JL JL 4 avril 2018 11:53

@JL Bis repetita, en mieux :
 
 ’’Aujourd’hui la SNCF doit faire l’objet de deux réformes. L’une très urgente de réduction drastique de son endettement, l’autre, toute aussi urgente, s’adapter à l’ouverture à la concurrence’’.
 
 Une urgence de s’adapter à la concurrence ? Pour quelle raison ? On sait que ça ne se fera pas au profit des usagers : « La qualité du service ferroviaire se détériore à vitesse grand V outre-Manche, 20 ans après la privatisation de British Rail. Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnels conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. A cela s’ajoutent de nombreuses grèves, notamment dans le sud du pays, où les conducteurs et les chefs de train entament demain leur 33e jour de mouvement en moins d’un an.  »

 
Une urgence de réduire sa dette ? Si privatisation il y a, la dette sera socialisée. Le prétexte de la dette est donc bidon : c’est un jeu d’écriture, un coup de bonneteau.
 
 
 
Par ailleurs, il faut savoir que les « accidents de personnes » euphémisme par lequel on désigne à la SNCF, les suicides sur les rails, sont selon l’aveu de Guillaume Pépy en augmentation catastrophique. Ces suicides sont la cause de la très grande majorité des retards.
 
Et aucune privatisation au monde ne pourra faire un miracle sur ce point :
 
Il y a fort à parier que, lorsque la privatisation sera complète en UE, les entreprises privées de transport ferroviaires pourront exiger des gouvernements une efficace prévention des actes de suicides sur les rails, ou à défaut, des dédommagements conséquents à chaque occurrence. De sorte que, quoi qu’il en soit, une charge très lourde sur ce poste de dépense continuera d’être facturée au Trésor public lequel n’aura alors d’autre alternative que de payer ou racheter à un prix exorbitant ce qu’il restera de ce beau service public.


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