jack mandon jack mandon 9 décembre 2013 09:27

philouie, Gollum,

Vous décrivez parfaitement le travers de la projection.
Traitée au niveau de l’être, comme l’écrit Gollum, il s’agit d’un déficience
de prise de conscience. Sur 30 ans de pratique, j’ai pu constater que
70% des êtres humains vivaient sous le seuil de la conscience.
C’est à dire que le je suis est inopérant au profit d’un nous sommes.
Faut il encore articuler cette pulsion à l’autre qui lui est complémentaire,
j’ai et nous avons. Le mariage des deux composantes actives de l’ego
donne à voir l’expression dominante de l’âme.
Bien entendu, au cours d’une vie, l’être humain évolue, néanmoins
dans un processus qui lui est personnel. Là ou Aristote a raison,
c’est que le caractère binaire de l’âme perdure communément.
La différence, nous observons les méfaits de cette réalité humaine.
Est-ce par paresse, manque de curiosité, inculture, peur, hyperémotivité,
nous connaissons tous des phases projectives.
Quant aux religions, malgré la démonstration intellectuelle du responsable
iranien, il fait appel à la raison mais il occulte une autre réalité.
Les livres inspirés du monothéismes baignent dans une culture archaïque,
Ils souffrent d’un manque d’actualisation à la lumière de la philosophie,
de la science et de l’art. Leur essence est profondément binaire.
Cela est même renforcé par l’interprétation littérale qui en est faite.
Quant au hasard du temps un sage émerge d’un livre inspiré,
c’est tout simplement parce qu’il a fait un travail de sublimation.
Il est allé au delà de la lettre, au delà de la forme. L’exemple de
Charles de Foucauld ce solitaire du Hoggar. Il connut une révélation
spirituelle, une métamorphose de l’âme, un renversement de toutes
les valeurs et une espèce de canalisation de tous ses intérêts
dans une nouvelle voie. Le moi empirique, avec ses désirs, ses craintes,
toutes les manifestations de la vie affective, cède la place graduellement
à un centre virtuel qui fait rayonner dans l’être nouveau une atmosphère
de sérénité et de calme. Jung nomme cela le Soi, la rencontre avec
un Moi supérieur. « l’homme à la découverte de son âme. »
C’est à dire que tout support culturel inspiré ou non peut faire l’affaire.

La rencontre du Soi est en somme un phénomène rare.
En revanche, les êtres humains dont le refoulement et l’inconscience
sont le mode d’être le plus coutumier sont en danger, pour eux-même
et pour les autres.

Cela signifie que ces personnes sont prédisposées à libérer beaucoup
de violence quand le frein social ne les retient plus. La libération des frustrations
génèrent un potentiel de violence considérable. Les religions sont souvent
des vecteurs de violence. Quand le frein social n’existe pas, c’est la porte ouverte
à la cruauté la plus innommable, aux crises , conflits et guerres.
Les faits, rien que les faits sont aujourd’hui criants.
 

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