cassios 24 août 2012 22:01

Tout cela vient de m’amener une réflexion.

On nous dit qu’augmenter le numerus est la solution mais on oublie certains composantes du problème.
A la base, le numerus clausus a été mis en place pour limiter l’accès au soins et donc espérer qu’une partie des patients se soignerait par lui même, voire pas du tout et ne coûterait rien (raisonnement comptable et absolument pas humain, on voit bien que ceux qui le font ne seront pas touchés par ce qu’ils mettent en place).
Néanmoins, en plus du numerus clausus, ils ont aussi fermé des hôpitaux et des infrastructures médicales. Or les études de médecine se font beaucoup sur le terrain par la pratique. Vu le nombre d’hôpitaux qui ont été fermés, on ne saurait où accueillir ces nouveaux étudiants si on ouvrait le numerus clausus.
Sans compter qu’avec la masse de médecins qui partent à la retraite et vu qu’il y a bien moins de remplaçants, on va avoir du mal à trouver des professeurs en nombre suffisant pour enseigner aux nouveaux élèves (toujours dans le cadre d’une augmentation du numérus).
Ou si on leur demande d’enseigner, cela fera des médecins en moins alors qu’on est en pénurie (et oui, soit enseigner, soit soigner tel est le dilemne).

On est pas sorti d’affaire, il y a toute une réflexion à mettre en place et surtout, il faut exclure les politiques, les labos et les pontes politicards médecins de la réflexion pour qu’une saine réflexion s’engage.
Il faudrait faire un groupe de réflexion constitué de médecins ayant la vocation (la vocation, pas le sacrifice, il y a un juste milieu) ainsi que d’associations de malades (les petites associations désintéréssées, pas les associations professionnelles qui ont fait un métier du militantisme à la Kouchner...) et que tout ce monde commence à réfléchir en profondeur au problème.

Mais tant que les politiques, labos et gros pontes médecins continueront à détourner les ressources financières de la sécu, on ira pas loin.....

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