Laconique Laconique 25 octobre 2017 20:37

En fait, cette histoire n’est pas évoquée une fois, dans Crime et châtiment, mais deux. Tout d’abord dans un dialogue entre Loujine et Dounia, quatrième partie, chapitre 2 :

« (…) une fille d’une quinzaine d’années, même de quatorze ans. (…) Un jour, on l’a trouvée au grenier pendue. (…) Dans la suite est arrivée malgré tout une dénonciation : la jeune fille avait été… cruellement offensée par Svidrigaïlov. » (Classiques Garnier, 1961, p. 413).

Puis dans les rêves du coupable, juste avant son suicide, sixième partie, chapitre 6 :

« Elle n’avait que quatorze ans, mais c’était déjà un cœur brisé, et elle s’était donné la mort, blessée par une offense qui avait épouvanté et stupéfait cette jeune, cette enfantine conscience, qui avait inondé d’une honte imméritée cette âme d’une angélique pureté, qui lui avait arraché un dernier cri de désespoir, non entendu, mais insolemment bafoué dans une nuit obscure, dans les ténèbres, dans le froid, dans le dégel humide, alors que hurlait le vent… » (p. 704).


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