Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 21:42

Bonsoir Luc,

Merci pour votre réponse. Dès que j’ai un peu plus de temps, je fais une recherche de mon côté sur les études à petites échelles géographiques.

Effectivement, la circulation thermohaline peut être un changement environnemental majeur. Ce n’est pas tellement à ce phénomène que je pensais, et dont l’échelle est pour le coup massive. Ce sont plutôt les courants locaux qui peuvent être influencés, en se retrouvant déviés par la dérive d’un iceberg par exemple. Je ne sais donc pas si cela a déjà été démontré, notamment en terme d’influence environnementale.

Concernant les changements climatiques abrupts majeurs... Ils restent encore aujourd’hui très débattus. Le fameux Younger Dryas par exemple, a vu sa réponse différer d’un endroit à l’autre, si bien que nous nous interrogeons actuellement en Sciences de la Terre sur le terme de « globalité climatique ». C’est une question majeure à laquelle nous devons nous soumettre, sans prendre pour acquis ce que nous mesurons depuis les 30 dernières années pour faire ce que nous appelons, parfois romantiquement, parfois avec énervement, de la géopoésie. L’échelle temporelle, comme le rappelait un de mes collègues (et dont j’ai oublié le nom, il m’en excusera) aujourd’hui en prenant à partie est extrêmement importante pour étudier tout phénomène géologique, y compris le climat.

A ce propos, je me permets de vous rapporter à mes commentaires sur l’article concernant les tâches solaires, paru dernièrement sur ce même site (voir lien ci-dessous - au passage désolé pour les fautes d’orthographe et de syntaxe !). Il me semble très important de prendre avec de vraies pincettes ce qu’il se passe actuellement. Il est certes vrai qu’il existe des indices de réchauffement, la fonte des glaces et la dérive des glaciers en sont des arguments, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agisse d’un fait avéré.

C’est avec une recherche viable et des moyens pour la faire avancer que nous comprendrons ce qu’il se passe actuellement. C’est d’ailleurs une affaire de tous. Je ne nie pas un changement climatique, je préfère juste dire que je ne suis pas sûr. Après, il faudra s’interroger sur la place de l’Homme dans l’histoire, dont la pollution a assurément une influence. Cela relève de la politique et non de la science, mais il est évident que je militerai toujours en faveur d’un monde sans pollution aucune, l’Homme ne pouvant se dédouaner de son action tueuse.

Continuez à nous informer sur l’Agora. Bien à vous,

Cédric


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