Ils offraient des préservatifs à ceux qui voulaient bien contribuer à une association à laquelle je n’ai rien compris. J’avais gardé un pied contre la porte, et j’ai dis "non merci, pas besoin de capotes, je ne fréquente pas les prostituées".
Ils ont eu l’air ébahis, et m’ont dit :
- "Hey mec, réveille-toi, on est en 1988. Y sont pas croyables, ces bourges".
C’est la première fois qu’on me traitait de bourgeois. Et puis ils avaient parlé de 1988, et pourtant ils n’avaient pas la tête de Georges Orwell. Je suis allé aux toilettes me passer de l’eau sur le visage, et je me suis trouvé les traits creusés, vieillis, avec des poches sous les yeux. La fatigue.
 
Je me suis recouché, et j’ai voyagé un peu entre deux eaux, la veille mêlée à de mauvais rêves de trains qui déraillent et écrasent des crapauds violets qui traversaient la voie sans regarder.
Et puis, de nouveau des battements à la porte.
C’était un contrôleur, avec les cheveux courts et une boucle d’oreille étrange, qui a poinçonné mon billet en me recommandant de faire attention, car un certain Sid Ahmed Rezala, l’égorgeur des trains de nuit, n’avait toujours pas été arrêté. J’ai hoché la tête, puis après un temps, comme on confie un secret, je lui ai demandé l’heure.
-"3 heures 57" qu’il a dit, l’horloger suisse en casquette.
-Oui, mais.. Quelle année ?
-"Ben, 1999. Faut vous recoucher, mon vieux".
Après un truc comme ça, on ne peut plus se rendormir. Aux toilettes, j’ai bien vu que j’avais pris des cheveux gris, et perdu des muscles. J’étais encore mince, mais un peu enrobé à la taille.
On avait dépassé Lyon et on ne devait plus être loin ni de l’aube, ni de Chambéry.
 
J’ai fais l’ouverture du wagon bar. Le double expresso m’a fait du bien, et j’ai grillé ma première Gitane, la meilleure, en soufflant bien loin la fumée.
Aussitôt, des gens ont accouru, le serveur aussi, en me demandant d’écraser ça tout de suite. J’ai répondu que j’étais en zone fumeur, mais ils m’ont regardé comme si j’avais dit un gros mot. En ricanant, ils ont ajouté que si je continuais à jouer au con, ils appelleraient le contrôleur.
 
J’ai regagné lentement le wagon-lit, en passant par les voitures à places assises. Les passagers montés à Chambéry et Modane avaient l’air bizarre. Les filles avaient des jeans trop courts à la taille, qui laissaient voir la naissance de leurs fesses et leur culotte. Beaucoup avaient un sonotone avec un fil qui sortait des oreilles, et donnaient des grands coups de tête d’avant en arrière, en battant la mesure avec leurs doigts sur les cuisses.
Des hommes jeunes, en costume mais le crâne rasé comme des bidasses, tapotaient frénétiquement sur des machines à écrire avec un écran de télévision couleur, qui émettaient de brefs sons de flippers. Une femme en costume hurlait dans un téléphone sans fil des choses incompréhensibles : "si le back up des sauvegardes du masterplan n’est pas prêt pour le passage de l’audit d’implémentation , vous pouvez dire adieu à vos RTT, bandes de nazes".
Elle avait l’air en colère. En fait non, car après elle a lu une revue, "Cosmopolitan", qui traitait de l’éjaculation précoce et de son traitement par l’ingestion régulière de loup safrané en papillotes à la terrasse de chez Finzi.
 
Derrière elle, des adolescents parlaient de leur problèmes d’Oedipe, apparemment, puisqu’ils parlaient régulièrement de "niquer leur mère".
J’ai demandé son téléphone à l’un d’eux, et j’ai appelé la rédaction. C’est une secrétaire qui m’a répondu que le journal était en liquidation judiciaire. Un média Internet citoyen envisageait de reprendre l’affaire. Les articles y seraient écrits gratuitement par des bénévoles. Je n’y ai pas cru.
Elle a ajouté : "de toutes façons, plus personne ne sait lire ni écrire, alors…",et puis elle a raccroché.
 
Arrivé à la gare centrale de Termini, rien n’avait changé. Ca m’a rassuré. Les mendiants étaient toujours là, mais ils avaient des boucles dans le nez et des chiens sans muselière.
Piazza San Eustachio, j’ai pris un ristretto en terrasse. A la table voisine, il y avait un gamin malicieux qui a dit à sa mère : "Maman, le vieux Monsieur, il fait rien qu’à regarder les fesses des dames qui passent". Horrifiée, sa mère s’est levée en serrant son gamin contre elle. Elle est partie en maugréant "si c’est pas malheureux, en 2015.."
 
Je n’ai plus voulu rester à Rome. Je voulais rentrer illico à Paris en avion.
 
Arrivé à l’aéroport de Fiumicino, j’ai rapidement compris qu’il y avait quelque chose d’anormal. Les abords étaient cernés de gyrophares bleus, de flics excités et de passagers hagards. Yasmina, mannequin vedette de chez Elite venait de se faire pincer au passage du scanner intracorporel , avec un string de chez "Anti-flirt" bourré de pentrite, relié à un détonateur placé dans son tampon hygiénique. Pendant qu’elle était emmenée de force, entièrement nue, par le personnel de sécurité, elle criait "Dieu est grand, voilà pourquoi vous crèverez tous".
Tous les vols étant annulés, je suis retourné vers la station de taxi, prise d’assaut par la foule surexcitée. C’est là que j’ai été abordé par une fille étrange, une jolie brune en perfecto, jeans et santiags, qui ressemblait comme une sœur à Christine Boisson, dans "Extérieur nuit".
 
J’ai bien compris qu’elle était taxi clandestin quand elle m’a emmenée à l’écart, dans sa vieille R 16 grise. Mais je n’avais pas le choix. Et puis je n’en avais plus rien à foutre de rien. J’étais quelque chose comme amoureux, ou déjà mort.
 Elle m’a demandé où je voulais aller. J’ai répondu " à la mer, avec une jolie fille et de la belle musique". Elle a ricané, mis le contact et dit qu’on irait sur la plage d’Ostie. Que je ne serais pas le premier qu’elle conduirait là, qu’elle avait déjà pris en charge Pasolini pour l’emmener sur le terrain vague, loin des Vespa et de la Dolce Vita .
Comme on roulait à tombeau ouvert vers Ostie, le soir commençait à tomber, et j’ai ouvert la vitre pour sentir un peu l’air mouillé. J’ai dit à la fille que je voulais bien crever maintenant. Elle a rigolé, répliqué qu’elle ne décidait pas de ces trucs, mais qu’elle voulait bien passer un coup de fil à quelqu’un qui s’occupe de ça. Et puis elle a mis un CD dans le lecteur. C’était Bashung qui disait "la nuit je mens, je prends des trains à travers la plaine, je m’en lave les mains". [1]
 
D’un coup de menton à travers le rétro, elle m’a demandé si ça me plaisait. Elle avait les dents pourries, la langue verte et passait les vitesses au volant avec un tibia en guise de levier. J’ai fais oui avec le pouce levé. Alors, elle a mis le son à fond, et j’étais à deux doigts de chialer comme un gosse. Pour pas qu’elle voie ça, j’ai sorti la tête par la portière, dans le vent.
C’est là que toutes les lumières se sont éteintes.
E pericoloso sporgersi[2].


[1] Alain Bashung/ Jean Fauque, 1998 Barclay
[2] "Il est dangereux de se pencher au dehors".
Crédit photo : daviddt sur Virusphoto.com.
 


62 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 10:26

    Bravo pour ce joli texte , un vrai retour vers le futur ferroviaire  !


  • Fergus Fergus 5 février 2010 10:47

    Merci pour ce beau voyage ferroviaire, Sandro.

    Mes souvenirs en matière ferroviaire sont également nombreux.

    A commencer par cette belle inconnue à qui, adolescent, je n’ai pas osé parler dans le Paris-Béziers et que je n’ai jamais revue, telle une passante de Georges Brassens.

    Ou bien encore ces trains de mon enfance entre Paris et l’Auvergne, principalement caractérisés par la forte odeur de charcuterie qui montait des paniers à provisions et par les escarbilles que l’on prenait dans les yeux en se penchant à la portière : « E pericoloso sporgersi » avait en effet gravé la SNCF sous les vitres.

    Mais aussi « Nicht Hinauslehnen » !


  • Fergus Fergus 5 février 2010 10:49

    Erratum : ... Inhauslehnen !


    • brieli67 5 février 2010 11:02

      Waldi le basset-saucisse va s’empresser de corriger ! 

      Couac ? Couac !! le Jardinier Eugène une fois bien réveillé bien enfourché sur son destrier peut disputer le sprint. 
      Hopla ! Les paris sont ouverts...

    • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 11:10

      @fergus

      Do not lean out of the window aussi

      question subsidiaire  smiley

      où se trouve l’inscription « verboten während der zug hält »  ?


    • brieli67 5 février 2010 11:28

      Scheisse !! der Boche du Nord choue avec nous..


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 février 2010 13:57

      Auberge de l’ Ill

      Illhaeusern

      Sole de ligne rôtie sur arêtes

      Pour Snoopy , Sandro , Brieli ....

      On peut y aller en R 16 


  • ZEN ZEN 5 février 2010 10:53

    Bravo
    Le train n’est plus ce qu’il était..
    Le tgv, c’est chacun pour soi..
    Nicht hinauslehnen !
    Bien le bonjour à Viviane ! smiley


  • Lorenzo extremeño 5 février 2010 11:09

    @ SANDRO

    Excellent, j’ai vraiment aimé le ton,l’humour,le raccourci temporel, baigné de
    lumiéres mauves noires et de verts passés dans les images s’échappant des mots.

    Coincidence ferroviére et Polardeuse, je viens de terminer
    "Train perdu wagon mort de J.B Pouy, çá déraille aussi. smiley


    • Reinette Reinette 5 février 2010 13:27


      Salut Lorenzo

      Pouy ! ses livres sont captivants, impossible de lâcher le bouquin dès les premières lignes

      Suzanne et les ringards
      nous avons brûlé une sainte
      Spinoza encule Hegel
      Spinoza encule Hegel, le retour
      A sec
      1280 âmes (un de mes favori)

      que du bonheur !



    • Lorenzo extremeño 5 février 2010 18:09

      Salut Reinette,

      oui tous ceux que vous citez et ceux lá également :

      La petite écuyére a cafté, éditions Baleine
      Larchmütz 5632 série Noire nº 2532
      Les roubignolles du destin, série noire nº2616
      celui ci est un recueil de nouvelles dont une est un doublon
      de celle parue dans
      Les treize mort d’Albert Ayler, serie Noire nº 2442
      qui comprends of course 13 textes dont la meilleure amha
      est celle de Thierry Jonquet extraordinaire d’humour ! !

      Je squatte le fil de Sandro mais c’est pour la bonne cause,
      et il ne m’en voudra pas de citer
      « la vie duraille » De J.B Nacray écrit a trois mains par
      JB Pouy,Daniel Pennac et Patrick Raynal, réédition Fleuve Noir
      (private joke Sandro)

      Bonne lecture.



    • Reinette Reinette 5 février 2010 20:43


      Lorenzo
      en allant sur la bio de Pouy, Wikipedia, je me rends compte qu’il a énormèment écrit, j’en suis heureuse car cela me fait beaucoup de lecture à découvrir
      jean-Bernard Pouy m’a fait découvrir les livres de Jim Thompson, grâce à son livre 1280 âmes.
      Thompson : Les Alcooliques (The Alcoholics) ; Un nid de crotales (The Transgressors 1961) ; Le Lien conjugal (The Getaway1959)

      je suis une accro aux polars  smiley


    • Lorenzo extremeño 5 février 2010 22:35

      Reinette,

      je suis aussi victime de cette dependance  smiley
      c’est pas d’hier et j’ai pas envie de décrocher du tout
      bien au contraire !
      Hervé Prudon ne doit pas vous avoir échappé si vous lisez Sandro smiley
      et puis deux de Philippe Isard bien déjantés :
      Dialogues de morts SN 2475.
      Le chenil des flics perdus SN 2476.
      pas vrai Sandro ?


    • Sandro Ferretti SANDRO 6 février 2010 09:11

      @Lorenzo,
      Vous savez bien que je préfère les chocolats forts, les 100% noir intense, genre l’ami Hugues Pagan :

      http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/extraits-d-ouvrages/article/hugues-pagan-une-lueur-dans-la-41342


    • Lorenzo extremeño 6 février 2010 13:33

      @Sandro

      Philippe Isard c’est 101 % proof, comme le Wild Turkey.


  • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 11:10

    Les fins lettrés auront peut étre aussi reconnu ( au delà de la chronique trentenaire du temps qui passe, pas toujours bien) l’hommage / clin d’oeil au roman « La modification », de Michel Butor, en 1957, et qui fut un des « papes » du nouveau roman.


    • ZEN ZEN 5 février 2010 13:20

      Sandro
      Mais Butor parle à le deuxième personne, autant que je me souvienne
      Je m’souviens, comme dit Perec
      Ce roman m’avait passablement ennuyé, comme on peut s’ennuyer dans un train quand on ne sait que faire, sauf laisser son regard suivre le défilé des poteaux et des paysages...


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 13:39

      Oui, Zen.
      Butor écrit :
      « Vous entrez dans le compartiment, vous étes fatigué, votre main peine à hisser votre bagage sur le filet, etc ».( distantiation, techniques d’extériorité empruntées au cinéma, contruction en abyme- première et dernière page identique- etc)
      Mais là, j’ai pas osé.
      Mes « confrères » en modération auraient dit : « ca y est, Sandro pète un cable, il parle de lui à la troisième personne, comme Delon... »

      Bon, IL vous remercie pour tous ces commentaires intelligents et élogieux.


  • Salsabil 5 février 2010 11:52

    Un de tes meilleurs Sandro, bravo !

    Le mélange des genres, humour, nostalgie, détresse, surréalisme,... C’est excellent et se déguste avec saveur.

    Merci.


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 14:19

      Bonjour Gül,
      Tu devrais nous écrire tes souvenirs nocturnes dans l’Orient-Express vers Istambul .

      PS :
      « Istambul, Marseille,
      Listes en boules
      Au panier, tout ça... »

      ...chantait Noir Désir dans « bouquet de nerfs ».


    • Salsabil 5 février 2010 16:28

      Sandro,

      Tes maux..., tes mots...sont doux.

      J’ai quitté les côtes pour noyer les miens,

      Je navigue à vue et me confie aux vents,

      Que vogue mon rafiot...


    • Georges Yang 5 février 2010 16:34

      Salut Sandro et Gul
      Sandro, il y a longtemps que je ne vous lisais plus, peut etre passant trop de temps aux toilettes du fait de ma constipation .
      Moi j’ai pris le Paris Milan de nuit pour aller en Somalie, petit detour qui valait le deplacement , capitale de la mode ,il y a de quoi se retourner sur les Italiennes


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 5 février 2010 12:08

    Très beau !


  • Lapa Lapa 5 février 2010 12:15

    Bravo et merci Sandro pour cette prose de grande qualité.


  • Arcane 5 février 2010 12:40

    Joli récit.

    Merci.

  • jack mandon jack mandon 5 février 2010 12:45

    @ Sandro

    Rêve récurant, nuit pleine et blanche, angoissante et agitée, nuit transalpine à défaut d’être romaine. Images entrechoquées en volutes de fumée. Solitude d’un globe-trotter au porte du néant. Esprit effervescent, observateur, narrateur des ambiances glauques qui s’étire vers l’ennui. Etrange traversée en sombre conjecture vers une finitude qui n’en finit pas. Redistribution du temps, des choses et des êtres dans la grande braderie du souvenir...et trois ratons laveurs.
    Il suffit de s’assoir et de regarder.

    Merci au talentueux Sandro.


  • Reinette Reinette 5 février 2010 12:54


    l’article nous invite à rechercher quelques références (des repères) , j’apprécie cette démarche de l’auteur ; on se sent moins « couillon » après cette lecture  smiley

    Michel Butor
    Cette volonté d’expérimentation pour représenter le monde se retrouve dans tous ses ouvrages, qu’il s’agisse de récits de voyage (série Le Génie du lieu ), de récits de rêves (Matière de rêves), ou de ses très nombreuses collaborations avec des peintres et des artistes contemporains (recueillis dans la série des Illustrations). Ce travail avec les peintres a peu à peu fini par constituer un nouveau plan de ses interventions littéraires par son approche « sur », « avec » puis « dans » la peinture. Le texte critique des débuts (pour mémoire sa première critique d’art consacrée à Max Ernst date de 1945) a fini par se trouver remplacé par une myriade d’ouvrages à tirage plus ou moins limité qui questionnent la notion d’œuvres croisées.
    Michel Butor a ainsi collaboré avec un très grand nombre de plasticiens pour réaliser des livres-objets.


    ♪♫♪♫♪♫ Pendant que je dormais, pendant que je rêvais,
    Les aiguilles ont tourné, Il Est Trop Tard.
    Mon enfance est si loin, il est déjà demain.
    Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps.
    (...) ♪♫♪♫♪♫
    Pendant que je chantais,
    Pendant que je t’aimais,
    Pendant que je rêvais,
    Il était encore temps.


     


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 13:47

      @ Reinette
      Vous avez raison de signaler que Butor ne se réume pas à « La modification » et à ses deux romans ayant instauré, (avec Alain Robbe-Grillet) ce qu’on a appellé « le nouveau roman ».

      Très vite, il a su ce détourner de ce genre littéraire qui s’est essoufflé début 80, et à eu l’intelligence (et les capacités) de passer à autre chose, notamment la poésie.

      Pour Zen : si tu trouves Butor « barbant », essaie de lire « la jalousie », d’Alain -Robbe-Grillet , et là tu verras autre chose. Mieux que 3 Lexomil.
      Ceci dit, c’est très construit, comme un mécano. En khâgne, on nous avait fait passer quelques semaines à disséquer les entrailles de la bête.
      Après, t’as plus envie de lire....


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 février 2010 13:10

    Excellent Sandro ,

    Tu es le peintre des ambiances .

    A propos hier j’ étais plié écroulé de rire , le spiquaire du télévision a fait parler une usagée prenant une couchette pour un Paris -Assez-loin vers le sud . 

     Quand elle s’ est réveillée le lendemain elle a constaté qu’ elle était au même endroit que la veille . Le train suite à la grève est resté en gare . Ma femme a dû appeler le SAMU pour me dérirer .

    Quand je pense à tout ce qui aurait pu lui arriver .....


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 13:50

      Oui, elle aurait pu rencontrer le fantôme de Sid Amhed Rezala.
      Pour ceux qui ont la mémoire courte, ou étaient pré-pubères en 1999, c’est ici :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Sid_Ahmed_Rezala


    • snoopy86 5 février 2010 15:28

      post ouaciste, abus signalé !

      Les tueurs des sleepings sont majoritairement italo-belges !


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 février 2010 16:11

      Drôle de paroissien ce Rezalla ....


    • Jojo 5 février 2010 16:28

       »Pour ceux qui ont la mémoire courte, ou étaient pré-pubères en 1999 c’est ici">

      Merci de rafraichir les mémoires SANDRO des Sid-Ahmed égorgeurs  il faut absolument s’en souvenir.

      Et puis une fois qu’on s’en sera souvenu, on fera un effort d’imagination pour Yasmina le mannequin terroriste de 2015…

      Entre les deux on étudiera avec effroi les mœurs œdipiennes des nique ta mère

       

      Pour tous les autres personnages on pourra par contre se permettre d’oublier, des gens sympas même benêts même bavards, il y en a tout autour de soi et à longueur d’année.

       

      L’un de ses meilleurs Salsabil ? Oui on dirait oui smiley


    • Salsabil 5 février 2010 16:45

      @ Jojo,

      C’est de la littérature, (même si on est sur AV...

      Prenez du recul, votre vue se brouille un peu, non ? smiley

      Et puis les journaux qu’est-ce qu’ils racontent d’autre à longueur de faits-divers ? C’est une histoire, juste une histoire.

      S’il vous plait ?! smiley


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 17:02

      @jojo
      Je sens poindre la déception d’avoir vu ici des choses qui n’existent pas dans mon esprit.

      L’affaire Sid Ahmed Rezala , exemplaire et aveugle comme le destin , ne signifie pas plus et pas moins que le monstre de Florence qui a assassiné pendant 20 ans des couples d’amoureux se bécottant en voiture dans la campagne Toscane.

      La manequin d’Elite s’appelle Yasmina car il commence à y en avoir (et c’est tant mieux, ça change des Ukrainiennes) et qu’objectivement, sur les 30 dernières années en Europe ( le cadre spatio-temporel du billet), ceux qui ont tenté ou reussi à faire péter un avion n’étaient pas bretons, corses ou suèdois.
      Chez moi, c’est un constat aussi objectif que de noter qu’en 1979, beaucoup de taxis étaient des R 16.
      ¨Par ailleurs et enfin ( puisqu’il faut toujours tout expliquer) , ce billet n’est pas qu’un simple « regrettage d’hier » sur le thème « c’était mieux avant ».
      Vous observerez que mon chauffeur de taxi se trompait lourdement sur les dangers :
      L’urss est devenue la Russie qui n’est plus une menace pour l’Europe qu’en terme de santé publique ( 60% de Hiv / Hepatite B postifs chez les moins de 30 ans), une bombe à retardement carcérale ( 15 % des moins de 25 % sont incarcérés)etc..
      Le grand soir « où tout va péter » n’est pas venu. Le chauffeur de taxi est sans doute mort, mais pas de ca. Comme il est certain que nous allons tous mourir, certains assez vite, mais pas de nanothermite, de la CIA, du réchauffement climatique ou de la dernière loi de M. de Naguy Boca...
      Lavilliers, du temps de « la grande marée » ( 1977), était porteur d’un espoir de révolte pour la classe ouvrière stéphanoise et d’ailleurs. Il roule aujourd’hui en cabriolet Jaguar qu’il s’est fait voler en car jacking ultra violent il y a peu, malgrè ses biceps et tatouages.
      C’est le déclin des idéologies, des symboles et de ceux qui les portent.
      La peur n’écarte pas le danger, et le danger vient rarement de là où on l’attend, c’est aussi le sens de ce billet, pour ceux qui veulent absolument en voir un à toute force.

      Bonne soirée, Jojo, vous méritiez cet éclaircissement que je n’aurais pas délivré à un simple excité que je sais que vous n’étes pas.


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 17:33

      Et j’ajoute « bonne nuit », car je sais que chez vous, elle tombe plus vite qu’ici.
      Mais aussi que le jour s’y lève avant , et depuis longtemps....


    • Jojo 5 février 2010 17:49

      Merci de votre réponse Sandro et vous n’étiez effectivement en rien tenu d’en donner une, je le savais au moment même où je postais. Vous avez bien trop d’atouts pour en être réduit à la malveillance.  

       

      Et quand bien même l’improbable venait à se produire et que la vie ou les évènements vous changeaient, vous auriez suffisamment de discernement et de classe pour ne pas dire n’importe quoi à n’importe qui quels qu’aient été vos sentiments à l’égard des siens.

       

      Il se trouve juste que je commençais à saturer des généralisations stupides et des amalgames foireux de doc en toc et de tant d’autres : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-double-ironie-de-le-pen-contre-69459?debut_forums=100#forum2424944

       

      J’étais donc venu sur votre fil comme on se replie en terre amie. On ne surveille pas son dos en terre amie… d’où ma réaction à fleur de peau quand j’ai lu une fois encore l’ennemi le danger toujours le même.

        

      Anyway ma réaction ne se répétera plus et pour cause, Salsabil a beaucoup de bon sens, je m’en vais donc suivre son conseil et prendre du recul, mes amitiés au Capitaine.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 février 2010 13:13

    Nicht Hinauslehnen !
    Ne pas se pencher au dehors !
    E pericoloso sporgesi !
    Danger ! Do not lean out !
    Det är livsfarligt att luta sig ut !
    Niet naar buiten hangen !

    Mais on peut jeter un oeil quand-même . Se méfier derrière soi .


  • snoopy86 5 février 2010 14:56

    Salut Sandro

    Au top !

    Et les amateurs apprécieront ce sommet de dérision que constitue le brouilly sur la sole : il faut s’appeler morice pour commander ça smiley
    Quoique chaque jour nous apporte un doute supplémentaire sur Villach :->


  • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 15:22

    Ave Snoopy
    Ouais, la carte des vins des Wagons-lits, c’est comme le sandwich SNCF.
    Souvent, la veritas n’est pas dans le vino.
    Personnellement, quand je vois une pauvre petite sole qui s’ennuie dans une assiette, j’ai tendance à abréger ses souffrances et à la noyer dans le Chablis ou le Pouilly Fuissé, surtout quand on passe près de Beaune .
    Et après, grande solitude dans la couchette : encore une Nuit sans Georges.. ( 1)

    (1) celle-là, elle est pas moi, mais de l’ami Bashung, qui s’y connaissait en trains à travers la plaine.
    « J’ai fait la cour à des murènes,
    J’ai fait l’amour, j’ai fais le mort
    T’étais pas née... »


  • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 15:31

    Bon, spéciale dédicace pour Brieli. Y’a pas de raison que ce soient toujours les mémes qui descendent à la cave :

    « Elsa, encore un verre de Sylvaner
    Pour graisser l’ rocking chair de grand-mère
    Mets ton papillon noir sur la téte
    J’te ferai un calin ce soir après la fête

    J’habite un blockauss sous la mer
    Elsa est aussi belle qu’hier
    Son pavillon se noie dans mon blanc sec
    J’ai pas trouvé le denrier Kraftwerk »

    Elsass Blues, Bashung/ Bergman, 1979, tiens justement...


  • PhilVite PhilVite 5 février 2010 15:42

    A tout hasard, vous n’auriez pas le numéro du train qui permet d’enclencher la marche arrière ? Pour des raisons strictement personnelles, j’aimerai bien arrivé en gare de Florence le 7 août 1994 à 7h 43.
    Et même un billet de seconde fera l’affaire.


    • PhilVite PhilVite 5 février 2010 16:27

      Le même, une fois réveillé :

      A tout hasard, vous n’auriez pas le numéro du train qui permet d’enclencher la marche arrière ? Pour des raisons strictement personnelles, j’aimerais bien arriver en gare de Florence le 7 août 1994 à 7h 43.
      Et même un billet de seconde fera l’affaire.


  • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 15:56

    @Philvite
    Le réglement ferrorviaire transalpin est formel :
    1/ Vietato fumare
    2/ E pericoloso sporgersi
    3/ Il est strictement interdit de faire circuler des trains à contresens , surtout s’il s’agit de trains lourdement chargés de souvenirs. Ces derniers ne font rien qu’à pas s’arréter aux feux.

    NB : reste à passer une petite annonce personnelle dans Libération. Genre « perdu femme type européen, la trentaine, un peu gouttière mais affectueuse. Faible récompense. On n’était pas félin pour l’autre ».
    Mais moi, c’était « Libercon », mon journal ...


  • PhilVite PhilVite 5 février 2010 16:10

    J’aimerai. Un futur simple pour un retour dans le passé compliqué ! Je suis un inconditionnel du genre...
    Sens et contresens, putain de trains !


  • Yohan Yohan 5 février 2010 16:13

    Salut Sandro

    ah ! l’ambiance des trains de jadis. Les remugles de tabac froid s’échappant du cendrier dans le couloir, la jolie demoiselle que pericoloso sporghesi n’inquiète et qu’on frôle en allant aux WC, les photos d’un barrage entre deux montagnes, l’odeur du saucisson et des oeufs durs réunis dans le compartiment, le tam tam assourdissant qui s’échappe de la fosse d’aisance, voilà qui fabrique les poètes de demain...... 

    et les rédacteurs d’Agoravox


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 février 2010 17:57

      Pour Yohan,

       Question odeur j’ ai un couplet .

      Quand j’ étais encore frais et moulu , ma future ( qu’ à l’époque je savais passi compliquée que maint’nant ) habitait dans le Vaucluse et moi en Alsace . Des fois j’ y allais en stop pour des raisons économiques et des fois en train quand d’ autres raisons se présentaient . Pour me faire bien voir par mes peut-être beaux-parents je ramenais du Munster bien affiné dans le compartiment et le mettais sur le porte-bagage au dessus des voyageurs . Au départ de Mulhouse tout allait à peu-près bien . Les Bisontins ( ils habitent Besançon pour les nuls en bovins ) quand ils ouvraient la porte du compartiment faisaient un léger mouvement de recul en sentant l’ amophère . Ceux qui trouvaient pas de place ailleurs faisaient contre mauvaise fortune bon coeur . Au fur et à mesure qu’ on avançait les courageux étaient de moins en moins enclins à entrer . J’ te décris pas les coups d’ oeil assassins des aventuriers du rail .Quand je remontais selon la saison je ramenais des melons mûrs à point . C ’est encore pus fort comme schlinguage à la fin t’ as mal au crâne tellement ça pénètre ...

      J’ comprends qu’ on aime pas trop les Alsacos ... smiley


    • Yohan Yohan 5 février 2010 18:25

      salut Captain
      Dans le genre odeur dissuasive, tu peux essayer le durian (bien mûr)  smiley


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 février 2010 16:15

    PhilVite ,

    Le meilleur temps c ’est le passi compliqué ...


  • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 16:43

    @Philvite

    Bon, comme votre affaire parait sérieuse et que le chef de gare est magnanime, après diverses recherches dans les indicateurs officiels des chemins de fer et des chemins de croix qui mènent à Rome, je crois avoir retrouvé la fille.
    C’est elle ?
    http://fr.lyrics-copy.com/hubert-felix-thiefaine/portrait-de-femme-en-1922.htm

    Si oui, vous devez prendre une correspondance par l’ascenceur de 22H43

    http://fr.lyrics-copy.com/hubert-felix-thiefaine/lascenseur-de-22h43-partie-1.htm

    Puis de nouveau changer là :
    http://fr.lyrics-copy.com/hubert-felix-thiefaine/lascenseur-de-22h43-partie-2.htm

    Ne me remerciez pas.


    • PhilVite PhilVite 5 février 2010 17:12

      Maintenant que vous le dites, Sandro, je me demande si ce n’était pas la fille du coupeur de joints, celle qui descendait de la montagne...tagada tsoin tsoin...
      Ceci expliquerait cette faille temporelle !
      Merci pour votre aide. Si si, j’y tiens.


    • Sandro Ferretti SANDRO 5 février 2010 17:28

      Ouais, « les dingues et les paumés » quoi...
      Pas de ça chez nous, mon bon Monsieur.


    • PhilVite PhilVite 5 février 2010 17:59

      Bon, si c’est comme ça, je laisse l’état dans les WC où je l’ai trouvé !


  • Axel de Saint Mauxe Nico 5 février 2010 22:23

    Merci pour ce texte j’aime beaucoup


  • timiota 6 février 2010 01:43

    Eh bien Sandro

    Puisque personne ne vous a félicité pour l’évocation
    d’« Extérieur nuit » (Catherine Boisson, ... et Gérard Lanvin), alors je m’en charge.
    Sans compter que la R16 berça mes vacances d’enfant.

    Le ristretto valait 600 ou 700 lires en s’éloignant du Rome central (vers Frascati par exemple).

    Rome m’avait frappé comme un lieu à l’écart de la spéculation (ou du bétonnage des années 70-80), les ensembles sur la Tuscolana restaient regardables.

    Sur un plan plus global, le goût du calembour vous anime ainsi que vos aficionados.
    J’ai tendance à croire que vos héros de 2015 étaient moins porté sur la chose.
    Si je suis occupé à Twitter et que je n’ai plus que le temps de voyager en TGV, quand ai-je le temps de penser à trifouiller les mots.

    Bon Fesse-bouc quand même, si jamais ça vous arrive entre Modane et Chambéry

     


    • Sandro Ferretti SANDRO 6 février 2010 09:09

      Oui, un chouette film que j’ai adoré à 20/25 ans, mais qui supporte moins d’étre revu (méme s’il vient d’étre reedité en DVD). Dussolier au sommet de sa désinvolture désanchantée.
      Christine Boisson pure comme un diamant vénéneux. Elle s’est perdue depuis.

      Et puis la R 16 grise taxi, le vrai héros du film, peut étre...
      Bon, nous rajeunit pas, votre affaire.
      J’vais en fumer une en ouvrant la fenêtre du wagon, dites rien au controleur, SVP...


  • Tall 12 mars 2013 15:35

    C’est la prochaine gare qui compte ...


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