Dominique (---.---.30.27) 27 juin 2006 15:23

« De fortes angoisses, d’envahissement, d’anéantissement psychique, voire de morcellement corporel, les rendent alors étranges à eux-mêmes et peuvent les sidérer, par exemple, quand la police les interroge. »

Est-ce à dire que la violence juvénile est le fait de psychotiques « temporaires » ?

Idem pour les deux situations types décrites dans l’article, elles recourent à la terminologie qui décrit la psychose. Autrement dit, une situation de déconstruction (avant même d’être construit dans le cas de jeunes ados ).

Pour rappel, la psychose c’est quand on est soulagé de savoir que 2+2 font 5, alors que la névrose c’est quand on est très malheureux parce qu’on voudrait que 2+2 fassent 5, mais qu’on sait hélas, que ça fait 4. Autrement dit le premier n’est plus dans la réalité alors que le second si et c’est pour ça qu’il souffre.

Pour en revenir à l’article, cette approche diagnostique me gêne profondément, car elle exclut de fait les jeunes violents de toute prise de conscience et par conséquent de toute responsabilité face à leurs actes. Il est déjà trop tard en quelque sorte.

De plus, d’un point de vue strictement statistique j’ai du mal à croire à une telle épidémie de psychoseS parmi la population...

L’attitude des jeunes violents lors de leur arrestation et interrogatoires ne montre pas une sorte de sidération psychotique, mais bien plutôt une capacité à jouer la distance, l’incompréhension de leurs propres actes, tout en négociant de façon abjecte la gravité des sanctions. Ce n’est donc pas un tableau d’enfants/ados psychotiques mais PSYCHOPATHES auquel le flic, le juge, l’éducateur sont confrontés.

Il est temps que le discours psychanalytique lénifiant soit questionné par les faits.


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