Luniterre 3 décembre 2018 23:36

@Désintox

Réflexion critique intéressante...


Et donc utile au débat.


Le point commun entre Mai 68 et les Gilets Jaunes, c’est l’aspect « bouillonnant » du mouvement, qui part effectivement un peu dans toutes les directions à la fois.


Un demi-siècle après Mai 68, on peine encore parfois à analyser ce qu’il en est resté, ses conséquences réelles, etc...


Il y a donc le « bouillonnement » et l’ « écume »...


Bien malin qui peut parler de l’issue de ce mouvement...


La différence, c’est que Mai 68 était encore une sorte de « crise de croissance », pour le système, malgré les premiers symptômes sérieux d’une crise structurelle qui allait déboucher sur la liquidation des accords monétaires de Bretton Woods.


Aujourd’hui, la crise est beaucoup plus profonde et le système a déjà grillé de nombreuses cartouches politiques rien que pour en arriver là. Macron a à la fois une tronche de premier de la classe et de dernière cartouche...


Après moins de 20 mois au pouvoir, il est déjà potentiellement grillé...


La mascarade politique habituelle est désormais impuissante à dissimuler la réalité brutale de la crise économique et sociale qui touche, on le voit bien, pratiquement toutes les catégories, sauf une minorité de bobos et de privilégiés.


Le système est en train de s’effondrer sur lui-même comme un immeuble dont on a miné tous les étages...


Du « beau travail » de démolition, opéré, en réalité, par le capital financier lui-même.


La question est désormais de penser à la reconstruction, sur des fondations nouvelles, évidemment.


Pour finir le travail de démolition, il y a déjà suffisamment de monde à l’œuvre, sur le terrain, semble-t-il.


Et donc l’essentiel, dans ce bouillonnement, c’est de comprendre la dynamique reconstructive qui pourrait en sortir.


Pour l’instant, elle s’ébauche à peine.


Luniterre





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