Onecinikiou 10 avril 2017 18:06

@wesson

En 2012 à 15 jours de l’élection certains sondages plaçaient Mélenchon à 17%, il a fini à 11%. 

Même si la configuration est différente aujourd’hui, dans la mesure où le candidat socialiste s’effondre (à raison), Mélenchon ne prend des voix qu’essentiellement à ce dernier, tels des vases communicants. 

Leur total faisant 25% il y a 1 mois, il fait toujours 25%, à 1% près.

Je ne crois pas qu’Hamon puisse descendre sous les 5% du fait d’une masse incompressible d’électeurs qui voteront toujours PS (ou même se reporteraient sur Macron), ce qui veut dire que Mélenchon peut avoir encore une marge de progression, mais cela suffira-t-il pour le second tour ? Je ne le pense pas. 

Surtout si Fillon se maintient voire se renforce dans la dernière ligne droite : l’effroi des gens de gauche à l’idée d’un second tour opposant Fillon à Le Pen peut pousser une part substantielle des électeurs à voter utile dès le premier tour, c’est à dire Macron. Auquel cas on pourrait assister à un refoulement des intentions de vote pour Mélenchon, au plus près de l’élection. 

Mais nous ne serions pas à l’abris d’une divine surprise opposant Le Pen à Mélenchon, ce qui dans tous les cas signerait la mort du sytème actuel et une profonde reconfiguration politique. 

D’autre part je remarque les unes dithyrambiques et l’accueil digne des pop-star chez Ruquier en faveur de Mélenchon (à comparer à celui glacial d’un Phillipot). 

Le système lui sert incontestablement la soupe dans la dernière ligne droite, il convient de se poser la question du pourquoi. 


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