jack mandon jack mandon 23 octobre 2013 20:38

Jason, bonsoir,

A l’instant, avec mon fils nous étions sur votre commentaire.
Excellent contrepoids à ce qui appartient en grande partie à la chimère.
Faire parler les morts comme les archéologues, les historiens et autres chercheurs
savent le faire, peut faire s’interroger un bon nombre de gens.

il est tout à fait erroné d’attribuer à toute une époque les canons
de l’amour courtois. Tout au plus cela concernait 3 à 5% des populations.

Et pourtant c’est hélas ce qui se passe...avec un esprit scientifique en plus.
C’est un peu consternant vu sous cet angle, vous avez raison.

Mais, c’est distrayant, et ça fait briller dans les salons.

La caricature culturelle, le paraitre, l’apparence.
Si c’est distrayant, c’est acceptable, tout au plus.

les moeurs de nos si réputés chevaliers étaient d’une brutalité rare.

C’est tellement vrai que l’on ne peut qu’en être désolé.
On faisait de la guerre un art, elle était déifiée, Athéna, Jason connait bien.
D’autant qu’un homme qui accepte d’être le vassal d’une femme
refoule une somme d’énergie, qu’il va libérer sur des innocents.
De ce point de vue là, on comprend mieux le rôle inconscient de la dame
qui fait monter la pression pour façonner une véritable bombe humaine.
C’est tellement vrai que s’en est d’autant plus navrant.
Votre intervention est très enrichissante, l’esprit critique me change de ces
attaques personnelles qui soulignent son contraire.
En même temps, cela montre la dualité amour-mort, Eros-Thanatos.
Vous parlez de tentative d’idéalisation, peut être, je crois que la mise en
scène des antagonismes créait l’état paroxysmique et lyrique.
Dans la même ligne, plus tard Wagner dans sa tétralogie en est une
forme de résurgence moderne, hommes-dieux.

Nous en arrivons au culturel qui porte les idées, les espoirs, les sentiments,
qui porte la vie, la vie que l’homme ne maitrise pas, qu’il réinvente désespérément.
inlassablement avec plus ou moins de bonheur.
Et voici le besoin abstrait de la création artistique, de la poésie, de la philosophie.
A quoi cela sert il ? A rien, à tout. L’occasion de se sentir exister.
C’est évidemment plus créatif que la drogue ou tout autre moyens aliénants.
Seulement, pour le comprendre il faut aussi l’esprit critique dont vous êtes
largement pourvu.

Quant à gloser sur la psychologie des modèles amoureux

Un besoin d’exprimer, une manière de dire parmi d’autres.
Bien sur c’est heureux, chacun son modèle.

« Connaissez-vous une maman qui au moment de l’accouchement
se refuse à libérer son enfant ? », non, mais il y en a qui les tuent.

Là, il s’agit de montrer que la vie s’inscrit dans une continuité que
l’on ne peut rompre au risque de s’autodétruire, c’est précisément
la réponse qui vous vient.
La mère peut être aussi désespérée
ou simplement malade. La vie en elle ne circule plus ou mal.
En somme la vie est une épreuve de passage de relais.
Je parle à un homme d’action. Avez vous trouvé la toison d’or ?

Votre passage à été pour moi très intéressant .

Merci Jason, et bonne nuit.


La poésie, la philosophie, au fond ça ne sert à rien, à tout


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