Lucadeparis Lucadeparis 1er mars 2018 17:02

L’UPR d’Asselineau reste un parti classique, c’est-à-dire aristocratique, voire même monarchique, avec son chef, et donc est une écurie pour son champion. Je pense qu’effectivement un tel parti est facile a éliminer car il suffit de le toucher à la tête pour l’abattre (métaphoriquement comme littéralement, avec les exemples des frères Kennedy...).

Asselineau se prend pour Charles De Gaulle : or il n’en n’a pas le passif,, et alors qu’il se fonde sur beaucoup de justes rappels historiques, il néglige que De Gaulle a été promu en 1958 par les États-Unis (Thierry Meyssan : « Le coup d’État du 13 mai 1958 : Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », 27 août 2001, http://www.voltairenet.org/article8694.html).

Dans la fin de mon article « L’union démocratique face à l’union des élitistes et à la division des populistes » sur Agoravox, je notais cette impasse d’Asselineau.

Les exemples plus pertinents sont en Europe Le Parti Pirate, en Espagne Podemos, en Italie Cinq Etoiles, et en France la commune de Saillans, qui fonctionne depuis la victoire à l’élection municipale de 2014 d’une liste aux principes démocratiques, qui sont un modèle pour les prochaines élections municipales.

Une forte adhésion populaire sur un site de décision démocratique permettrait d’avoir un financement important. En tout cas, il faut préparer l’organisation efficace prête à fonctionner en cas de choc afin de canaliser les énergies populaires vers le meilleur.

Tu me qualifies de « post-chouardien » (puisque c’est à moi à que tu fais allusion). D’une certaine façon, je l’ai été tout de suite, car après l’avoir entendu sur Radio Ici et Maintenant en octobre 2011 sur le tirage au sort, j’ai tout de suite pensé qu’il fallait se présenter aux élections et le lui ai dit, et je n’ai pu que constater, en cinq ans d’adhésion aux Citoyens Constituants, l’association qui est la plus proche de son (in)action, que la voie qu’il préconisait de simuler des constituantes dans des ateliers constituants sans fin était une voie sans issue, un jeu dans un bac à sable où les énergies s’enlisent, peu restant et sans progrès des adhérents.

Quant à la monnaie, de façon convergente à ton idée, je proposais sur Agoravox un système d’échange global (SEG) sur le modèle des systèmes d’échanges locaux, avec une monnaie étalonnée sur le coût (temps de travail, pondéré par le risque, la pénibilité, et autres coûts), la base étant de dix unités (que j’avais appelé « horos ») par heure, convertibles à la base en dix euros du salaire horaire minimal en France (en fait l’étalon monétaire en France).

Plus généralement, je pense qu’il nous faut avancer en même temps tous nos pions, où chacun a ses compétences, car nous ignorons ce qui sera le plus efficace, et que cette accumulation d’actions protègera les unes des autres.

Je crois quand même que l’enjeu principal est le test de notre capacité à nous fédérer, de créer un grand rassemblement démocrate, que ce soit pour gagner les élections, ou pour créer une monnaie populaire.


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