exocet exocet 26 décembre 2015 15:26

Un rapport de l’OCDE en 2012 a jugé très bonne la productivité des entreprises Françaises.

Mais notre économie est plombée par les prélèvements, conséquence du train de vie trop élevé de ’létat : un vrai boulet.

http://economiepolitique.org/le-rapport-secret-de-linspection-generale-des-finances/

Le rapport secret de l’inspection générale des finances

C’est à François Fillon et Nicolas Sarkozy que l’IGF (inspection générale des finances de Bercy) a livré ce rapport secret juste avant le débarquement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. C’était en mai 2012. Explosif, ce rapport brise tous les tabous.
Non seulement il n’a jamais été publié, mais chaque exemplaire de ce rapport a été marqué en filigrane afin de pouvoir identifier les fuites.
Des fuites, il y en a eu malgré tout. ..

Le rapport secret de l’IGF fut commandé par Monsieur Fillon. Quand Monsieur Ayrault a débarqué à Matignon ce rapport était là, tout en-haut de la pile. Mais le gouvernement socialiste n’a pas publié ce rapport et ne le fera sans doute jamais. On doit ce rapport secret à Jean-Michel Charpin, économiste français, polytechnicien,ancien directeur de l’INSEE et actuellement inspecteur général des finances.

Agnès Verdier-Molinié – photo Albin Michel

Une partie de ce rapport est publié dans le livre « 60 milliards d’économies » d’Agnès Verdier-Molinié, directrice de la « fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques » aux éditions Albin Michel.

Que contient ce fameux rapport ?

Tout commence par ce constat : depuis 40 ans, quand l’État prélève 100 euros sur les ménages et les entreprises, 110 euros sont dépensés.
 A partir de 100 % du PIB, la dette publique est jugée insoutenable par de nombreux économistes. Aujourd’hui, la France est toute proche de ce seuil fatidique, de ce « no man’s land » économique à haut risque.

La solution proposée par l’IGF : réduire drastiquement les dépenses publiques.
Comment ?

Alors que le gouvernement a supprimé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’IGF propose de ne plus embaucher aucun fonctionnaire au niveau de l’État et ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite. Ça commence très fort et on comprend pourquoi ce rapport dérange autant. L’inspection propose aussi de ramener les primes des agents des services publics au niveau de 2008 et de ralentir la progression des fonctionnaires dans les échelons hiérarchiques.

Elle suggère de supprimer le supplément familial attribué automatiquement dès le premier enfant dans les trois fonctions publiques : l’État, le territoire, l’hôpital. Grosse économie de 1.3 milliards car le montant de ce versement est proportionnel au traitement de l’agent public et avantage donc les hautes rémunérations. L’IGF évoque une baisse de 10% des indemnités des parlementaires et propose de plafonner les rémunérations des personnels de l’État à 13 000 euros par mois ou 160 000 euros par an.
En 5 ans, les traitements des hauts fonctionnaires pour les catégories les plus élevés ont augmenté de 40% passant de 110 00 à 160 000 euros ! Après avoir pris 50 000 euros, les hauts fonctionnaires sifflent la fin du match.

L’inspection prône une baisse de 10% des traitements des agents supérieurs à 125000 euros, là les hauts fonctionnaires sont impactés.
L’IGF préconise de limiter les retours sur économies à 25%. En effet, 65% des économies réalisées par le non-remplacement de un fonctionnaire sur deux ont été redistribués aux agents de l’État par le biais de grosses augmentations afin de faire passer la réforme auprès des syndicats. Une vraie folie !

L’IGF propose de baisser de 2% les aides au logement (APL), les allocations aux adultes handicapés (AHH), les retraites SNCF ou les prestations aux anciens combattants. Économies : 3.2 milliards !

Une sortie de crise sans hausse des impôts

Au total, toutes ces mesures permettraient de réaliser près de 19 milliards d’économies chaque année !
On le voit bien, une sortie de crise est possible. Ces 19 milliards permettraient au gouvernement d’atteindre facilement l’objectif des 3% de déficit imposés par Bruxelles. Pour rappel, ces 3% correspondent à la règle d’or de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Règle d’or décriée par François Hollande mais adoptée dès qu’il était élu président.
Ces 19 milliards permettraient non seulement d’atteindre ces objectifs, mais surtout sans augmentation des impôts et donc sans miner la croissance économique française déjà fragile.

Lancée par la très sérieuse inspection générale des finances de Bercy, ce signal d’alarme pour les finances publiques pourrait être le dernier avertissement. En effet, l’impossibilité pour les gouvernements de droite comme de gauche d’entreprendre de vraies réformes en France est un réel problème.Trop souvent, l’égoïsme de chacun prime sur l’intérêt général du pays, il ne faut pas l’oublier.
Certains hauts fonctionnaires ont compris que l’heure de réformer l’État a sonné. Ils le font savoir car ils savent que la France ne peut plus continuer à dépenser toujours davantage.
C’est la réforme de l’État, de la protection sociale et de l’organisation territoriale qu’il faut engager dès aujourd’hui.


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