Onecinikiou 29 avril 2017 01:50

@Aimé FAY


Vous éludez sur le fond de la problématique soulevée par la monnaie commune européenne, problématique éminemment politique qui est structurelle et donc durable, en même temps qu’incontournable. 

Dans ces conditions peu importe les conséquences de court terme d’une sortie : elles seront toujours préférables à un maintien forcé et contraint (et pourquoi sinon pour des questions purement idéologiques, bien loin d’un principe de réalité qui doit prévaloir en économie) puisqu’en toute hypothèse, quoi qu’il arrive, l’euro explosera tôt ou tard. Et le plus tôt sera le mieux. 

D’autre part vous postulez que l’euro survivrait à une sortie unilatérale de la France, mais c’est une illusion : il est bien évident que l’euro imposant encore plus de contrainte socio-économique aux pays constituant le sud de l’Europe (Espagne, Italie, Portugal, Grèce entre autre), si la France venait à décider d’en sortir, il ne faudrait pas plusieurs semaines avant que tous ceux-là décident de faire de même. 

Ce faisant la difficulté que vous soulevez se dissout très largement, puisque si le coût de nos importations avec l’Allemagne augmentait effectivement du fait d’une dépréciation du nouveau F par rapport à la monnaie allemande (ancien € ou nouveau Mark), ce coût diminuerait avec les pays précités puisque leur monnaie nouvellement recrée se déprécierait un peu plus que la nôtre, égalisant par conséquent les inconvénients transitoires d’une sortie de l’eurozone. 

Sans compter que les gains sur le long terme deviennent incontestables et bien supérieurs, dans la mesure où nos productions locales deviennent immédiatement compétitives vis à vis de notre premier partenaire commercial, qui est aussi celui avec lequel nous partageons le plus gros déficit de notre solde commercial : l’Allemagne. Tout est question de rééquilibrage encore une fois. 

Il suffit pour se convaincre de la bénéficié d’une sortie, de constater que tous les indicateurs macro-économiques étaient meilleurs du temps où la France jouissait de sa souveraineté politique, monétaire, et économique. 

Quant à nos importations libellés en $, je suis désolé, mais la dépréciation de l’€ de plus de 25% vis à vis du $ ces derniers années n’a pas eu plus d’effets dramatiques sur nos comptes publics que les années immédiatement précédentes. Donc vous soulevez un faux problème. 

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