jack mandon jack mandon 2 juin 2016 23:52

A tous,

Jack London, un présocratique américain


« Croc-blanc », dans son apparente simplicité, son roman le plus abouti nous parle d’un homme à l’âme amérindienne. Son expérience dans le grand Nord canadien, lors de la ruée vers l’or du Klondike. Deux sociétés distinctes cohabitent : Les pionniers rustres et brutaux voire cruels, des ingénieurs des mines éduqués. Ce magma européen, bientôt américain, a déjà érigé sa ville. Dans un décor boueux, bruyant, insalubre et inquiétant, la banque, le saloon, le bordel, les boutiques pour trappeurs. La civilisation industrielle boulimique et destructrice en gestation.

Plus loin, dans un lieu sauvage édénique, sur les berges d’un lac tranquille, des indiens s’affairent, calmes et sereins, les enfants jouent sur la plage. Le campement composé de huttes brunes en peau de bison et adossé à une forêt enveloppante de conifères et d’érables. « Tout est charme et volupté » Décor naturel, communion silencieuse avec Gaïa, le néolithique transposé à l’orée du XXe siècle...L’âme de Jack London.




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