samedi 23 janvier - par C’est Nabum

Le Grand Méprisant de la République monte sur ses grands chevaux

Ne taillez plus de croupières

au cavalier désarçonné…

Notre bon Freluquet, Prince sans rire d’une nation est une fois encore monté sur ses grands chevaux pour faire une déclaration vengeresse et belliqueuse contre ce peuple d’insoumis, d’irréductibles râleurs, de mécontents permanents, de procureurs détestables qu’il a le déplaisir de tenir par la bride. Lui, le grand homme, n’est pas là pour peser de l’avoine et encore moins pour supporter les griefs des valets de pied toujours prompts à emboîter le pas du dénigrement général, des postillons qui aiment à cracher dans la soupe et sur la si exemplaire classe politique.

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Oui, critiquer le grand homme c’est s’en prendre à la nation tout entière, décourager les bonnes volontés, saper le moral des troupes en première ligne. Curieusement, l’offensé outragé doit se compter dans les sacrifiés de la ligne de front, lui qui ne fait que pérorer à longueur de temps et ne jamais s’appliquer les mesures élémentaires qu’il exige de tous. Faites ce que je dis et pas ce que je fais et les chevaux seront bien gardés.

Il est donc impérieux de ne plus critiquer le bon président. Il se démène pour assurer notre survie, nous promettant la Lune alors que c’est plutôt le caniveau ou bien la rigole qui nous sont promis. N’évoquons pas le fumier qu’il faut évacuer des écuries des palais, ces mensonges permanents, ces falsifications de la vérité, ces promesses trompeuses, ceci n’est que l’art de la bonne politique à la française, il n’a fait que mettre ses bottes dans les pas des prédécesseurs, ajoutant quant à lui des étriers pour avoir l’air plus martial.

Pour compléter son aspect de cavalier de l'apocalypse, il n’a pas lésiné sur l’usage de la cravache, frappant les croupes tout autant que les troupes contestataires, cette piétaille des fantassins jaunes. Il est surpris désormais de ne pas recevoir la légitime affection que tous ses efforts mériteraient. Il a été nourri au sein de sa professeur de français qui lui a inculqué cette maxime : « Qui aime bien, châtie bien ! ». L’appliquant à la lettre depuis son couronnement, il aimerait en retour recevoir ce flot d’amour qui récompenserait toutes les mesures coercitives, punitives, privatives dont il a jalonné ces trois années de mandat.

Au lieu de quoi sa côte est en berne, son image dégradée, ses ministres vilipendés, ses chers godillots se font marcher sur les pieds. Les gens sont vraiment trop injustes après tant de marques d’affection. Le peuple ? Il n’est rien à attendre de ces gueux détestables, ces miséreux incapables de comprendre que son gouvernement n’agit que pour son seul bien. Il est critiqué, la belle affaire, les quolibets viennent de si bas qu’ils ne peuvent atteindre notre sérénissime. Mais à force, ce concert de critiques fait tâche sur la scène internationale, nuit à son image auprès de ses collègues. S’il n’a que faire de l’opinion de la plèbe, il aimerait au moins qu’elle n’ébruite pas son courroux auprès des grands de ce monde.

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Notre bon cavalier constate, atterré que les méchants lui taillent des croupières, cherchent ainsi en coupant la sangle qui maintient son trône à le déstabiliser, le faire choir même, l’abattre sans un merci pour tout ce qu’il a fait de bien et de grand. Que les gens sont ingrats ! Décidément, la politique est un exercice pour lequel il ne faut pas attendre la reconnaissance de ceux contre lesquels il agit sans relâche. Heureusement que ces généreux donateurs ne sont pas aussi ingrats, il peut toujours compter sur eux et leur rend bien leurs marques d’affection.

Voilà un nouvel épisode des saillies de l’étalon présidentiel. Il déplore amèrement que les citoyens soient aussi négatifs. C’est de notre faute si tout va si mal. L’analyse est simpliste certes mais elle a le mérite de dédouaner un personnage qui, la main sur le cœur, n’a eu de cesse que de dire du bien de la population. Jamais un mot plus haut que l’autre, jamais une réplique assassine, jamais une charge contre telle ou telle catégorie. Non vraiment, un amour de président qui à juste titre récolte les fruits amers de son mépris.

Cavalièrement sien.



32 réactions


  • amiaplacidus amiaplacidus 23 janvier 11:57

    J’ai de la peine à comprendre comment un homme aussi talentueux que Macron veuille encore s’occuper de la vie des insoumis, des irréductibles râleurs, des mécontents permanents, de procureurs détestables, etc.

    À sa place, il y a longtemps que j’aurais démissionné. Il faut croire qu’il a le sens du sacrifice.


  • pipiou2 23 janvier 12:48

    Un bel exemple de râlage cet article

    On dirait le schtroumpf grognon. smiley

    Contestatairement leur


  • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 23 janvier 12:54

    BRAVO ! 

    Comme disait Flaubert à George Sand à propos de son livre Marianne : « Je vous admire pleinement »


  • oncle archibald 23 janvier 14:12

    Et « en même temps » quand le bon socialiste Georges Freche disait en public et même dans un film tourné à sa gloire par le vaillant Yves Jeuland que lui, il faisait campagne pour les cons « parce qu’en France il y a 90% de cons », personne ne le trouvait méprisant. Au contraire, on vantait son « courage politique » d’oser dire la vérité ....

    Voyons voyons .. N’est ce pas un certain Jean de la Fontaine qui disait « selon que vous serez socialo ou LREM les jugements de cour vous rendront rose ou noir » ?


    • oncle archibald 23 janvier 15:20

      @Seul le contenu compte : "J’ai cherché les occurrences de ton affirmation, mais je n’ai rien trouvé d’aussi direct, mis à part une reformulation d’un certain nicollin, lui aussi décédé."

      Vous faites erreur cher ami ... la preuve !

      https://www.dailymotion.com/video/x1bonux


    • oncle archibald 23 janvier 15:34

      @Seul le contenu compte : "Peut-être qu’un jour tu réaliseras que c’est le système de gouvernance qui est le jeu dans lequel tu n’es qu’une de leurs cartes.« 

      Grandeur et misère de la démocratie. Une voix vaut une voix. La voix d’un con vaut celle d’un professeur de faculté. Ni plus ni moins. Et ça me convient très bien. Pas vous ? Comment pouvez vous dès lors célébrer la devise Républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité ? Ou partager l’avis du Pape François : Fratelli tutti ?

      Mais peut être êtes vous tellement supérieur à cette plèbe misérable qui croit encore que la démocratie est »le plus mauvais des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres" comme le disait il y a longtemps déjà Winston Churchill.

      Moi je n’ai aucun problème pour me soumettre à l’avis de la majorité des électeurs, même s’il ne me convient pas. Vous qui voulez quitter ce système, et qui souhaitez me convaincre de vous suivre sur cette voie, vous proposez quoi à la place ? Si vous avez la bonne solution n’hésitez pas à vous présenter devant les électeurs à la prochaine ! Si votre proposition me plait davantage que les autres je voterai pour vous sans aucune hésitation.


    • oncle archibald 23 janvier 16:50

      @Seul le contenu compte :

      "Le pire reste que les gens à qui il a pu dire ce qu’est la politique politicienne se soient mis à réfléchir au lieu de simplement rire« .

       »Le problème est que cette majorité d’électeurs vote pour des promesses. Vous pouvez me citer une promesse tenue qui ne fut pas ’sociétale’ au détriment de biens et-ou acquis sociaux ?« 

      Je crois que Freche qui était un homme extrêmement intelligent et instruit et beaucoup d’autres politiques qui sont eux aussi très intelligents et instruits distinguent l’élection de la gestion des affaires une fois élu.

      Pour être élu il faut faire des promesses qui plaisent au plus grand nombre. Effectivement le hochet des promesses »sociétales« est facile à agiter et les promesses dans ce domaine sont relativement faciles à tenir quand on »va dans le sens du vent« qui est facile à repérer avec la girouette des sondages. Ça c’est la »politique politicienne« .

      Une fois élu il faut chaque jour non plus promettre mais décider et agir. On peut s’avérer être un excellent gestionnaire en entreprenant des actions qui ne vont pas plaire au plus grand nombre mais qui sont indispensables pour faire tourner la machine économique et qui finalement vont profiter à toute la société. Cependant si on n’a pas l’habileté politique nécessaire on prend le double risque de devenir impopulaire et de nuire à une certaine cohésion de la société.

      En fait à chaque électeur de faire son choix en sachant cela : je vote non pas en fonction des promesses mais pour celui qui me parait être le plus apte à prendre les décisions qu’il faut au moment ou il le faut compte tenu de l’état dans lequel se trouve la société à l’instant de la décision.

      J’ai l’age suffisant pour regarder en arrière. François Mitterand n’était pas ma tasse de thé, mais je lui reconnais deux mérites majeurs : il a représenté un très grand espoir pour une partie de la population qui en avait marre de voir ses idées minoritaires à chaque élection depuis un quart de siècle, en ce sens il a équilibré et apaisé la société. Il a fait voter un impôt sur la fortune qui ne rapportait rien et qui a fait fuir hors de France un certain nombre de grands entrepreneurs, mais cet impôt »improductif« voire »contreproductif« a donné le sentiment à ses électeurs d’être entendus, soutenus, défendus. Et aussi il a osé abolir la peine de mort contre l’avis d’une majorité de Français, je lui en suis infiniment reconnaissant. Rien n’est simple en politique !

      Le Président actuel est très certainement un excellent gestionnaire mais à l’inverse de Freche et de Mitterand il est absolument béotien en politique, il ne sait pas que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Il faut savoir à qui l’on parle et mentir intelligemment pour être accepté.

      Pour en revenir au problème »Freche« les paroles de Macron ont été en toute objectivité beaucoup moins blessantes que celles de Freche mais elles ont été beaucoup plus mal reçues. Tout simplement parce que Georges Freche parlait devant un auditoire de conquis, des supporters admiratifs, béats devant sa forte personnalité, buvant ses paroles, tandis que Macron a parlé »à tout le monde", donc d’après Freche à 90% de cons, dont une grosse moitié qui lui est hostile. Ça ne pouvait pas passer !


    • C'est Nabum C’est Nabum 23 janvier 17:59

      @oncle archibald

      Jean de La Fontaine a femré le robinet de l’infirmation
      Il ne s’exprime plus sur les réseaux sociaux 


  • troletbuse troletbuse 23 janvier 16:29

    Normal, il adore leur queue smiley


  • Jjanloup Jjanloup 23 janvier 17:33

    Bonjour Nabum,

    <<Voilà un nouvel épisode des saillies de l’étalon présidentiel >>

    S’il n’y avait le mot saillie, ongre présidentiel aurait mieux convenu...

    Castralement vôtre...


  • mosel 23 janvier 18:23

    micron est comme pipiou ils sont restes au stade larvaire.


  • juluch juluch 23 janvier 18:55

    il a promis, il a pas tenu comme tous les autres.....

    NE PLUS VOTER pour des gens comme ça !


    • C'est Nabum C’est Nabum 24 janvier 17:58

      @juluch

      à la différence des autres, il nous prend vraiment pour des imbéciles alors que les autres le pensaient sans doute mais ne le disaient pas 


    • Xenozoid Xenozoid 24 janvier 18:02

      @C’est Nabum

      il nous prend vraiment pour des imbéciles alors que les autres le pensaient sans doute mais ne le disaient pas, et surtout personne ne disaient rien

      tout est relatif


    • Xenozoid Xenozoid 24 janvier 18:04

      @Xenozoid

      je voulait dire qu’il ne vous prend pas pour des imbéciles,et depuis longtemps


  • bertin 24 janvier 08:58

    Et pendant ce temps, la répression secrète frappe sans limites.

    https://ladictatureinvisible.wordpress.com/2021/01/23/les-maladies-du-mind-control/


  • McGurk McGurk 24 janvier 14:55

    Rétablissons la peine de mort. Au moins, on saura qui y passera en premier...


  • ETTORE ETTORE 25 janvier 12:28
    C’est Nabum 25 janvier 05:39
     

    @McGurk

    La perdre certes mais nous reviendra-t-elle à la figure ?

    ___________________________________________________

    Bonjour Nabum ! Excellent article comme toujours.

    Quant à se la prendre dans la figure.....Pour le moment, et depuis un bon bout de temps, ce jeu de ballon prisonnier, est le seul imposé à la population.

    Et puis, avec un pareil individu qui s’obstine à appeler son gode, sceptre royal....

    Cela montre la profondeur du sujet.


  • QAmonBra QAmonBra 25 janvier 13:13

    Merci @ l’auteur pour le partage.

    Personnellement ce qui m’amuse chez l’associé-gérant des Rothschild, c’est son goût pour le masochisme : Mépriser, voire brutaliser le Peuple pour que ce dernier le lui rende et faire mine de s’en plaindre. . . 


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