foufouille foufouille 29 juillet 2017 15:16

@wesson
"C’est pourtant à cette époque, à partir du milieu du XVIIIe siècle, que le basculement décisif en faveur d’une dynamique abolitionniste se fit jour en Europe, à la faveur d’une « profonde révolution morale contre la traite et l’esclavage11 ». Même si ces deux mouvements, légitimation toujours plus nette de la traite d’un côté, émergence d’un discours abolitionniste puissant de l’autre, semblent être contradictoires, ils ne le sont qu’en apparence, dans la mesure où ils puisent aux mêmes sources de l’affirmation de la liberté individuelle. Loin de constituer un phénomène indépendant surgi ex nihilo et sans antériorité dans les consciences européennes, le basculement des Européens du côté de l’abolitionnisme ne fut que l’aboutissement de mutations progressives des mentalités européennes sur le temps long. Les historiens perçoivent un changement de perspective dès le XIe siècle, mais plus nettement encore au XIVe siècle, lorsqu’il s’avéra impossible de « faire revivre le servage ou même l’esclavage lors de la crise de main-d’œuvre qui suivit la peste noire12 ». À cette époque, malgré les nécessités du temps, il est clairement impossible d’envisager l’asservissement d’un Européen par un autre Européen."
c’est bien avant et pour les riches un esclave sera toujours plus rentable vu que seul le riche a besoin de consommer à la place du travailleur.


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