jack mandon jack mandon 13 décembre 2015 10:48

Bonjour Fergus,

Toujours ouvert et courtois.

C’est vrai le livre, en relisant le dernier chapitre, j’ai trouvé des moments de grande profondeur dans une narration fleuve, dont on a pu dire qu’elle est digressive. Mais les critiques manquent souvent de créativité. V.H. nous faisait partager sa vision fourmillante de l’humanité. Imperceptible et vaste humanité dirait Baudelaire.
C’est en fait des recherches et projections en boucle des quatre versions filmées françaises, depuis maintenant près de 2 mois, qui m’ont encouragé à sortir ce papier.
Versions 1934 R. Bernard avec Harry Baur...par bribe, hélas, Version 1958, J-P Le Chanois avec Jean Gabin, Version 1982, R. Hossein avec L. Ventura, Version 2000, Josée Dayan avec G. Depardieu. Chaque version apporte une touche personnelle bouleversante entre histoire et lyrisme.

L’image me ramène au texte et celui-ci au sens caché, c’est ma manière d’être heureux.

Je ne parviens plus à m’intéresser à l’actualité qui me semble se vider de sa substance vitale.

Vous évoquiez le quatrain final des Misérables, véritable joyau d’ humilité.

A vous qui êtes sportif, ce que je partage aussi intensément, je couple la déclamation poétique à l’exercice physique, (à part la natation), c’est un peu surprenant pour ceux qui vous croisent, silencieux, dans un lieu de nature...les solitaires qui parlent à haute voix, ça surprend. On s’y fait.

Ainsi, il est donné de partir dans la nature avec une bibliothèque en réduction dans la tête.

J’ai commencé avec La Fontaine, prenant appui sur l’enfance, poursuivis avec Rimbaud, Baudelaire, Victor Hugo. C’est un excellent exercice, parfaitement complémentaire à l’exercice physique, d’autant que ce qui alimente la mémoire, entre autre, c’est l’oxygénation des neurones. Devant un ordinateur, point de salut et peu d’imagination. Tout se conçoit mieux dans le mouvement.

Je prêche ici, si j’ose dire, un convaincu.


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