Claude Simon Tzecoatl 3 août 2006 16:35

@Jean Pierre

« Le risque lié à l’emprunteur n’est couvert que partiellement par les assurances (uniquement décès pour un prêt immobolier). Et parfois on peut s’en passer (entreprises). Autrement les banques ne feraient pas faillite. Le crédit Lyonnais n’aurait pas plongé de 200 milliards de francs. »

pour un emprunt immobilier, vous oubliez les cautions, les garanties hypothécaires, etc. Je serais même tenté de dire que l’intérêt augmente le risque d’insolvabilité. Cependant, les prêts industriels et commerciaux, sont eux, effectivement plus exposés aux risques. Mais dans les cas de défaillance d’entreprises, ceux sont eux les premiers servis afin de solvabiliser leurs créances, les fournisseurs sont souvent les dindons de la farce. L’exemple du Crédit Lyonnais est lié à un « pétage de plomb de la direction », à l’instar de la Barings.

« Le risque extérieur (inflation/dévaluation par exemple) est totalement assumé par la banque. »

En quoi doit-elle « assumer l’inflation » ? Le capital détruit est égal au capital créé, point d’inflation là-dessus. Dans une de mes propositions, si elle souhaite suivre l’inflation, elle peut augmenter ses frais de dossier proportionnellement chaque année, à chaque émission d’emprunt. Ce n’est pas comme si elle possède le capital, tel un financier, et doit pour en tirer un revenu, prélever plus que l’inflation. Non, elle s’autorise à réclamer plus que le fruit du travail de toute entreprise française (croissance à 2%, amplifiée par l’augmentation des dépenses de santé, au passage) sur un écran de fumée de richesse.

« Je ne vois toujours pas en quoi la BCE ne va pas grosso modo dans le sens de l’intérêt commun. » La BCE, contrairement à la FED, n’a qu’un seul objectif : maitriser l’inflation. Et d’aucuns sont d’accord pour dire que maitrise de l’inflation est antagoniste de croissance soutenue (eq chômage).

« Et c’est erroné de dénoncer le système bancaire en imaginant un pouvoir absolu. Pour le calcul des bénéfices, ces banques ont des comptes publiques. Il y en a peu à ma connaissance qui ont les marges bénéficiaires de Microsoft ou de Total. » Je ne tape pas sur les riches, je dénonce un privilège. Je n’irais sans doute pas tirer à boulets rouges sur les privilèges des plus pauvres de la planète le cas échéant, certes. BNP-Paribas a tout de même des bénéfices particulièrement élogieux : http://www.boursorama.com/profil/resume_societe.phtml?symbole=1rPBNP

« D’ailleurs,il y a des exemples de groupes industriels qui sont amenés à créer leur propre banque. A part quelques cas rares, ce n’est pas là que se trouve le max de bénéfices. » Encore une fois, je ne suis pas le pauvre qui tire sur le riche, et je n’ai pas eu écho que la grande distribution française est réussie à former les statuts bancaires qu’elles souhaitaient. Je suis d’accord, là n’est pas le max de bénéfices, mais il me semble que c’est un rouage, non seulement absurde sur le plan de la raison, mais également qui aurait des impacts très positifs sur les tares de nos économies atones. Le Japon ne s’en est pas pris autrement, avec un certain succès il me semble.


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