njama njama 17 juillet 2017 16:41

L’histoire de la création de « deux États » promène tout le monde en bateau depuis des décennies maintenant ... et le gouvernement français fait le jeu de « l’entité sioniste » contre tous ces principes constitutionnels et idéaux républicains...

" la seule manière de sortir un jour de cette situation est de refonder le mouvement national palestinien sur la base du « one man, one vote ». C’est-à-dire, sur la base de l’exigence que tout citoyen ou tout individu, qu’il soit Israélien ou Palestinien, a droit à la reconnaissance et à l’exercice de l’ensemble de ses droits humains, civils et politiques en Israël/Palestine."

Ziyad Clot * : Il n’y aura pas d’État palestinien
Par Silvia Cattori le 1 juin 2014
* jeune avocat français de mère palestinienne, conseiller juridique auprès de la direction de l’Organisation de Libération de la Palestine à Ramallah durant l’année 2008, est l’auteur du livre : «  Il n’y aura pas d’État palestinien. Journal d’un négociateur en Palestine » (Editions Max Milo)
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Le 28 novembre l’Assemblée Nationale française votera sur la reconnaissance d’un Etat palestinien. Quelle portée réelle peut avoir cette reconnaissance alors que la viabilité d’un tel Etat a déjà été pratiquement tuée par la colonisation israélienne ? L’entretien avec Ziyad Clot *, daté de 2010, que nous reprenons ici apporte un éclairage essentiel sur cette épineuse question.
[...]
Silvia Cattori : Votre récit au titre osé « Il n’y aura pas d’État palestinien » écarte d’entrée toute illusion de « paix » fondée sur « deux États ». Il jette un regard sans concession sur ces protagonistes palestiniens pris dans une logique de « pourparlers » contraires aux intérêts de leur peuple [1]. Durant deux décennies ils ont contribué de fait à légitimer la poursuite du projet israélien de colonisation, d’épuration ethnique et de répression. C’est tout cela que vous mettez à jour !
[...]
" Le « processus de paix » est en fait un «  processus de contrôle », générateur de divisions et de fragmentation pour les Palestiniens, dont l’objectif est d’assurer la sécurité d’Israël. C’est cela la situation héritée plus de 15 ans après d’Oslo.

L’OLP a reconnu Israël. Et Israël a exigé que l’ « occupé » palestinien ne devienne pas une « menace » pour sa sécurité, sans pour autant reconnaitre ses droits. Quand l’occupé résiste, il est mis hors-jeu, il est ostracisé.

En définitive, le « processus de paix » est un écran de fumée qui masque très bien ce qu’est la réalité vécue par le peuple palestinien."

[...]

Les Israéliens ont réussi à gravement affaiblir le mouvement national palestinien en le divisant et en rendant son objectif affiché depuis 1988 (la constitution d’un État viable, souverain et indépendant aux côtés d’Israël) irréalisable.

Aujourd’hui, vous avez une fragmentation immense du peuple palestinien ; des composantes en Cisjordanie, à Jérusalem Est, à Gaza coupée de la Cisjordanie. Des composantes dans les camps de réfugiés et dans la diaspora en exil.

C’est une situation qui peut sembler totalement inextricable à court terme. A mon sens, la seule manière de sortir un jour de cette situation est de refonder le mouvement national palestinien sur la base du « one man, one vote ». C’est-à-dire, sur la base de l’exigence que tout citoyen ou tout individu, qu’il soit Israélien ou Palestinien, a droit à la reconnaissance et à l’exercice de l’ensemble de ses droits humains, civils et politiques en Israël/Palestine. Je crois que c’est la seule manière de permettre à ces différentes composantes de pouvoir se réconcilier. Pourquoi ? Parce qu’on est arrivé aujourd’hui à une situation où les intérêts politiques des différentes composantes du peuple palestinien sont devenus divergents.

[...]

Silvia Cattori – Propos recueillis le 12 décembre 2010.

http://arretsurinfo.ch/ziyad-clot-il-ny-aura-pas-detat-palestinien-silvia-cattori/


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