Fogghearty 26 octobre 2012 11:00

@ l’auteur
Je comprends tout à fait que des Français héritiers du passé colonial et plus encore esclavagiste ont porté et manifestement continuent de porter les fruits psycho-généalogiques de ce qui restera comme une flétrissure du genre humain.
Je vois et j’entends encore, à ce jour, des remarques, des expressions de visage, des commentaires, qui prennent place « naturellement » dans les conversations, et qui continuent de consacrer la diférence de couleur. Pas plus tard qu’avant hier, je dînais en compagnie de mon jeune neveu de type blanc, métropolitain, très cultivé livresquement, de tendance révolutionnaire et ce dernier pour se rattraper d’avoir confondu mon prénom et celui de mon frère, n’a pas trouvé mieux que de dire devant toute la famille : « ah mais oui, mais c’est parce que vous êtes noirs ! ». Entre frères et soeurs, nous n’avons jamais été étonnés de nos métissages de couleur, blanc, café au lait, cheveux frisés noirs ou droits auburn, grands ou petits, en plus dans un environnement local où le métissage est omniprésent, cela est « naturel ». Alors nous nous sommes tous regardés, l’air ahuri tandis que lui « naturellement » continuait son repas ! Dans la logique de l’auteur de l’article, j’aurais dû renverser la table, sans doute rouer de coups ce « pseudo gauchiste » révolutionnaire ? Il n’y a pas non plus de communautarisme à pointer, il y a hélas une nature fondalement humaine en Occident, en Orient, en Asie, en Afrique, en Amérique du Nord et Sud, quelque soit le pays et la culture, qui fait que l’autre est un autre, mon frère est aussi un autre, et qu’ainsi jamais il ne me ressemblera. Il n’y a pas et il n’y aura jamais de solution collective pour venir à bout de l’individualité, l’acceptation de l’autre, même dans sa propre famille est une prise de conscience dans un travail sur soi, permanent.
Voilà pourquoi j’ai voté contre votre propos.


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