Abou Antoun Abou Antoun 15 août 2018 22:15
@Fergus
Bonjour,
Les médias ont en effet banalisé ce genre d’informations, et force est de reconnaître que seuls les morts proches nous touchent.
A y regarder de plus près on ne pleure jamais que sur soi-même. La mort du proche est (en général) une frustration (parfois une libération...). On pleure sur ce qui disparaît avec le mort et qu’il nous apportait, et puis on pense, à l’occasion, à sa propre mort (frustration suprême).
J’aime l’Italie et particulièrement la Ligurie où je me rends souvent, je suis ému par ce drame plus particulièrement dans la mesure où je me sens concerné, j’emprunte le pont au moins deux fois par an. Comment ne pas se dire « J’aurais pu être dessus » ?
Je crois qu’on peut dire de la même façon que les catastrophes aériennes n’affectent particulièrement que les gens utilisant régulièrement l’avion, pour les autres il s’agit d’une compassion ’polie’ vite oubliée.
On ne s’apitoie que sur son sort et on verse beaucoup de larmes de crocodile.


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