François Pignon François Pignon 10 janvier 16:53

La situation actuelle ne peut pas s’expliquer par une seule erreur, pas plus que par un errement soudain de ce gamin. Elle est le fruit d’une accumulation d’aveuglements datant d’au moins trois quinquennats et d’un déni de l’exacerbation d’un sentiment d’injustice croissante au fur et à mesure que l’écart s’est creusé entre les familles nanties et la population défavorisée. La paix sociale était jusque là achetée par des formes de redistribution disparates des richesses qui laissaient espérer aux moins chanceux que l’élu ququel ils avaient donné leur voix allait les faire profiter des largesses qu’il pouvait dispenser dans un système de clientélisme. 

Les enveloppes se sont rétrécies et le malaise a augmenté.

Mais bizarrement, l’élément déclencheur n’est pas celui-là. Beaucoup d’observateurs considèrent qu’il se situe dans l’augmentation prévue pour les carburants, en particulier la fin de la détaxe pour certains professionnels. C’est bien de ce côté-là qu’il faut chercher, mais je crois que c’est encore plus con que ça !

Leur grosse connerie a été la limitation de la vitesse à 80 km/h, mesure perçue comme un diktat soudain sur les populations vivant en zone rurale et asservies à l’utilisation d’une voiture dont elles ont de plus en plus de mal à assurer l’entretien.

Pour vérifier cette impression, il existe deux symptômes :

 l’investissement des ronds-points, symboles de la mise en liberté conditionnelle des axes « secondaires »

 la destruction systématique des radars

Paradoxalement, les retraité sont très « actifs » dans ce mouvement, mais ils ne sont qu’un des éléments, déterminant mais pas déclencheur.


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