Larry Bird Armand Simon 17 avril 2018 18:13

La guerre cognitive, c’est énorme. Un étage important de la stratégie de l’empire moderne. C’est aussi à l’inconscient qu’il s’attaque : subversion millimétrée, violence des symboles, grand prix de l’hameçonnage et bourrage de mou au tracto-pelle. Tellement monumental que ça passe comme une lettre à la poste en fin de compte.


La conquête à l’ancienne et son maintient, sur le terrain, implique une logistique contraignante, et devient intenable à partir de certaines proportions. Alors que dominer l’économie, la politique, les esprits et la culture, quoique plus complexe et plus ambigu, c’est nettement plus abordable en termes de moyens matériels, et c’est beaucoup plus rentable, surtout lorsqu’on souhaite par ailleurs penser l’hégémonie à grande échelle.

Le premier empire créancier de l’Histoire. En effet, ils arrivent même à vous bombarder, à vous laver la cervelle et à se payer des 4x4 avec votre propre pognon. Ils ont hissés le principe de « deception » et ses déclinaisons pratiques vers de nouveaux sommets. Ce don pour mystifier ses adversaires et ses sujets est fascinant, et si ce n’est certes pas nouveau en soi dans l’histoire humaine, ils en ont fait une véritable science.

Mais au delà des subterfuges, cette stratégie s’appuie aussi sur un levier qui dépasse le simple abrutissement, car l’individu à besoin du groupe et de l’appartenance, il y a un instinct de survie primitif inconscient qui fait que peu importe la raison, la prudence et le bon goût, il faut faire partie du truc. Et en effet la culture Américaine et ses apports ont aussi d’excellents côtés. C’est le package entier de l’empire. L’épreuve des armes est passée, ils ont une main entière serrée sur le haut de notre hiérarchie, et nous convertissent, lentement mais sûrement. Et une sorte de mayonnaise improbable s’ensuit. Et c’est à moitié vieux comme le monde à bien y réfléchir.

Le Tittytainment de Zbig peut paraître un peu grotesque, mais ils s’en foutent complètement puisque ça marche. Ils sont très pragmatiques, et nous montrent combien ils ont bien assimilés les leçons d’Eddy Berneys, autant que celles de la cité Romaine : « Du pain, des jeux... et du cul. »

Difficile de prédire la suite des événements. De fait Rome n’est pas non plus tombée en un jour. Mais nous vivons une époque autrement plus expéditive, faut voir. 

Le gros problème pour nous Français, en plus d’être trahis par nos dirigeants, c’est qu’une écrasante majorité de gens apprécient beaucoup trop les bons côtés de leur domination pour être capables d’en remettre quoi que ce soit en question, et suivent ainsi d’autant mieux le mouvement.

L’idée se serait peut être de promouvoir et de faire vivre notre propre culture, via le marché, avec autant de savoir faire sur le plan marketing que Mickey et Apple, car ce n’est visiblement pas par la raison et la philosophade qu’on fait bouger les foules de nos jours.


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