jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 14 mars 2016 20:38

"Si mon travail ne vous convient pas, vous me mettez à la porte sur l’heure...« 

C’est bien le problème. Actuellement, si un salarié ne convient pas à l’employeur, il a les plus grandes difficultés à s’en séparer. Si une prestation ne vous convient pas, vous êtes condamné si vous désirez l’interrompre.

Qu’est-ce qu’un salarié, si ce n’est un prestataire de service comme un autre ?

Imagine-t-on une marque de voiture qui vous oblige à racheter indéfiniment ses propres modèles ?
Un boulanger qui vous interdit de vous adresser ailleurs ?

Qu’est-ce qui justifie qu’on ne puisse pas se séparer d’un salarié  ? De la même façon qu’un salarié doit pouvoir quitter son emploi. C’est exactement ça l’Égalité inscrite sur le fronton des mairies et des écoles.

L’État est là pour faire respecter les contrats, pas pour les écrire.

Enfin j’ai lu dans les commentaires ci-dessus de graves erreurs historiques :
Le principe du syndicalisme est un principe défendu (Frédéric Bastiat) et obtenu (Waldeck-Rousseau 1884) par les libéraux, contre les socialistes radicaux de l’époque (ceux qui sont devenus les communistes plus tard), tel Jules Guesde. Tout comme le droit de grève (Emile Ollivier 1864). Ce sont bien des conquêtes sociales, mais absolument pas obtenues par des »luttes« , mais par des accords de gré à gré.

Maintenant dire que les syndicats ne représentent plus qu’eux-mêmes, et cela depuis justement le CNR qui leur a donner un privilège de représentation, et depuis qu’ils sont subventionnés, c’est une triste réalité.

Normalement les privilèges ont été bannis la nuit du 4 aout 1789, enfin, normalement. Privilège, je le rappel, signifie »loi privée", c’est à dire une loi qui ne s’applique qu’à certains.


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