docdory docdory 3 octobre 2011 18:43

@ Naja 

1°) Vous dites en début d’article que : « on estime que 10 % des victimes portent plainte ».
Pouvez-vous préciser :
-qui est ce « on » ?
- quelles études scientifiques sérieuses permettent à ce « on » de faire cette estimation ?
2°) Vous dites en fin d’article, je vous cite : « 10% des plaignants pour violence sexuelle profèrent de fausses allégations (ce qui constitue le haut de la fourchette des estimations quantifiant le pourcentage de plaintes dont on peut prouver qu’elles sont de fausses allégations) »
Qui a fait ces estimations concernant cette fourchette d’estimation, et sur quels arguments scientifiques ?
3°) La disproportion entre les plaintes pour viol et le nombre relativement faible de jugements favorables aux victimes s’explique par plusieurs facteurs :
- dans un bon nombre de cas , le violeur est une personne inconnue de la plaignante et n’est pas retrouvé par la police
- dans d’autres cas ( sans doute la majorité ) l’affaire ressemble à l’affaire DSK : c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre et la justice, par conséquent, est dans l’incapacité de prouver irréfutablement les faits, et dans ce cas , estime qu’il vaut mieux un coupable en liberté qu’un innocent en prison.
J’ajoute que, en tant que généraliste, il arrive d’être consulté dans les suites de viol, soit pour un certificat médical, soit pour des suites psychologiques, mais ce type de consultation est extrêmement rare ( une tous les quatre ou cinq ans , en moyenne, alors que les certificats pour coups et blessures banaux sont fréquents ( un par mois ) .
Je ne pense donc pas qu’il y ait beaucoup plus de 1% de la population féminine qui ait été victime de viol ou d’agression sexuelle dans sa vie, c’est peut-être plutôt 1 ‰ , à mon avis.

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