Philippe Aigrain Philippe Aigrain 22 janvier 2007 16:36

Je réagis bien tardivement à votre commentaire qui m’avait échappé. La production juste à temps s’est développée à partir de l’automobile, domaine dans lequel elle avait la preuve d’une réelle augmentation d’efficacité (mais aussi de pression accrue sur les sous-traitants dont les salariés servent à l’occasion de variables d’ajustement). Dans des domaines de ce type caractérisés par de forts effets d’échelle parce que matériels, et la possibilité d’organiser les flux de façon assez continue, la logistique peut effectivement faire quelques miracles. Mais le modèle s’est répandu à de tous autres secteurs, des ordinateurs à l’agro-alimentaire et même à l’agriculture proprement dite. Les travaux de spécialistes des transports comme François Ploye et Philippe Bovet ont montré qu’il y avait une responsabilité indéniable du modèle dans son ensemble dans la croissance du trafic de marchandises à longue distance et la circulation de camions vides. Ceci dit, il est toujours utile d’éviter une affirmation dogmatique d’ensemble : il y a des domaines dans lesquels le bilan environnemental et social peut être positif.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe