Pierre Pierre 4 février 2017 11:54

Bonjour roman_garev,

Merci d’avoir publié cet article d’Eric Zuesse. C’est un journaliste qui écrit toujours des choses intéressantes et c’est encore le cas ici.
On lit beaucoup de stupidités sur Donald Trump pourtant il est beaucoup plus facile à comprendre que ce que l’on croit. Tout tient dans le slogan : America first. 
Il sait qu’un pays doit produire de la richesse matérielle pour vivre et que produire de la dette ou créer de la monnaie a des limites. Si un businessman agit ainsi, il sera vite en faillite.
Il a compris que la globalisation ne sert que des élites qui ne sont pas attachées à un pays. Elles sont prêtes à exploiter les peuples quels qu’en soit les nationalités, fussent-elles étasunienne.
Cette théorie libérale/capitaliste n’est pas nouvelle. Elle date de la fin du XIXe siècle et elle a déjà été tentée. Il n’y a qu’à lire Karl Marx pour s’en convaincre. 
La guerre 14-18 et la révolution russe avaient mis un coup d’arrêt à ce système mais la fin de l’Union soviétique l’a fait renaître de ses cendres.
Donald Trump ne remet pas le capitalisme libéral en cause, bien au contraire. Il veut simplement que cela serve les Etats-Unis et pas la Chine. 
Il a compris qu’après un effondrement financier mondial, ce seront les pays qui auront les matières premières ou/et les industries sur leur sol qui s’en sortiront le mieux surtout s’ils peuvent s’appuyer sur une armée puissante. 
Je crois qu’à part lui, il n’y a que Vladimir Poutine qui l’a aussi compris.
Pour résumer, Donald Trump ne s’appuiera pas sur une ligne politique fixe. Il jugera au coup par coup ce qui est le plus intéressant pour son pays et il prendra les décisions en fonction sans tenir compte des intérêts des autres.
Cela peut sembler être un comportement imprévisible mais il suffira de se demander chaque fois quel est l’intérêts des Etats-Unis pour prévoir ses décisions.
J’en profite pour dénoncer une autre stupidité crasse que j’ai entendu de la bouche de journalistes ou d’essayistes (Okrent, Finkelkraut etc) et qui est évoquée en tête de l’article. On insinue que Donald Trump ne serait pas légitime parce qu’il n’a pas recueilli la majorité des suffrages dans son pays. 
Et alors ? Il a tenu compte du système électoral américain pour faire sa campagne en se concentrant sur les « swing states ». Si le système avait été différend, il aurait sans doute fait une autre campagne.
Pour faire une comparaison : vous devez passer un examen de math. Vous savez que l’algèbre est coté sur 20 et la géométrie sur 40 et que les points sont globalisés. Vous décidez de faire l’impasse en algèbre et vous vous concentrez sur la géométrie pour au moins y faire un 30. Vous serez peut-être toute votre vie nul en algèbre mais vous aurez votre diplôme.
De plus, aucun système de représentation démocratique n’est parfait. 
En France par exemple, le système permet de dégager une majorité gouvernementale en écartant des partis qui ont un soutien électoral important. Le parti de Bayrou à sa belle époque ou le FN actuellement. 
Je deviens de moins en moins sûr que la démocratie occidentale est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres. (Churchill) 


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