Depositaire 4 janvier 2015 21:27

La lecture de cet article mérite effectivement bien des commentaires. En l’occurrence, la trop fameuse théorie de l’évolution est plus que simpliste. Comment peut-on prétendre que par le simple fait d’événements aléatoires, une simple cellule dans l’océan primitif a pu évoluer jusqu’à donner l’extrême complexité du monde vivant dans tous les règnes de la nature ?

Si on prend, par exemple, le simple œil d’un insecte qui a des yeux à facettes comme la mouche ou l’abeille ; l’extrême degré de complexité de cet œil qui est relié par des milliers de fibres nerveuses au cerveau de l’insecte fait que l’on reste perplexe devant. Pourquoi « la nature » a utilisé ce mode de vision ? Il y a plus simple. Et quels phénomènes aléatoires auraient bien pu faire évoluer l’oeil de ce type d’insecte pour le faire à facettes ?

Je ne vais pas m’attarder sur ce point et celui qui a pris le pseudo « la mouche du coche » a très bien résumé la contradiction, voire le simplisme de la théorie de l’évolution.

Maintenant, étant donné que dans ce domaine on en profite toujours pour attaquer les religions en général et l’Islam en particulier, je vais répondre d’une façon qui n’est assurément pas habituelle, mais en tout cas nécessaire afin de les réhabiliter et de recentrer la question qui a beaucoup dérivé.

Ce que l’auteur dit des religions et de l’Islam en particulier est un monument d’ignorance. L’Islam, tout comme les religions en général, ne sont pas « opposés » à l’évolutionnisme, seuls des religieux, par conviction personnelle, réfutent cette théorie. Mais les textes fondateurs ne le sont pas pour la raison simple que le sujet n’est pas abordé.

Mais venons-en à la notion de « Création », selon les religions. Alors, oui, effectivement, c’est le terme employé. Mais, car il y a un mais, ce que l’on connait des religions en général, et même de l’Islam en particulier n’est que l’aspect extérieur, la surface, si l’on veut. Quand on approfondi la question, les choses prennent une toute autre dimension. A la limite, la notion de « Création » est un non sens. Je vais expliquer cela.

Je prendrai l’exemple du Coran où ces notions sont bien développées. Dans le Coran, Dieu est qualifié de « Créateur », mais ce terme traduit, mal, plusieurs termes. Principalement, il y a deux mots employés : en arabe, le premier est « El Khaliqu », dont le sens est « celui qui fait passer de la non existence à l’existence. Alors, vu comme ça, effectivement, c’est de la »création« . Sauf qu’il est dit dans les trois religions monothéistes, que Dieu est Infini, Absolu, Illimité, ce qui est contradictoire avec le fait de créer. S’Il crée, forcément Il va tirer Sa Création de »quelque chose« extérieur à Lui, même si c’est le néant. De ce fait Il n’est pas le tout. Ce qui revient à Le limiter. De plus Sa Création, où va t-elle se manifester ? Là aussi, en dehors de Dieu, ce qui revient encore une fois à Le limiter, donc à Le nier, puisqu’on le limiterait !

Alors comment comprendre le terme et son action »créatrice«  ? En réalité, toutes choses sont inclues dans la Non Manifestation. Elles sont en tant que principes, et suivant la »Volonté« divine, elles se manifestent. Mais comme Dieu est Absolu, Infini,Illimité, ce n’est que Lui qui Se manifeste. C’est pour ça que le Coran dit que Dieu est plus près de nous que notre veine jugulaire. Certes exprimé ainsi, ce n’est guère plus clair, ou, à tout le moins,implique d’y croire sans savoir. Mais c’est là ou prend place le véritable ésotérisme qui invite l’être humain à faire l’expérience de la vision qui n’ a rien de subjectif. Mais cela implique tout un travail sur soi-même qui n’est pas à la portée du premier venu, ce pourquoi très peu y accèdent. Mais il est notoire de constater dans toutes les grandes Traditions spirituelles, ce »travail« qui amène à ce que l’on appelle la réalisation spirituelle, (à ne pas confondre avec le mysticisme qui reste passif et n’a pas grand chose avec la véritable initiation), et le »résultat« de cette réalisation est l’obtention de la Connaissance. (En arabe »el ma’rifu bi’llah).

Toutefois, ce terme n’a rien à voir avec le savoir rationnel qui est dualiste et qui laisse toujours une distance entre l’objet de la connaissance et le sujet. dans ce cas précis, le sujet C’EST l’objet. Il y a unité totale. Ce n’est pas un savoir appris, c’est un dévoilement de et qui a toujours été en nous, mais dont nous n’avions pas conscience. La particularité de cette connaissance est qu’elle peut octroyer des capacités extraordinaires. Les miracles attribués au prophètes dans les livres Révélés des religions en sont un exemple. Ce ne sont pas des métaphores, ou pire, du flolklore, mais bien l’expression de la réalité.

Mais ces capacités, pour importantes qu’elles puissent être ne sont pas l’essentiel qui est dans la conscience éveillée, dans la sagesse, la compréhension de toutes choses des événements et des êtres, à commencer par soi-même. Elle apporte la sagesse. Malheureusement, de tout temps, on voit les gens qui s’arrêtent à la lettre, toujours beaucoup plus nombreux refuser cette sagesse et cette possibilité de l’acquérir. C’est le triomphe de l’ego tyrannique qui veut tout posséder et tout dominer. Pour cela, il lui faut nier et rejeter cette sagesse intemporelle. Le seul et unique moyen de savoir ce qu’il en est réellement, est d’en faire l’expérience en suivant un guide expérimenté qui lui a réalisé ce travail. C’est frustrant pour l’ego, mais c’est incontournable.

Je ne peux pas développer plus, ce serait bien trop long, et de toute façon, il faut en faire l’expérience, même à un degré infime pour s’en rendre compte. Sinon cela reste une théorie que l’on accepte ou non.

Pour le deuxième Nom (El Bari’u), il signifie surtout « celui qui développe la manifestation dans tous les degrés de l’existence universelle ».

Je ne cherche pas à convaincre que j’ai raison. Simplement, j’ai essayé d’expliquer comment cette notion de « Création », mal comprise pouvait être mieux expliquée par ces quelques notions élémentaires de métaphysique, afin que les lecteurs aient un peu une petite idée de la question à un autre niveau que ce niveau superficiel où on se situe généralement.

Et n’en déplaise aux rationalistes de toutes sortes, cette science, cette connaissance, a toujours existé, et fut une époque très lointaine dans l’humanité elle était beaucoup plus répandue qu’elle en l’est aujourd’hui. mais là aussi, il y a des raisons métaphysiques à cela que ne peux songer à développer ici.

Simplement, pour conclure, au regard de ce dont je viens de donner un tout petit aperçu, permet de comprendre à quel point la théorie de l’évolution qui voit l’homme descendant d’un animal d’où serait aussi descendant les singes, est un non sens. La réalité est autrement plus complexe que cette fantaisie assez simpliste.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe