bakerstreet bakerstreet 13 avril 2013 15:56

Pierre Chalory

C’est cher sans doute pour le masque
Mais c’est donné pour la réputation que ça vous donne !
Que nous dit François Pinault, par exemple, quand il achète quelques millions de dollars une de ces œuvres contemporaines, dont le vulgaire se gausse !

Et bien qu’il est un homme de gout et de fortune, et qu’il n’y ait pas un caprice qu’il ne puisse se payer.
Un formidable pied de nez à la misère humaine, quand on pense à ce que cet argent construit sur la spéculation et le travail des autres, pourrait soulager, en terme de misère humaine.
Retirez la publicité, les fondations, toute cette vanité mise en cadre, et je suis persuadé qu’il ne dépenserait pas un kopeck !

Tout ce jeu qui fait partie de la distinction sociale ne doit pas être oublié ; c’est le ressort employé par ce très beau conte philosophique qu’est « le roi nu » : Un tailleur astucieux convint un roi qu’il lui coupera le plus bel habit du monde, avec cette particularité étrange que cet habit serai invisible aux imbéciles.
Dés lors, qui peut dire qu’il ne le voit pas ?
Surement pas le roi, ni les courtisans, et bien sûr le peuple.
Seul un enfant, parlant sans retenues, dira que « le roi est nu »

Cette falle illustre bien le chantage à la modernité.
J’ai toujours trouvé qu’elle s’articulait parfaitement avec l’art contemporain, ou revendiqué comme tel.


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