LionBlanc EtincelledeMer 23 août 2016 11:46

@jack mandon

Possible que sur la palette, S.Freud fut de ceux, qui non pas qu’ils recouvrent l’être par l’avoir, mais se posent en observateur, celui qui va traquer et discerner l’être.
L’ennui, est qu’à part l’avoir, ou le fanatisme religieux (politique, philosophique...), il ne lui est resté qu’une autre possibilité pour dompter cette puissante énergie de lumière : les drogues.
Il en abusé, jusqu’à la destruction, afin de rester ce photographe de l’être qui attend dans son propre silence (en faisant taire son propre être) cette fameuse apparition.
Il en a vu, pas mal, mais a t il tout vu ?

Cependant, à l’autre bout du spectre, Nietzsche, qui, lui, a voulu laisser l’être s’exprimer sans entraves ou le moins possible. Il s’est auto-consumé.

Y a t il une recette ? La plupart, ignorent tout et vivent la tête dans le sable, s’accrochant à des feux follets spirituels, intellectuel (qui imite le spirituel) ou matériel, par ignorance, ou peur de la grande lumière.

Et puis, il y en a qui savent, comme Nietzsche, n’ont rien voulu étouffer sous les dogmes, les drogues tout ce que l’ombre offre pour garder la lumière à sa portée (loin de la conscience), mais souhaitent garder leur intégrité, pour savourer, chercher d’autres « pépites », partager....et semer.

L’équilibre cherché entre l’incommensurable et infinie puissance et la fragilité, la mortalité de la pure matière, est difficile, c’est un combat quotidien : la spiritualité.

Elle est plus une gymnastique sur les barres asymétriques de ces bornes apparemment inconciliables (infini/fini -doute/certitude), qu’un havre, un lieu ou un état déterminé qui serait caché quelque part.

Les seuls (vraiment, rien ne les surpasse) lieux savoureux, sont ces moments furtifs où l’on croise un ou une autre « gymnaste » qui travaille à garder sa cohésion, tout en sachant que notre condition humaine, aussi maigre soit elle, peut toujours puiser en cet intarissable force pour peu que l’on garde son âme en mouvement (pas rigidifiée par des dogmes, des croyances ou la quête du seul plaisir...).
Seuls les gymnastes de l’âme, savent que plongés dans le puissant bouillonnement de la rivière, il est vain, et même mortel, de s’y débattre pour remonter le cours (ce qu’à tenté, probablement, de faire Nietzsche ou peut être n’a t il pas trouvé le « bon » support ?). L’attitude consiste à suivre le cours, en guettant un support pour s’y agripper et retrouver sa cohésion.

L’autre travail du « gymnaste » consiste donc, à garder de beaux gestes malgré l’effort et bien choisir le support (certitudes, dogmes, plaisirs...eviter les drogues, dont il est si difficile de se débarrasser), malgré l’urgence de la situation (chaque fois que l’être s’exprime librement, le sujet plonge dans les rapides d’un rivière).

Pour autant, il ne faut pas vivre sur le support (drogues, consommation, stagnation dans le confort et les plaisirs, certitudes artificielles, dogmes...), mais rester en mouvement....comme des étincelles sur la mer.


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