vendredi 23 juillet - par C’est Nabum

L’impasse salutaire

Le contre-exemple parlementaire.

La démocratie s'offre une belle impasse salutaire suivant ainsi la vielle antienne de tous nos dirigeants : « Faites que ce nous vous imposons sous la menace, pas ce que nous nous accordons généreusement ! ». Il est vrai que légiférer suppose une liberté d'esprit absolue qu'aucune entrave ni contrainte ne doivent venir perturber insidieusement. L'immunité leur est nécessaire pour agir en conscience dans l'intérêt de tous ou de quelques-uns.

Point n'est donc besoin d’honnêteté dans les travées ni même de l'exigence élémentaire de vérité. Le parlement est une concentration d'arracheurs de dents qui mentent comme ils respirent tandis que la démocratie expire à grands coups d'état d'urgence. Nous nous sommes habitués au fil des majorités à cette effroyable parodie, à cet immense décalage entre les efforts exigés à la population et les privilèges que ces braves gens s'accordent généreusement.

Ainsi, on peut penser que nos charmants députés, nos cacochymes sénateurs envisagent de n'être jamais plus de cinquante en séance en dépit d'émoluments conséquents afin de n'avoir pas à souscrire comme ceux dont ils sont censés être les représentants, à ce passe-sanitaire qui divise et exacerbe les oppositions.

C'est sans nul doute dans un parfait esprit de concorde, que nos législateurs ne souhaitent pas montrer leurs dessous en exhibant aux yeux de tous leur QR code. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce regain de pudeur, eux qui en manquent souvent dès qu'il s'agit de puiser dans la caisse ou de profiter d'avantages indus. Serait-ce là un premier pas vers la modération ?

À moins qu'ils ne veuillent pas tous répondre à l'injonction présidentielle, qu'il se trouve parmi eux, comme dans la population des réfractaires à la vaccination obligatoire. Il se peut que même dans le camp de la majorité cela puisse se trouver. Les parlementaires refoulés ainsi seraient montrés du doigt, privés de leurs salaires, voués aux Gémonies par le bon ministre de la santé tandis que certains membres du gouvernement ne pourraient plus venir dans les hémicycles et risqueraient ainsi la mise à pied.

Imaginez les effets désastreux de pareilles éventualités et louons le bon Ferrand, maréchal de France de l'hypocrisie, de son refus d’aligner les parlementaires sur les règles communes. Du haut de son perchoir du reste, l'homme est à l'abri des miasmes qui sortent de la bouche des orateurs. Il n'a donc rien à craindre si ce n'est le ridicule pour lequel il a été vacciné tout comme l'ensemble de cette merveilleuse caste.

Enfin, ce serait prendre le risque de remettre sur le tapis la nécessité de disposer d'un casier judiciaire vierge pour être en position d'éligibilité. Cette mesure, pourtant plébiscitée par le bon peuple, serait largement contre-productive. Ce serait se priver des compétences notoires des escrocs, truqueurs, délinquants fiscaux, rois de la fraude afin d'établir des lois qui favorisent leurs congénères tout en contraignant tous ces imbéciles qui respectent la législation.

Oui, vraiment il est juste et bon que nos parlements demeurent à l'abri des règles qui entravent la plèbe, le petit peuple misérable. Il y va de l'immunité de nos chers canailles, de leur honorabilité invérifiable que nulle contrainte ne doit venir mettre en cause. Merci monsieur Ferrand de maintenir cette bulle de non-droit qui nous démontre que la devise de la République n'est qu'un leurre et vœu illusoire.

Bientôt, il sera même délictueux de dénoncer leurs écarts. Nous sommes entrés dans un système qui a besoin d'un comité de défense pour se prémunir des citoyens ordinaires, ce danger potentiel, cette vermine qu'il convient de réduire au silence avant que de mettre aux fers rebelles et réfractaires. Vive la République sanitaire, vive la fange !

Égalitairement leur

 



26 réactions


  • Docteur Faustroll Lampion 23 juillet 10:21

    Les parlementaires n’en finissent pas de se discréditer et, par la même occasion, ils mettent au jour les mécanismes qui ont permis de donner une illusion de « démocratie » depuis la fin du second empire en France. Mais le tableau n’est pas plus reluisant dans d’autres pays.

    La question est de savoir quelle est l’alternative à la révélation de cette imposture historique ?.


  • juluch juluch 23 juillet 10:27

    Il ne faut pas voter pour eux.....

    Pour le pass on savait que tôt ou tard on y aurait droit pour certaines activités et....il le faudra pour aller bosser....

    s’imaginer qu’il ne serait pas en place était une gageure.


  • ETTORE ETTORE 23 juillet 11:13

    Bonjour C’est Nabum

    Imposer un pass porc sanitaire, semble plus urgent que de nettoyer les écuries d’Augias de cette démoCRADcie.

    Nous avons, et avons eu, des ministres avec des intérêts puants, avec des labos et autres organismes. Tous des porteurs de bourses à la Judas !

    Nous avons des ministres, tel que celui de la justice (excusez du peu) mis en examen.

    D’autres,.... à peine lavé de l’accusation de viol.

    Pourquoi imaginer que toute cette cour qui gravite, juste par effet de masse, pour donner du poids au Marquis, serait si incorruptible ( à voir déjà certains ..moisis )

    On peut constater, que l’esprit de la démocratie n’existe plus . Les places sont prises par l’immobilisme à vie.,

    Profiter pour sa gueule, être du côté où ça pousse , donner une image de gens avachis sur leurs privilèges, encore et encore, sans vergogne aucune, sans le rouge aux joues, mais avec le velours de même couleur cramoisi, sous leur cul.

    Les gueux ne veautent plus ?

    Diantre, tant mieux, c’est une forme de stabilité fantastique !

    Cela ne peut qu’accroitre les avantages, et plus ils s’accroissent, plus les gueux sont dégoutés, moins ils veautent, et plus les avantages son multipliés, et moins les gueux votent, et plus les avan.......

    Cela a un nom ! LE DEGOUT .

    Peut être faudra t-il un Hercule pour s’atteler à pareille tâche.

    Certainement pas le genre de notre Marquis Baffé,Poudré et SSyzé qui R-CULE quand on avance, Comment veux tu que je .....


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 juillet 11:44

      @ETTORE

      Bonjour Ettore.

      Peut être faudra t-il un Hercule pour s’atteler à pareille tâche.

      A coup de massue,oui, en ouvrant la chasse d’eau pour nettoyer les Ecuries d’Augias que récureront ceux qui les ont souillées avant de disparaître du paysage politique.

      N’ayez crainte. Cela viendra.

      Bien à vous,
      RB


    • devphil30 devphil30 23 juillet 12:01

      @Renaud Bouchard

      Le karcher , il parait que ca fonctionne bien.
      Il suffit juste d’alimenter en eau , c’est à dire d’avoir la volonté de faire le choses depuis 2007 ,c’est la chute au fond du gouffre et l’atterrissage va être rude car aucun rembourrage


    • Docteur Faustroll Lampion 23 juillet 12:17

      @Renaud Bouchard

      « Peut être faudra t-il un Hercule pour s’atteler à pareille tâche. »

      si on attend un homme providentiel, oui...
      il y aurait ien une autre piste, celle d’une force organisée par les moutons eux-mêmes, mais ça ne fait pas partie de l’ADN des moutons.


    • C'est Nabum C’est Nabum 23 juillet 16:28

      @ETTORE

      L’état d’urgence assure une forme élaborée de loi martiale
      Le citoyen est rabaissé à l’état de mineur sans droit

      Pour l’heure, nous ne pouvons rien faire ou c’est la prison


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 23 juillet 16:39

      @C’est Nabum

      Salut, oui exact, quoique ?? mais surtout que il n’y a ENCORE aucun nous..il y a seulement des millions de - « je » , les autres je m’en tape-
      ah mon dieu exprimé ainsi « on » croirait presque que ce serait la somme des « je » qui aurait créé ce pouvoir..
      des millions de « je » uniquement auto centrés..
      respect


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 juillet 11:33

    A l’Auteur ainsi qu’aux Lecteurs

    https://youtu.be/fzCb_h7aa0A

    "Bientôt, il sera même délictueux de dénoncer leurs écarts. Nous sommes entrés dans un système qui a besoin d’un comité de défense pour se prémunir des citoyens ordinaires, ce danger potentiel, cette vermine qu’il convient de réduire au silence avant que de mettre aux fers rebelles et réfractaires. Vive la République sanitaire, vive la fange ! "

    Grâce à Internet, nous disposons des noms, des photos, des verbatim, des déclarations et prises de position des traîtres à la nation, à la France.

    Superbe matériau quand il s’agira de nourrir les interrogatoires et réquisitions du grand procès Nuremberg 2 qui jugera et condamnera tous ces gens qui auront agi contre les intérêts de leur compatriotes.

    Toutes comparaisons effectuées en remplaçant circonstances et personnalités, les comportements sont identiques.

    Rien n’a changé sur le fond dans cette mentalité de compromission, de collaboration et d’abdication aussi bien éthique que morale.

    Léon Blum ne s’y était pas trompé, qui déclarait :

    « Ce qui agissait, c’était la peur, la peur des bandes de Doriot dans la rue, la peur des soldats de Weygand à Clermont-Ferrand, la peur des Allemands qui étaient à Moulins… C’était vraiment un marécage humain dans lequel on voyait à vue d’œil se dissoudre, se corroder, disparaitre tout ce qu’on avait connu à certains hommes de courage et de droiture. »


    Chacun sait désormais où se trouvent le courage, la droiture et surtout ce qui en constitue l’essence : l’honneur.


    Renaud Bouchard

    Ferro 1987, p. 127-133.


  • Xenozoid Xenozoid 23 juillet 11:46

    Un petit garçon demande à son père : « Papa, qu’est-ce que la politique ? »
    Papa dit :

    « Eh bien mon fils, laisse-moi essayer de l’expliquer de cette façon : je suis le soutien de la famille, alors appelle-moi Capitalisme. Ta mère, elle est l’administrateur de l’argent, alors nous l’appellerons le gouvernement. Nous sommes ici pour répondre à tes besoins, alors nous vous appellerons le Peuple. La nounou, nous la considérerons comme la classe ouvrière. Et ton petit frère, nous l’appellerons le futur. Maintenant, pense à ça et voit si cela a du sens. »

    Alors le petit garçon va se coucher en pensant à ce que le pere a dit. Plus tard dans la nuit, il entend son petit frère pleurer, alors il se lève pour le surveiller. Il constate que le bébé a gravement souillé sa couche. Le petit garçon se rend dans la chambre de ses parents et trouve sa mère profondément endormie. Ne voulant pas la réveiller, il se rend dans la chambre de la nounou. Trouvant la porte verrouillée, il jette un coup d’œil dans le trou de la serrure et voit son père se taper la nounou. Il abandonne et se recouche.

    Le lendemain matin, le petit garçon dit à son père :

    « Papa, je pense que je comprends maintenant le concept de politique. »

    Le père dit : « Bien, mon fils, dis-moi avec tes propres mots ce que tu penses de la politique. »

    Le petit garçon répond : « Eh bien, pendant que le capitalisme baise la classe ouvrière, le gouvernement est profondément endormi, le peuple est ignoré et l’avenir est dans la merde profonde. »


  • ETTORE ETTORE 25 juillet 15:24

    Nabum....

    Pour l’heure, nous ne pouvons rien faire ou c’est la prison


    Ne rien faire ?

    Quand on sait, que quoi que vous fassiez, la prison reste l’épée de Damocles, pendue sur la plus petite contestation que nous pourrions déposer.

    Aujourd’hui, elle est encore suspendue, demain, elle seras là, QUE pour trancher.

    Il faut savoir comment est poussé au cul ce gouverneMENT ;; ;

    Il y a une feuille de route !

    Il y a un planning !

    De cela, le Marquis baffé et poudré, s’est porté garant, auprès de ses commanditaires. IL A SIGNE , et paraphé, chaque ligne, pour avoir ce poste !

    Le délai c’est quoi  ? 10 MOIS, avant la fin du « mandat » !

    Cette date butoir est aussi le terme définitif de tout ce qui doit être porté à bien, par ordre, par obligation, par peur, par menace, par coercitions, par menaces. Peu importe, les dégâts dans la population, la perte du pays, la crise financière....*$

    IL FAUT QUE CELA SOIT EN PLACE. ! coute que coute !

    On le voit à la course, la tête dans le guidon, plus de réflexion (y en as t-il déjà eu ?)

    que des ordres HURLES ! Des contre sens, des aberrations, qui se télescopent comme jamais.

    Les yeux froncés, un entêtement plus par la peur de se faire balayer, pour contrat non rempli, que par attention au salut sanitaire.

    Cela SE VOIT, cela SE RESSENT

    Même sa dernière bravade, face aux manifestations « JE NE CHANGERAI RIEN » !

    Ben oui, sauf que C’est TOI, QU’ON VAS CHANGER !


  • Jean Keim Jean Keim 26 juillet 09:25

    On peut dire tout ce je l’on veut, mais si depuis la première république la France est gouvernée par des prévaricateurs, ce n’est quand même pas par hasard.

    Quand on prend un peu de recul, il est toujours sidérant de constater qu’une minorité qui ne saurait survivre sans la multitude qu’elle exploite, réussi pendant plus de deux siècles à se maintenir à la direction des affaires.


Réagir