Elliot Elliot 20 septembre 2015 19:41

Très bon article avec un petit goût de manque car, s’il insiste bien sur cette étonnante faculté qu’a Daech de trouver et de maintenir ses sources de financement, il ne cherche pas à savoir comment une telle aberration ( apparente ) est possible.
Au risque de me répéter, je connais plus ou moins l’origine des financements, ce qui est au demeurant accessoire, même si on nous balance à longueur de colonnes que c’est le commerce du pétrole brut, un fantasme qui ne résiste pas à l’analyse non que Daech ne fît pas commerce de quelques barils mais le rendement de cette activité est futile par rapport aux besoins de cette organisation qui remet en place une administration dans les zones conquises où elle s’était évaporée.

Donc des flux d’argent existent qui aboutissent in fine dans la poche de ceux qui font commerce des armements, il faut bien armer les belligérants et assurer la continuité du feu d’artifice surtout quand il s’accompagne du tintinnabulement des espèces sonnantes et trébuchantes.

Ne soyons pas naïfs, il y a au Moyen-Orient un gendarme du gangstérisme organisé qui entretient de très bonnes relations avec un état, élucubration vasouillarde du sionisme triomphant, qui a su tirer le meilleur bénéfice du martyr du peuple juif.

La canaillerie ploutocrate essentiellement américaine - et quand on entend Amérique, on pense immanquablement à certain lobby - qui a les meilleures relations qui soient avec ce gendarme et pour cause, elle le soutient à bout de bras et fait passer pour une expression du génie ce qui n’est que le résultat d’une assistance à fonds perdus.

Si le gendarme laisse faire, c’est à coup sûr parce que Daesh s’inscrit dans une volonté de semer le chaos dans cette région du monde au bénéfice du complexe militaro-industriel.
Daesh fonctionne comme l’idiot utile d’un système qui vise à fragiliser non seulement le Moyen-Orient mais encore, par ricochet, l’Europe et qui s’inscrit dans une tradition qui vise à saper les fondations des concurrents de l’Amérique.

L’Europe en proie aux tendances centrifuges du repli sur soi, cédant au vertige du déclin, démissionnaire sur le pourtour méditerranéen ex « mare nostrum » et toute occupée à regarder son nombril dans une atmosphère wagnérienne de Crépuscule des Dieux


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