philouie 8 décembre 2013 15:24

Je reproduis une partie des propos tenus précédemment.

j’y abordais le « syndrome du saint »

« La violence des églises chrétiennes et du monde occidental seraient faites contre l’évangile ?
 
je dis que cette violence est à cause de l’évangile et de la théologie du Dieu suprêmement bon. Paradoxe ?

Simple travers psychologique.

Comment une religion qui prône la non-violence a-t-elle pu avoir une histoire autant violente ?

Revenons aux buchers de sorcières.

Y périr des milliers de gens sous les coups d’une religion qui prônait l’amour du prochain, que Dieu est Amour et est le bien suprême.

Est-ce possible ?

Les buchers préfigurent la Shoah.

L’holocauste biblique est lui-même un bucher sur lequel la victime est offerte en crémation complète.

La dimension antéchristique des juifs n’est plus a démontrer : « le chef des juifs c’est l’antéchrist » lieu commun des pères de l’église.
on ne reproche pas tant au juif d’être déicide que de s’être donné à l’antéchrist c’est à dire au diable.

et si sur le bucher on brule volontiers du juifs, on y brule surtout du sorcier, c’est à dire celui qui fait commerce avec le diable.

Pourquoi faut-il qu’au christ réponde un antéchrist ?

A un bien absolu, ne faut-il pas un mal absolu ?

Les nazis avaient ceci de commun avec l’église catholique qu’il croyait que l’homme pouvait dépasser l’homme.
chez les chrétiens l’homme nouveau, image du fils du Dieu suprêmement bon, chez les nazi le sur-humain, dépassement de l’homme pour un homme plus beau, plus fort, plus intelligent.
Il y avait aussi bien dans les buchers que dans la shoah une volonté purificatrice.

Elimination du nuisible, de l’impure, de celui qui contamine, qui souille.
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Mais pourquoi purifier si l’on a pas de volonté de pureté ?

N’est pas parce que je veux m’élever au-dessus de moi qu’il faut que j’élimine ce qui peuvent m’entrainer vers le bas.

N’y-t-il pas, aussi bien dans le bucher que dans les camps d’extermination une violence qui dépasse la simple violence ?

une violence qui est aussi un sadisme.

Une volonté de faire souffrir.

N’est-ce pas le signe de la perversion ?

Un homme qui tue au nom d’un Dieu d’amour, d’un Dieu suprêmement bon, ne peut-il pas etre autre chose qu’un pervers ?

Une erreur serait de croire que les nazis étaient des barbares.

non. c’étaient des saints.

ou pour le moins se prenaient-ils pour des saints.

L’aube d’une humanité nouvelle. la jeunesse, le sport, la nature idéal du nazisme.
le nazisme c’est l’idéalisation de l’homme.
Et la projection sur le juif de tout ce qui ruine cet idéal.

Le christianisme c’est l’idéalisation de l’homme.
Et la projection sur le juif de tout ce qui ruine cet idéal.

Le sorcier, image ultime du juif, parce qu’il commerce avec le diable, parce qu’il corrompt l’homme et la société.
Si on le tue, si on le brule, si on le crématise, c’est parce qu’il porte en lui tout ce qu’on refuse en nous.

C’est parce que je veux être un saint que j’accuse l’autre de porter sur lui ce qui m’empêche en moi de devenir ce saint.

Je l’accuse et je le brule.

pour qu’il disparaisse.
Pour qu’il disparaisse parce que je ne peux le voir.
Et je ne peux le voir parce que je refuse de le voir.
Parce que si je le voyais je verrais que je ne suis pas ce saint que je voudrais être.

Mon crime serait-il seulement de vouloir être un saint ? De ne pas supporter de ne pas l’être ? D’accuser ceux qui me renvoient à l’image de mon échec ?

Et de les détruire pour qu’ils cessent d’être le reflet de ce qui m’empêche de l’etre ?

Les buchers préfigurent la shoah.

Ils montrent ce qu’il advient de l’homme lorsqu’il veut être au-dessus de l’homme.

Lorsqu’il n’accepte pas sa nature d’homme.

Lorsqu’il refuse d’appartenir à la terre.
Lorsqu’il veut faire l’ange, il fait la bête.

Les buchers et la shoah ont leur source dans la théologie du bien suprême, qui pervertie l’homme en le faisant poursuivre des chimères plutôt que lui apprendre à vivre où il est : les deux pieds dans la boue. »


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