J.MAY MAIBORODA 17 juin 2016 17:28

Leçon de géopolitique pour les nuls. Tel pourrait être le titre de cet article, au demeurant clair, limpide et didactique.

Les responsabilités françaises « historiques » sont à juste titre évoquées.

La prise de pouvoir par la minorité alaouite sous le couvert du « socialisme » baasiste aurait mérité une plus longue analyse.

Les appétits des États limitrophes, ou la défense de leurs propres intérêts expliquent effectivement leur interventionnisme direct ou indirect. Ne craignons pas citer ici l’Iran et la Turquie, mais aussi Israël.

L’inscription du conflit dans le contexte plus large d’une rivalité entre l’Iran chiite et les monarchies golfiques sunnites est une évidence qui ne saurait être occultée.

" La durée du conflit et la combativité des belligérants résultent de la main mise des agents extérieurs qui alimentent ce chaos pour leurs propres intérêts".

Cette conclusion résume excellemment la problématique générale du conflit syrien et fait référence à l’interventionnisme des États Unis et de leurs affidés européens (j’ai failli écrire« pitoyables comparses » en lieu et place « d’affidés » en pensant à Hollande et Fabius).

Quant à la Russie, ayant bénéficié grâce au pouvoir en place et à ses prédécesseurs d’une implantation stratégique capitale au cœur du Moyen Orient et d’une « fenêtre méditerranéenne », elle ne veut aucunement l’abandonner.


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