velosolex velosolex 25 février 2013 18:55

Bonsoir eric

"....Il est quand même rassurant de point de vue de l’égalité qu’elle ne cherche pas en priorité a faire se reproduire les pauvres dans l’intérêt de la nation....."

Déclaration assez étonnante !
Croyez vous vraiment qu’il y est un déterminisme à rester pauvre, et je pense imbécile,( puisque l’intérêt de la nation serait en jeu) ?
Bon, il ne manque pas d’exemples pour nous montrer que notre république s’est enrichie de tous ces gamins déshérités, qui ont su, et pu, grâce aux aides d’un état républicain qui n’avait pas encore renié ses valeurs, accéder parfois aux plus hauts postes de l’état ?

Dans les années soixante et 70, en effet, l’école républicaine permettait à travers l’université un véritable mixage social. Jamais le pourcentage d’ouvriers, n’avait été aussi important. On en est loin maintenant.. ;.

Une sorte d’eugénisme social serait en cours, et qui tendrait à nous faire croire que les gosses de riches, c’est l’avenir de la nation, et qu’en conséquence, il faut les aider bien plus que les pauvres qui n’ont au fond que ce qu’ils méritent.

Que de telles choses soient dites, assez misérables, en dit long sur l’époque et ces valeurs. Néanmoins, je ne pense pas que ce genre de pensée de classe soit très conséquente pour la marche d’un état, à moins qu’on ne veule pas voir plus loin que le bout des ses intérêts, et se tirer une balle dans le pied, en attendant la prochaine révolution.

Car savez vous qu’en 1789, la révolution n’aurait pas été possible sans l’accord de la noblesse. Il fallait que les trois ordres soient d’accord pour exiger la réunion des états généraux.

Et justement, les nobles étaient très remontés contre le roi, et ses projets de réforme, qu’ils jugeaient offensants. Voilà qu’encanaillé de ce Necker, il avait voulu créer un impôt sur leur fortune. Les quelques réformes qu’il avait en tout cas réussi à obtenir, les avaient laissé en rage, et il n’avait qu’une envie : Les supprimer, revenir en arrière.
C’est pourquoi ils pensaient bien que les états généraux allaient leur donner raison.

Moralité : A trop tenir à sa perruque poudrée, on finit par perdre la tête !


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