jack mandon jack mandon 9 septembre 2013 11:53

Aux deux exilées,

Votre connaissance de cet immense pays m’autorise à rester muet.
Par manque d’information. je vous écoute.
Comme beaucoup de français, Boris Pasternak et son Dr Jivago,
et bien sur les grands romanciers, Toltoï, Pouchkine, Dostoïevsky,
et ces noms difficiles à lire, cette passion massacrante et puissante.
Une âme intériorisée pour chercher à l’intérieur de soi, ce que la nature
recouvre si longtemps sous la neige et le froid. Il faut être russe
ou particulièrement solide pour affronter cette nature hostile,
je parle de toute la partie nordique en particulier. Je sais qu’il existe
aussi des climats plus accueillants dans le Sud.
Bien sur, les préjugés sont nombreux quand on ne voyage pas.
Les lieux isolés favorise la tradition, l’artisanat, le rêve et la création.
Il suffit de comparer les musiciens et les danseurs russes à leurs
homologues européens et américains pour constater la montagne
qui sépare l’art de la technique. L’art vient de la terre, non pas du béton.
C’est aussi le monde de l’introspection qu’il est difficile de comparer
à celui de l’extraversion...le penchant occidental.

Ах, красавица, душа-девица,
Полюби же ты меня !
Ай-люли, люли, ай-люли, люли,
Полюби же ты меня !

Akh, krasavitsa, doucha-dievitsa,
Polioubi je ty menia !
Aï-liouli, liouli, aï-liouli liouli,
Polioubi je ty menia !

Ah, jolie fille, chère jeune fille,
Tombe donc amoureuse de moi !
Ah, liouli, liouli, ah liouli, liouli,
Tombe donc amoureuse de moi !

extrait de Kalinka (« Калинка » en cyrillique, « Petite baie (d’obier) ») est un célèbre chant russe devenu traditionnel. Il a été écrit et composé en 1860 par Ivan Petrovitch Larionov (1830 – 1889). Il s’agit d’une chanson d’amour poétique, amusante et coquine, dont il est impossible de traduire toutes les nuances à cause des expressions typiques russes utilisées et des double-sens volontairement introduits.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe