Antoine 13 mai 2018 21:46

@arthes
Bien que l’œdipe colore notre sexualité d’adulte, il ne faut pas penser l’œdipe à partir de cette sexualité, c’est mettre la charrue avant les bœufs, et c’est doute l’erreur de Freud, Non. Tous les enfants sont attachés à leur mère, fille ou garçon. C’est un attachement psychique. Lors que la sexualité se manifeste, l’attachement à la mère oriente la sexualité, mais ce qui est premier, c’est l’attachement.

Et l’œdipe, c’est cette rupture entre la mère et l’enfant. Mais dit comme ça, on a l’impression qu’il y a d’un coté un enfant et de l’autre côté une mère que l’on sépare, mais en réalité, du point de vue du sujet, c’est à dire de l’enfant qui vit l’œdipe, il n’ y a ni maman ni bébé, ceux-ci n’apparaissent que comme résultat de l’œdipe, lorsque la séparation a eu lieu. Donc pour le sujet la rupture d’avec la mère est une rupture intérieure, qui est surtout, pour le petit garçon, une perte du féminin.
Mais la perte du féminin est précédée par l’apparition de l’autre.
Au départ c’est la mère seule qui est le vecteur de l’apparition de l’autre, produit par le manque, dans une dialectique d’amour et de haine, selon que la mère est présente ou qu’elle est absente. C’est pour ça que le père est important, pour dissocier l’autre haït de la mère aimée. 

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