epicure 31 mars 2014 18:15

voyons faisons une petite liste ( non exhaustive ) de ce qui serait nécessaire pour faire une justice électronique :

il faut un ordinateur dont les composants soit le plus fiable possible.
il faut du matériel pour les interfaces : caméras, micros, claviers, tablettes tactiles etc....
Il faut des pilotes logiciels pour gérer chacune des interfaces matérielles externes.

Il faut un logiciel de transcription sonore pour que l’ordinateur puisse comprendre ce que disent les gens. Et pour qu’il soit efficace pour un jugement, il faudrait qu’il doit capable d’analyser les intonations.
Il doit avoir u logiciel d’analyse des images, et capable d’analyser les expressions des visages.
Un logiciel qui fasse le lien entre les images et le son (qui parle).
un logiciel capable d’analyser les preuves, et qui soit programmé pour en comprendre les implications.
Et enfin le super logiciel d’analyse globale capable de relier tout ça, en tenant compte de la psychologie humaine, pour aboutir à un jugement.

Donc au final on a une grosse usine à gaz, avec de nombreux logiciels indépendants qui interagissent les uns avec les autres, dont certains seraient d’une très haute complexité.

Si je suis directeur d’une société informatique, l’informaticien qui dit qu’on peut être sûr à 100% qu’il n’y aura pas de bug avec cette usine à gaz, je le vire.

Déjà il faut que les logiciels soient programmés de façon optimale pour rendre un bon jugement et il ne faut qu’il n’y ait aucun bug dans chaque sous élément. Hors je ne connais pas d’usine à gaz logicielle (OS ou un gros jeu par exemple) qui n’ait pas un bug caché. Plus il y a de lignes de codes, plus il y a de chance qu’il y ait un bug. là c’est des dizaines de milliers de lignes de code qu’il faudrait ( voire plus ).

Les logiciels les plus fiables ce sont ceux qui ont passé l’épreuve du temps où les bugs ont été résolus.

En fait les ordinateurs classiques ne sont pas du tout adapté à gérer ce qui relève d’un jugement, car il faudrait que les programmeurs prévoient à l’avance tous les cas possibles, toutes les interactions possibles entre les données.
Et l’ordinateur neuronal qui serait nécessaire à cette tâche devrait avoir en fait les mêmes capacités qu’un cerveau humain. Hors un tel ordinateur n’existe pas encore. Le problème c’est que leur programmation le fait par apprentissage, comme le cerveau humain. Donc il faudrait l’abreuver de nombreux procés avec des coupables, des innocents pour avoir la prétention de pouvoir faire un bon jugement. Mais pour que cet apprentissage soit fiable, il faudrait que les procés ne soient pas ambigus.

Enfin bref tout ceci restera de l’utopie pour un bon moment, ou alors ce sera un cauchemar judiciaire.

A la limite l’ordinateur pourrait être acceptable, uniquement si c’est un outil d’aide à la décision, mais pas lui qui prend la décision.


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