Christian Labrune Christian Labrune 9 novembre 2018 01:01

@Claire

A partir du moment où on parle d’Intelligence artificielle, on n’est plus du tout dans le domaine de la VIE et de ses limitations biologiques, dont la pire est la mort. C’est en ce sens qu’il serait absurde d’imaginer qu’une intelligence artificielle puisse ressembler à la nôtre : éprouver des affects, des sensations, des sentiments. des passions, etc. Toutes choses que l’intelligence humaine traîne comme de véritables boulets.
Gérald Bronner, à la fin de son bouquin La planète des hommes, se moque des délires actuels des écolos inspirés par l’heuristique de la peur chère à Hans Jonas, soucieux de « préserver » une planète que la physique cosmique, de toute façon, condamne à disparaître comme vous le faites très justement remarquer. Cette planète, écrit-il, il faudra bien la quitter un jour et il conclut : « En évitant l’indésirable [il parlait du sacro-saint principe de précaution], on s’abandonne au pire. Il me paraît donc important de l’affirmer : nous sommes humains avant d’être terriens ».
Cela dit, il ne prend pas en compte la question de l’IA. Au lieu de parler de « l’homme », il vaudrait donc peut-être mieux parler de ce qui le spécifie, c’est-à-dire l’intelligence, laquelle survivra très bien à sa prochaine disparition, qu’elle précipitera nécessairement.

L’hypothèse que l’IA passe par l’Internet ne peut pas être fausse : sans l’immense quantité d’informations désormais disponible sur le Web, aucune IA ne pourrait se développer. L’existence du Web est la condition sine qua non d’un développement illimité de l’IA.
La voiture volante existe : les Israéliens viennent de mettre au point un hélicoptère dont le rotor est invisible, contenu dans la base de la machine. La production en série devrait commencer dans deux ans, et les premiers taxis urbains, pour cinq ou six voyageurs, apparaîtront dans cinq ans.
Evitons de tirer des conséquences philosophiques d’une théorie quantique à laquelle nous ne comprenons rien. Les spécialistes de la théorie s’entendent à manipuler des formalismes « qui marchent », mais ils se perdent en conjectures sur le sens qu’ils pourraient leur donner et je ne vois vraiment pas comment la physique quantique pourrait expliquer l’intelligence. Il reste que, sur un plan purement technique, l’ordinateur quantique n’est plus un rêve théorique, il commence à exister, et cela risque de changer beaucoup de choses, en particulier dans le domaine de l’IA.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe