Pierre Pierre 24 janvier 2016 13:01

@wesson
Bonjour Wesson,

J’espère qu’il y a encore un petit espoir pour l’Ukraine. On sait que la seule solution passe par une décentralisation ou une fédéralisation du pays. J’exclus une victoire militaire au Donbass et une reprise de la Crimée qui serait aussi une solution de sortie de crise. Sauf effondrement inattendu de la Russie, Vladimir Poutine ne le permettra pas .Ce qui me rend perplexe, c’est le manque de réalisme des dirigeants ukrainiens. L’échec de la mobilisation générale et le nombre d’Ukrainiens qui ont fui leur pays prouvent que la grande majorité de la population ne croit pas dans les discours bellicistes des partis nationalistes. C’est dans cela que j’ai encore un petit espoir pour le pays mais je ne vois aucun relais politique pour porter ce réalisme qui serait pourtant salutaire pour le pays.
Je nuancerais un peu votre comparaison avec le Kosovo. L’Ukraine est un pays profondément pieux surtout l’Ukraine profonde qui veut préserver ses valeurs traditionnelles. Il y a une oligarchie mafieuse mais tout de même pas dans les domaines du trafic de drogue ou de la traite de femme pour la prostitution comme au Kosovo.
L’Ukraine pourrait payer ses fonctionnaires en faisant tourner la planche à billet avec comme conséquence un effondrement de la hryvnia façon Zimbabwe à plus long terme. L’aide du FMI permet aussi de sauvegarder une partie du pouvoir d’achat de la classe moyenne (consommatrice de produits occidentaux comme les voitures par exemple) et de se tourner vers l’Occident pour ses achat d’énergie.
C’est pour cela que l’aide du FMI est liée à l’interdiction de créer de la nouvelle monnaie et d’avoir une politique monétaire qui maintient le niveau de la Hryvnia à son taux actuel ou à peu près.

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