Alren Alren 1er juillet 2017 18:43

Contrairement aux apparences, l’essentiel de la vie sur la Terre est constituée de monocellulaires, bactéries, moisissures, virus mêmes dont le caractère « vivant » est ambigu.

Certains de ces monocellulaires ont développé des résistances incroyables, bien supérieures à ce que pourraient endurer les pluricellulaires. Certains vivent dans l’eau brûlante, d’autres, l’eau hyper-salée, d’autres dans un océan situé sous l’énorme couche de glace de l’Antarctique, d’autres dans l’eau des centrales nucléaires, d’autres sur les parois extérieures de la navette spatiale, etc.

Cela indique que les monocellulaires peuvent exister dans des environnements tellement variés qu’ils pullulent sur les corps « froids » de l’univers avec une probabilité infiniment proche de 1.

En comparaison les pluricellulaires sont d’une extrême dépendance à un milieu « non-extrême », d’une grande fragilité. Il semble que plus l’organisme est complexe, plus il est fragile. Ce qui au fond n’est pas étonnant : plus une des nos machines est complexe plus elle a de risques de tomber en panne.

Donc, il est certain qu’il y a beaucoup plus de lieux dans l’univers où prospèrent des monocellulaires que d’autres où survivent des pluricellulaires, qui ont besoin d’ailleurs, comme nous par exemple, des monocellulaires pour se maintenir en vie.

Sur Terre, les monocellulaires sont indispensables pour recycler nos déchets en substances assimilables par les plantes, sans oublier le rôle vital de la flore intestinale dans notre colon.

Si je suis sceptique sur la possibilité de réaliser, même dans un futur lointain, des voyages durant l’équivalent de plusieurs générations humaines, c’est d’abord qu’il serait très difficile de fabriquer un vaisseau suffisamment grand pour embarquer la terre nécessaire à le flore microbienne indispensable pour recycler les déchets produits par le métabolisme humain et de la mettre à la disposition des plantes à chlorophylle nécessaires à notre alimentation et à celle d’animaux fournisseurs de protéines animales.

Et je ne parle pas des problèmes psychologiques des générations « intermédiaires » vivant dans espace aussi monotone et confiné.

Je pense que ce problème se poserait à tout organisme pluricellulaire se lançant dans un voyage interstellaire, même si son vaisseau est plus rapide que ce qu’on sait faire avec une propulsion alimentée par une centrale nucléaire.

J’en tire la conclusion que si nous sommes visités par extra-solaires, car il n’y a pas de pluricellulaires sur les autres planètes du système solaire, c’est par des artefacts, des intelligences artificielles d’une puissance intellectuelle colossale, bien supérieure à la nôtre en terme de traitement de l’information.

Ces machines résisteraient aux deux ennemis du spationaute au long cours : l’ennui mortel et les radiations cosmiques. Leur voyage pourrait ainsi durer des siècles sans dommage.

Car en l’état actuel de nos connaissances, aucun quanta transportant de l’énergie ne peut voyager plus vite que la lumière et que l’année-lumière est une petite unité en général pour mesurer les distances spatiales.

Si elles sont capables, ce qui n’est guère douteux, de fabriquer des machines identiques à elles-mêmes ainsi que des vaisseaux spatiaux pour les transporter, à partir de matériaux obtenus sur les planètes visitées, ces intelligences artificielles pourraient essaimer avec le temps dans la galaxie entière en laissant des représentants dans tous les systèmes stellaires intéressants, c’est-à-dire où la vie pluricellulaire complexe s’est développée à l’image de celle de notre planète et pouvant faire l’objet d’études intéressantes.

Dans cette perspective, rien ne dit que ce soit les humains l’objet d’études le plus intéressant sur Terre ! Les aptitudes extraordinaires de certains animaux paraissent peut-être plus originaux, plus spécifiques de la planète pour ces visiteurs scientifiques, qui prennent bien soin cependant de ne pas détruire notre civilisation par une ostentation brutale ou pire, une prise de contact.

Bien sûr, il n’y aucune preuve de tout cela, sinon, pour les Français, les témoignages vidéos de pilotes de ligne, de gendarmes, de braves gens s’exprimant simplement dans les années 70 ou celui des enfants anglophones de l’école Ariel au Zimbabwe, près de la capitale Harare, qui virent très proches d’eux des humanoïdes leurs paraissant inquiétants en 1994 et qui présentent toutes les marques de leur sincérité ainsi que leurs enseignantes.

Le mystère demeure, sans doute de part la volonté des visiteurs ... s’ils existent.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe