sleeping-zombie 3 octobre 2011 15:47

Mon propos ne porte pas sur la probabilité d’une plainte de se transformer en condamnation. Je cherche juste à montrer ce qui (a mes yeux) est un raccourci erroné de la part de l’auteur.
L’argument principal de l’article (pour simplifier) est le suivant :
Il n’y a que 10% des victimes qui portent plainte. Si toutes le faisaient, il y aurait 10 fois plus de condamnés, et encore plus si toutes les plaintes étaient suivies « sérieusement ».
(je met de coté la conclusion, que je ne partage pas, mais pour d’autres raisons)
...
Bref, cet argument est invalide parce qu’une même personne peut commettre plusieurs délits (que ce soit des agressions sexuelles, du vol à la tire ou des atteintes au droit d’auteur). Et il est impossible de chiffrer ça de manière fiable.

Par exemple, quand tu écris :
en fac de psycho il y a 20 ans les chiffres donnés étaient de 2 femmes sur dix victimes d’abus sexuels dans l’enfance
Ayant un ami qui y est entré il y a plus de 10 ans, je suis sûr que cette estimation porte sur là population des facs de psycho (c’est toujours plus facile d’interroger ton voisin). De même, d’après ce qu’il a pu me raconter, j’ai la nette impression qu’en fac de psycho il y a :
-les futurs thérapeutes
-les futurs patients
-..et c’est tout.
De la à conclure que 20% des femmes françaises ont subies une agression sexuelle, c’est un peu hâtif. L’échantillon n’est pas représentatif. Et ce qu’un quidam considèrera comme une agression ne sera peut-être pas vu ainsi de la part d’un juge.
Bref, tout cela n’est pas fiable.


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