Méduse Méduse 9 mai 2018 14:26

@ Méduse

Prenons des cas : un couple, le mari quitte son épouse enceinte et disparait dans la nature. Elle ne noue jamais plus de relations sexuelles.
Bon, mettons-nous à la place du mouflet. Rivalité avec le père ? il n’y en a pas. Son élan est vers sa mère, elle se dérobe et l’enfant ne peut échafauder de roman (tel que Freud nous a assuré que l’enfant faisait) puisque, hors la volonté de la mère, il n’y a pas de raison. Conclusion possible : l’enfant se sent secrètement mal aimé par sa mère et conçoit pour elle du ressentiment. La culpabilité chez lui a cet accent : ’je suis moche car je ne suis pas aimable, je ne mérite pas de vivre’ ;

Prenons un autre cas : une famille recomposée, alors que l’enfant, d’un autre lit, est en très bas âge. Oedipe or not ? Il y a rivalité avec le beau-père puisque ce dernier trombine la mère ; mais dans le fictionnement, la culpabilité sortirait d’où vu que l’enfant n’est pas issu du père ? Conclusion possible : idem mais le ressentiment se fixe sur le beau-père, etc etc

De tout cela, ce que je déduis, c’est que dès la prime enfance, l’enfant veut culbuter tout ce qui bouge, sans discernement, y compris la mère.
Et qu’il ne supporte pas l’Autorité, quelle que soit celui qui l’incarne.
Ce qui me semble logique parce que l’enfant est un animal libre, qui veut jouir (il est mû par le plaisir très égoïste).
Bon, qu’on ne s’en fasse pas, l’universelle crétinerie viendra vite policer tout ça pour des motifs farfelus. ’parce que dieu’, ’parce que tu dois’ et même ’parce que l’Oedipe sinon t’es pas normal’.


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