Schrek Jeussey de Sourcesûre 21 décembre 2016 17:57

Votre position concernant le PS correspond à la réalité historique et actuelle, mais votre analyse sur le déclin du PCF est un peu courte.

On ne comprend rien aux positions qu’a prises le PCF à divers moments forts de l’histoire du vingtième siècle si on ne prend pas en compte la théorie du « socialisme dans un seul pays » développée par Nikolaï Boukharine au point d’être adoptée par le XIVe congrès du Parti communiste de l’Union soviétique le 18 décembre 1925.

Cette théorie défendait la possibilité de bâtir le socialisme dans l’Union des républiques socialistes soviétiques sans obtenir le secours des autres pays avancés qui auraient pu connaître une révolution. comme la possibilité de réaliser le socialisme sans révolution internationale, en développant une économie planifiée et autarcique, qui n’était rien d’autre qu’un capitalisme d’état mal géré sur le seul territoire de l’URSS.

Les autres pays devaient passer par toute une série d’étapes intermédiaires avant la « révolution socialiste », ce qui justifiait toute sorte d’accommodement en attendant : avec le Front populaire en France ou le Guomindang en Chine. Les accords de Yalta et le partage du monde ont fait le reste en intimant aux PC des pays occidentaux l’ordre de respecter le statu-quo. Les dirigeants du PCF ont été formés pour appliquer cette politique imposée par l’appareil grâce au « centralisme démocratique », et lis n’ont jamais dévié d’un iota de cette ligne jusqu’à l’implosion de l’URSS en 1990 qui l’a laissé orphelin, n’ayant plus comme cap que le maintien des mandats des élus en place.

Expliquer l’effritement du PC par une cause externe est méconnaitre le fonctionnement réel de cet organisme qui a connu une puissance et une dynamique qu’il n’a pas utilisées quand il aurait pu le faire.


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